... Si je vous dis que je déménage, vous me suivez ? ...

Deux années ici. Il me faudrait des tonnes et des tonnes de dépoussiérant si je voulais faire le ménage. Alors j'opte pour la solution de facilité. Je fais mes cartons. Un bout de scotch par ci, un bout par là. En espérant que ça vous plaise. Promis, un jour, je rouvrirai la boîte à souvenirs, et la nettoierai. En attendant, c'est par ici :

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[Je ne vous promets rien, si ce n'est d'essayer]

... Si je vous dis que je déménage, vous me suivez ? ...

# Posted on Monday, 10 September 2007 at 2:33 AM

Edited on Wednesday, 12 September 2007 at 12:03 AM

... Plus les jours passent, et plus je me dis que je regretterai toute ma vie ...

La température de mon cerveau devait tourner autour des cent cinquante degrés quand j'ai déposé un bisou sur chacune des deux joues de Max en arrivant chez Marion. Un coup d'½il furtif m'a permis d'identifier les frimousses que je connaissais tant en une seconde record. Clément avait sorti sa guitare que je n'aime pas pour l'occasion. J'avais un tas de petits bonhommes qui faisaient du trampoline sur mon diaphragme, j'en suis sûre, et faut esrer qu'ils soient cannibales, parce que je ne voudrais pas qu'ils restent tous là. Alors, d'une minute à l'autre, je me suis retrouvée sur une chaise bleue de la cuisine avec les bonbons dans les bocaux, avec une veste de gaon sur les épaules et des bla-bla-bla de fille dans les oreilles. Marion a voulu qu'on aille acheter des Twix, et j'en ai profité pour filer mefugier dans le 306. Le monsieur a relevé le nez de son journal où il semblait absorbé pas lessultats de foot, et la madame a croi les jambes après m'avoir je un regard curieux. J'avais envie de leur crier que non, je ne venais pas de me faire larguer, mais ils ne m'auraient pas écou. Marion nous a rame, les Twix, la veste et moi. Oui, oui, ça va. Très bien même. Moi, les yeux rouges ? Non, pas possible. Les Twix étaient un lice, et l'après-midi sentait les fleurs séchées dans les pages du dictionnaire d'anglais. Je m'appelle Doriane, j'ai quinze ans et demi, j'aime le Candy-Up, et je viens d'entrer en Première Litéraire. En première L, il y a des profs de S.V.T. avec des tes d'élèves de prépa qui nous forcent à souligner nos titres, des profs de physique à la voix archi-stressante qui nous parlent de lentilles, les légumes, des profs d'anglais qui blablatent pendant une heure sur des histoires qu'on ne comprend pas, des profs de français qui veulent nous faire lire quarante-deux livres, des profs de latin qui nous disent être en CE2, Anne qui croit avoir perdu son portable qui se trouve dans la poche gauche de son jean, Emeline qui parle de parler anglais à nos fraisiers, Audrey qui adore la physique maintenant qu'on sait qu'il n'y a que des images dans notre livre, Camille qui mange du chocolat et qui en garde le goût toute la journée, Lauriane qui copie mon stylo plume, Jeanne qui tente de persuader Lorie que le latin, c'est facile, et puis bien d'autres choses étranges encores. Esrons que je tiendrais le coup.

# Posted on Thursday, 06 September 2007 at 11:39 AM

Edited on Thursday, 06 September 2007 at 1:18 PM

... Les rentrées, ça a jamais été mon truc ...

... Les rentrées, ça a jamais été mon truc ...
Aujourd'hui, c'était la rentrée pour moi et pour d'autres. Fini les semaines et les jours qui filent entre mes doigts, sans que je ne puisse les retenir. Les semaines retrouveront leurs sept jours et les jours, leurs vingt-quatre longues et nibles heures. Fini les maties ensoleillées où je lève les yeux pour juger si il est assez tard pour oser mettre un pied hors du lit. Le réveil, lui, saura écourter ces douces minutes de sommeil, tel un long couteau tranchant, quand l'envie le lui prendra. Fini le petit-déjeuner qui s'éternise, avec deux bols ou plus sur la table. Il n'y aura qu'un bol avec quatre réales dedans, histoire de. Fini les marques d'herbe sur les genoux. Il y aura les marques du sac trop lourd sur les épaules. Fini les Candy-Up à n'importe quelle heure et les salades composées en guise de quatre-heures. Je boirai un verre d'eau à midi, et goûterai une barre de réales à dix-huit heures. Fini les rêves qui s'étendent parfois jusqu'à midi. Je pourrai leur faire mes adieux six heures plus tôt. J'ai comme l'impression d'avoir grandi. On m'avait dondes indices pourtant. La carte bleue dans le portefeuille, le fond de teint au fond du sac à main, le vernis rouge pétant sur les ongles, les bisous de Clément, les ballerines, tout ça ntait là que pour me pvenir. Pourtant, je ne l'avais pas vu arriver. J'avais promis à Peter Pan de ne jamais grandir, de ne jamais avoir recours à l'hypocrisie ou à lachance, ni aux histoires deur, et encore moins à la jalousie. J'avais promis de rester cette petite fille naïve et insouciante qui regardait le monde du haut de ses un mètre trente-cinq. Et pourtant. Pourtant, en ce mardi quatre septembre deux mille sept, affublée d'un slim-sac-sur-l'épaule-serre-tête, je faisais mon entrée en Première Littéraire. Il y avait toutes sortes de filles, et une seule sorte de garçons, ceux aux cheveux longs. Il faut dire qu'ils n'étaient que quatre, dont le nouveau, celui qui est arrivé en retard et qui n'avait pas compris qu'il fallait sortir son agenda. Je n'ai retenu aucun pnom, parce qu'à dire vrai, je m'en fous comme de ma première petite culotte rose. Je suis une égocentrique-hypocrite bourrée d'autresfauts, telle en est la raison. Je vois tout à fait late de la fille de devant, celle qui riait en me voyant me débattre avec des tonnes de livres à faire rentrer dans ce foutu sac, et aussi celle de cette prof de français qui n'avait ni l'air bien ni l'air mauvaise, juste average. Je vois mon emploi du temps, rempli à bloc, avec trente-quatre heures par semaine. Je vois la table tout au fond à droite en entrant, celle qui est bancale, sur laquelle j'ai po agenda et trousse misérable. Je vois le tableau noir et vide qui m'annonçait une année de sespoir total. Je vois l'éventail de la fille à droite, celle sur qui je n'émettrai aucun jugement, parce qu'elle m'a tout l'air de se foutre du monde qui l'entoure, comme je me fous du pourcentage d'eau contenu dans mes Spécial K Fruits Rouges. Je vois le paquet de Marlboro Light de Max dans le fond de mon sac, celui que je ne lui ai jamais rendu et que je ne lui rendrai jamais. Et puis je vois le 306. Celui que j'ai raté trois fois. Et que j'ai fini par avoir, avec les cheveux en bataille de Biwi dedans. Heureusement, il y avait Juliette. Juliette et son pull que j'adore. Et puis aussi Emeline. Emeline qui sait parler verlan. Avec Sacha également. Sacha qui veut me piquer mon Babyliss. Et un tas d'autres gens. Beaucoup trop. Sur ce, je m'en vais noyer mes chagrins d'une rentrée déplorable dans du Candy-Up au chocolat, comme celui que la fille brune avait à la sortie du lycée, mais elle avait pas l'air décidée à me l'offrir.

# Posted on Tuesday, 04 September 2007 at 4:15 AM

Edited on Tuesday, 04 September 2007 at 1:56 PM

... Sarachoups ...

Parce que j'ai des amies géniales.
P
arce qu'elles sont folles et fres de chanter Pirouette Cacahte sous des parapluies roses.
P
arce qu'elles inventent un tas de mots Sarachoulandeux, et que c'est rigolo.
P
arce qu'elles gagnent tout le temps au Défifou, et que c'est pas juste.
P
arce qu'elles regardent des films d'horreur en VO, et que c'est nul.
Parce qu'elles sont accrocs aux Panini au Nutella, et qu'elles ont bien raison de l'être.
Parcre qu'elles mangent des Dragibus, et que c'est trop bon.
P
arce qu'elles font le tour des blogs, et que c'est passionant.
P
arce qu'elles fument des cigarettes au BN à la fraise, et que c'est nocif à la san.
Parce qu'elles élaborent des plans d'attaque, et que elles frappent, elles courent, et elles appelent.
Parce qu'elles adorent dormir sur des matelas gonflables, et que moi j'aime pas.
Parce qu'elles font coucou avec leurs pieds à la webcam, et que je les connais pas.
Parce qu'elles aiment faire de la gymnastique, et que ça fait peur.
P
arce qu'elles boivent de la Smirnoff, et qu'elles trempent de la brioche dedans.
P
arce qu'elles écoutent Rihanna et qu'elles connaissent les sketch de Gad par coeur.
P
arce qu'elles étaient toutes en vacances et qu'elles m'ont terriblement manq.

J
uste pour tout ça, et pour bien d'autres choses encore, je les aime, et je leur souhaite une très bonne rentrée.

Une fois de plus, j'étais assise sur un banc du square des lacs avec mes trois Sarachoups préférées, et leur paquet de bonbons, et leur bronzage qui soit-disant disparaît. C'est pas pour rien que je les aime bien.

# Posted on Monday, 03 September 2007 at 7:55 AM

Edited on Tuesday, 04 September 2007 at 4:42 AM