... Marion est adorable, la bibliothècaire l'est moins ...

... Marion est adorable, la bibliothècaire l'est moins ...
Ce matin, je me suis réveillée tôt, texto de Max oblige. Max, il est beau, il est grand, il est fort, et il est intelligent Tout pour plaire quoi. Sauf son piercing à l'oreille. Bin oui, quoi, j'ai le droit de le dire ! Il passera jamais ici de toute manière ! Et mon ordinateur rame. Peut-être parce que j'ai renversé un Candy-Up à la fraise dessus hier. Il doit être comme moi l'ordi, parce que moi non plus j'aime pas les Candy-Up à la fraise. Que ceux au chocolat. Et encore. Seulement si y'a pas les Pussycat Dolls à la télé. Parce que j'aime pas les Pussycat Dolls non plus. Max est à l'autre bout du fil. Il me dit est-ce que ça va. Je lui dis oui, ça va et toi. Il dit oui, mais ça irait encore mieux si tu retrouvais ta voix naturelle et si du faisais pas Aaaaaaaaaaalo en décrochant le téléphone. Je lui dis, ah. Il se prend pour qui ? Comme si Lete, Sarah et Alice ne se foutaient pas assez de ma gueule avec ça ... Bref. Hier, j'ai regardé NCIS. Ils me font peur avec leurs pistolets. Avec Marion, on s'est donné rendez-vous devant la Griffe Noire, notre lieu de prédilection à toutes les deux. Sur le chemin que je parcours tous les jours pour me rendre aux grandes grilles de mon lycée, en farfouillant dans mon porte-monnaie, j'en ai extrait une petite pièce de deux euros toute ronde que j'ai décidé de troquer contre deux Twix au distributeur de la gare Saint-Maur Créteil pour une super copine. Je me suis assise sur les petits rebords en pierre, le MP3 sur les oreilles, les ballerines aux pieds, l'écharpe au cou, le bracelet au poignet et les Twix dans les poches. Elle est arrivée frigorifiée. J'ai pensé que son Papa et sa Maman n'avaient pas voulu lui acheter le manteau hyper chaud mais trop beau de chez Zara. Elle m'a expliqué qu'ils n'avaient juste pas voulu qu'elle le mette avant qu'ils lui aient offert. Elle avait piqué mon élastique pour son chignon sur le haut de sa tête. Je lui ai donné les Twix, elle a dit qu'elle porterait plainte contre moi si toutefois elle prenait trois grammes. C'est beau l'amitié. On est rentrées dans la librairie la plus en vogue des lycéens de mon lycée, bin oué, elle est juste en face ! Ah, les jeunes de nos jours, ils sont fatigués rien qu'en faisant trois pas disait la mamie de l'autobus. On a tout fouillé dans la librairie avec nos yeux, les critiques des livres, les livres, les cartes postales, les idées cadeaux, tout y est passé. On est sorties avec des sacs remplis d'Amélie Nothomb, de Marc Lévy, de Dan Brown, et d'Anne Gavalda. Oui, parce que Marion et Moi, on aime lire, surtout quand on sait qu'on va devoir séjourner chez son grand-père, synonyme de comment s'ennuyer tout un week-end. Après, on critique, on commente et on échange tous nos livres. C'est le rituel des vacances à la campagne dans un trou pommé de cinquante deux habitants. Chez Marion, il y avait une odeur de gâteau au chocolat. C'est sa Maman qui l'avait fait. La Maman de Marion, elle est trop forte : « Oh, Marion, devine qui j'ai vu ? » « Euh ... Le chat de la voisine ? » « Non. Théo. Il est mignon dis, hein ? Tu trouves pas ? T'irais mieux avec lui qu'avec Ludovic ! Doriane, t'en penses quoi toi ? C'est vrai que Théo, il est beau, hein ? » Ca doit être ça ce que Marion appelle « l'art de se mêler de la vie du fruit de ses ovules ». Elle a mis un CD dans sa chaîne Hi-Fi qui brille dans le noir, et m'a fait écouter les Kooks. Ce matin, dans ma boîte aux lettres, il y avait une lettre du Lycée. J'ai déchiré l'enveloppe, à la fois inquiète et curieuse pour y trouver un papier disant que Doriane Verdin n'avait plus le droit d'emprunter de livres à la bibliothèque jusqu'à nouvel ordre, n'ayant toujours pas rendu « Tragédies » des Sophocle. Soit dit-en passant, je n'ai jamais eu ce livre entre les mains. Madame la bibliothécaire qui mange trop de chocolats, est-ce que moi, Doriane, j'ai une tête à lire Sophocle pour occuper mes vacances et à refuser de vous le rendre tellement Sophocle c'est méga-giga-super-archi-trop-de-la-balle ? D'accord, je suis désespérée, mais pas à ce point, tout de même ! T'as cru que j'allais vouloir en emprunter des livres dans ta bibliothèque avant que tu m'y autorises ? Non, je n'ai pas de tendances suicidaires ! Et aucune envie de lire des lignes qui me semblent dénuées d'utilité ! Il y avait un numéro sur le bas de la lettre. J'ai pris mon téléphone, soufflé un bon coup, appris par c½ur mon discours, et c'est parti, tuut, tuut, Bibliothèque du lycée Marcelin Berthelot, bonjour, j'écoute. Si elle est pas déstabilisante cette phrase. Mon discours est parti en fumée, et j'ai du tout improviser. Rien qu'à l'annonce de mon nom, j'ai cru que la dame à qui je téléphonais venait de s'asseoir sur un siège éjectable. Il paraît que je suis la seule lycéenne à avoir gardé un livre plus de cinq mois. Je lui explique que je n'ai jamais touché à ce livre, que je n'aime pas lire du Sophocle, que je suis en vacances, et qu'elle peut venir mettre tout ma maison sans-dessus-dessous si ça la chante, qu'elle ne trouvera pas le livre puisqu'il n'y est pas. Elle dit qu'elle va vérifier ces données informatiques, me demande mon numéro de portable et raccroche après m'avoir énoncé une bonne centaine de fois le règlement de la bibliothèque. La Madame aux jupes à fleurs et à le tête bouffie m'a rappelé une heure douze minutes plus tard pour m'annoncer qu'elle s'était trompé de fichier et que le fameux livre avait été retrouvé dans une caisse en dessous de son bureau. « Mais tout de même, mademoiselle Verdin, vous exagérez ». Je n'ai toujours pas compris en quoi j'exagérais. Je crois que désormais, je ne mettrais plus les pieds dans cette maudite bibliothèque si je veux garder mes tympans sains et saufs en leur évitant le supplice d'une voix nasillarde à l'autre bout du fil leur faisant subir bien des cris inutiles. Tout ça pour un livre détesté de tous. Alice dit que sa Maman collectionne les couteaux fondus dans son four. Et dehors, il pleut. Bonne journée.

picture => Elle est pas toute mimi ? :p Je t'aime ma Force Bleue !

# Posté le samedi 24 février 2007 02:52

... Sarah & the Sarachoup's girls ...

... Sarah & the Sarachoup's girls ...
Sarah, présidente de la Sarachouland. Sarah, détentrrice de matelas gonflables. Sarah, auteur de "Don't cry or your eyes will be red". Sarah, la folie même. Sarah, accroc des coups de téléphone aux gens qu'on connaît pas. Sarah, râleuse. Sarah, adepte des Panini au Nutella et des Pizza. Sarah, ce spécimen rare, que, malgré sa difficulté à vivre en adoptant un comportement plus ou moins normal, tout le monde aime. Sarah, détectrice de cadeuax bizarres(calculatrices roses et gateaux de bonbons en témoigneront !). Because I love you my Sarachoup's, even if Cindy doesn't exist ! <3

[Toi t'appelles, toi tu cours, et moi je frappes, by Lete] [I miss you / Ca fait deux heures que j'attends que vous vous réveilliez ! by Alice] [I'm Dodolicious, you're Dodolicious, by Sarah] Et comme dirait alice, [S.A.L.D. Team 4 EVER]. Je vous aime mes Sarachoup's. Une soirée Sarachouland et un bloginou pour bientôt.

Je tiens cependant à précider que c'est la troisième fois depuis hier soir que je tente de publier l'article, et qu'à la cinquième, j'abandonne.

# Posté le vendredi 23 février 2007 13:10

... Envie de tout changer. Et alors ?! ...

... Envie de tout changer. Et alors ?! ...
Certains affrontent le ridicule avec des bonnets perchés sur la cime de leur tête. D'autres s'enroulent dans des kilomètres d'écharpe. Et certains enfilent de grosses paires de gants sur leurs mains glacées. Mais une chose nousunit : Nous attendons tous que le RER pointe le bout de son nez. Quelques paires d'yeux sont levées vers l'écran d'affichage des horaires de passage de ce cher train qui ne cesse d'être retardé. Les miens, eux, s'attardent sur les bottes de la fille à ma droite, parce que j'aimerais bien en avoir des comme elle. « Train à l'approche » clignote, tout le monde se précipite sur le quai, le loquet des portes rouges se soulève, et une masse d'adultes dégoulinants de pluie se bouscule à l'intérieur. Je m'agglutine tant bien que mal à la barre qui sert à préserver mon équilibre, puis me fraie un passage entre les manteaux pour enfin descendre des transports en commun. Il n'y a presque personne à la gare Saint-Maur Créteil. Rien de bien étonnant, je suis en avance, très en avance. Je franchis les tourniquets, après un Bip de ma carte Imagin'R, un monsieur se fait photographier dans le photomaton, je mets tout mon poids sur les lourdes portes, le quotidien Métro gît sur le sol humide, j'en ramasse un exemplaire, pour que Solène puisse nous lire l'horoscope, le fourre au fin fond de mon sac et en sort un parapluie rose à pois noir, H&M of course. Un passant nous traite de poufiasses, mon parapluie et moi. Le passant s'avère être mon Papa. Qu'est-ce qu'il fait là ? Je n'en ai pas la moindre idée, et m'en contrefiche de toute manière. C'est marée haute dans mes ballerines. J'aimerai pouvoir les retirer pour les remplacer par de bonnes vieilles baskets à scratch qui ne prennent pas l'eau. Mais il paraît qu'il faut souffrir pour être belle, et je l'accepte, en acceptant de transformer mes pieds en véritables glaçons au milieu d'un océan de pluie. Le feu pour piétons au passage clouté est cassé. Alors je passe quand je veux, et parfois, les voitures klaxonnent, mais pas ce matin. La fille au slim blanc qui marche là-bas s'est fait éclabousser, ça se voit, le slim blanc vire au marron boueux. Je passe les grandes grilles de Berthelot et croise un monsieur avec une sacoche qui me fait penser à Jacques Brel, même si je ne sais pas à quoi ressemble Jacques Brel. Il paraît que j'avais assistante d'espagnol, mais bon, je ne sais pas où c'est alors j'hésite entre la solution CDI ou la solution dehors qui rime avec pluie. J'opte pour le calme, le silence, mais surtout la chaleur du CDI, me refusant à errer pendant une heure dans les rues avec des chaussures inondées, un parapluie de pétasse, une veste trempée, et des frissons tout le long de ma colonne vertébrale. Le parquet du CDI grince quand j'avance le long des étagères de livres, et les regards meurtriers se lèvent vers moi. Alors, désespérée, je m'assois et me retrouve à côté de Mélanie. Elle aussi est en avance, mais elle non plus n'est pas allée dans la salle de l'assistante d'espagnol. Je me décide à faire mon devoir d'espagnol que je n'ai pas fait. C'est fastidieux et long, et j'ai envie de déchirer ma feuille à chaque mot que mon stylo plume écrit. L'espagnol, ce n'est pas mon truc, c'est une fatalité. La sonnerie retentit, les chaises raclent le sol, le parquet grince, je n'ai pas eu le temps de mettre le point à la fin de mon devoir d'espagnol. La prof d'espagnol dit que mon accent espagnol fait très français. Elle me demande de l'améliorer, mais je n'y arrive pas. Alors elle nous fait sortir en récré. Arnaud dit que toutes les jolies filles tombent sur des belles choses, et parfois sur des merdes. Et il dit que Syphax est une merde, et que la prochaine fois, je tomberais sur une belle chose. Esther rigole, Arnaud appelle Sacha. Sacha rigole. Et moi, j'aimerais pouvoir tous les assassiner du regard. Marianne veut que je témoigne de l'amour à Syphax, pour le rembarrer par la suite, pour se foutre de sa gueule, en disant que ça serait rigolo. Sacha tente de convaincre Syphax de me déclarer sa flamme. Oui, apparemment, le pervers de la classe serait tombé amoureux de celle qui le déteste le plus au monde. Sarah me parle d'exposé d'ECJS, chez elle, d'annuler mes prévisions de l'après-midi, de mauvaise notes. J'aimerai ne pas la détester à ce point, mais c'est plus fort que moi. Je lui dis que non, que je n'annulerai rien du tout pour mademoiselle, qu'elle n'a qu'à dire à la prof que j'ai rien foutu si ça peut lui faire plaisir, que je n'en ai strictement rien à faire du zéro de moyenne d'ECJS qui figurera désormais sur mon bulletin. C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. J'ai le droit à des questions, beaucoup de questions, je tente de toutes les contourner, et je m'en sors plutôt bien. Alors, j'entre dans la salle de chinois, la même que la salle dans laquelle on s'est tous vus pour la première fois, je rassemble ce qu'il me reste de courage pour répondre au texto de Max dans ma trousse. Je sors avant tout le monde, dévale les escaliers à une vitesse éclair, note dans un coin de ma tête que la prochaine fois, il ne faudra pas oublier le mascara Waterproof, parce que l'autre ne fait pas bon ménage avec les larmes, ni avec la pluie d'ailleurs, et me précipite à l'intérieur de la Griffe Noire pour cause de cadeau à acheter. J'en ressors les mains chargées de paquets cadeaux. Le 306 passe dans trente-cinq minutes, mais j'ai envie de l'attendre, sous la pluie. Je n'ai pas la force de sortir mon parapluie de pétasse alors je contemple mes pieds et sent ma veste, puis mon pull s'imprégner de gouttes d'eau. Si on m'essorait, on aurait de quoi subvenir aux besoins en eau de tout un village pendant un an. Il y a une dame qui n'arrête pas de scruter sa montre, un monsieur avec des cheveux qui donnent l'impression d'avoir été victimes d'une explosion chimique, une dame aux collants filés, et un monsieur dont la mallette de travail est pleine à craquer. Et à treize heures douze, tout ce petit monde s'entasse dans le couloir du bus. Je m'assois à ma place habituelle, et observe les gouttes de pluie sur la grande vitre. Il y a de la buée. Je dessine un c½ur, avec tout un tas d'initiales marquées dedans. Le petit garçon d'en face savoure un Carambar et meure d'envie de lire la blague cachée dans l'emballage à voix haute. Sacha m'appelle. Lui aussi il est triste. Et il a de quoi. Mais il n'a plus de forfait. Je raccroche et tape précipitamment un texto adressé à Clément. Je reçois l'accusé de réception. Et un texto. Trois mots lui ont suffi. Enfin quatre si on compte le « t » apostrophe. L'épicier me sourit et me demande si je fais quelque chose pour la Saint-Valentin. Ca te regarde ? Demain sera un autre jour ... Enfin ... J'espère ...

# Posté le mercredi 14 février 2007 11:22

... Oui, ma dépression est proche (euh ... n'éxagérons pas les choses non plus ...), beaucoup de bonheur à tous les z'amoureux ...

... Oui, ma dépression est proche (euh ... n'éxagérons pas les choses non plus ...), beaucoup de bonheur à tous les z'amoureux ...
Quatorze février ... Certains l'attendent depuis des lustres. D'autres aimeraient le voir passer plus vite que l'éclair. Les opinions divergent. Pour ma part, cette année, j'opterai plutôt pour la deuxième option. Bin oué, c'est ça le célibat. Je viens seulement, là, maintenant, tout de suite, en ouvrant mon agenda à la page de mercredi (oué oué, je l'ouvre de temps en temps, même si mes exercices de maths se résument toujours à une page blanche, faut pas croire, ça veut rien dire) de réaliser que ma vie sentimentale était proche du néant, du vide intersidéral et de l'encéphalogramme plat. C'est triste à dire ... Alors, là, déjà, j'ai ma dose de pessimisme pour l'année, mais non, les créateurs du calendrier, ça leur suffit pas, ils veulent me faire souffrir encore plus. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Peut-être que je n'y suis pas allée de main morte quand j'ai voulu voir si la barbe du Papa Noël c'était une vraie et que le Papa Noël, il pense que je suis une méchante enfant pas sage, ou alors peut-être que c'était de ma faute quand j'ai renversé la bouteille de jus d'orange par terre et que ça a tout sali et que ma Maman n'était pas contente, ou alors, c'est peut-être aussi quand j'ai fait du toboggan avec Audrey l'autre fois alors que c'était précisé que c'était interdit aux enfants de plus de cinq ans (Bin quoi, on n'en a que dix de plus après tout, pas la peine d'en faire tout un plat !). Bref, le monsieur ou la madame qui a créé le calendrier, c'est sûr, il devait avoir une dent contre les célibataires quand il a instauré la date du quatorze février. Il aurait pu créer le treize, le quinze, mais le quatorze ... Quand même, il abuse. Bref, le quatorze février, vous le savez tous, c'est la Saint-Valentin. Moi je plains tous les Valentin d'ailleurs, parce que je suis sûre que tout le monde s'en fout que ça soit leur fête ou pas, tout ce qui les intéresse les gens, c'est que la Saint-Valentin, c'est la fête des z'amoureux. Alors, moi, je souhaite une bonne fête aux Valentin, parce que y'a pas de raison pour qu'on les oublie, d'abord. Bon, c'est vrai, tu me diras, les Doriane non plus elles n'ont pas de chance au niveau du calendrier, elles, c'est pire, une sainte Doriane, elles n'en ont pas. Si c'est pas terrible ça ... Je m'éloigne. Je disais donc, le quatorze février, c'est la Saint-Valentin. J'espère donc que cet article aura au moins l'intérêt de rappeler à certains messieurs étourdis de programmer la sonnerie de leur portable et de foncer acheter un cadeau pour leur bien-aimée, si ils ne désirent pas une rupture précoce provoquée par un oubli de date du calendrier. Moi, après tout, je suis célibataire, et je le vis très bien. Enfin, ça, je le disais avant de voir s'afficher tous ces pseudos à la limite du ridicule (Rho, c'est bon, je ne le pense pas ..., ils sont très mignons vos pseudos, juste que moi, je n'ai pas la chance de pouvoir en mettre un comme le vôtre en ce jour vénéré de tous les tourtereaux ...), et avant d'entendre de la bouche de tous ces gens hypnotisés par l'amour la question existentielle du que-vais-je-lui-acheter. Et moi, pendant ce temps-là, je réfléchis à mon suicide au permanganate de potassium. Et puis y'a aussi la question du lieu. Dans le genre cliché et ringard, y'a le ciné qu'est pas mal, enfin, comme film romantique, on a déjà vu mieux que le remake de " Massacre à la tronçonneuse " je pense ... Pour le restau huit étoiles, c'est sûr que c'est pas mal aussi encore faudrait-il avoir de quoi payer un serveur en costard-cravate qui te tend ta chaise, te retires ton manteau, te fait de grands sourires tout le long de ton repas histoire que tu n'oublies pas de lui laisser un pourboire, te sert un truc minuscule qualifié de "très raffiné" au milieu d'une assiette carrée géante, que c'est limite t'aurais besoin de sortir ta loupe pour apercevoir (je viens de m'apercevoir qu' "apercevoir" ne prend qu'un "p") le contenu de la fameuse assiette géante. Alors il te restes la solution fast-food, mais bon, même au Mac Do, si tu lui offres un Sunday M&M's, ça reste tout de même assez bas de gamme. Remarque, si tu veux puer la frite toute la journée, ça peut s'avérer être une solution de choix. Et viens le moment des pubs. Oui, les pubs. Parce que la Saint-Valentin est avant tout une fête commerciale (hum ... seulement du point de ceux qui n'ont pas encore trouvé l'âme s½ur ...).. Sur la vitrine du fleuriste, le rose chamalow archi-moche est la couleur dominante. Les c½urs rouge caca d'oie pullulent sur les affiches de tous les arrêts de bus, MEME sur celle du 306. Et même Orange te rappelle qu'aujourd'hui, c'est SMS illimités envers l'élu de ton c½ur. Partout, on te rappelle que oui, c'est la Saint-Valentin, profitez-en, faites plaisir à votre moitié, et tout le tralala. Et quand t'as pas de "moitié" , tu fais comment ? Tu fonces au supermarché et tu recherches un mec mortel, un mec qui pourra te donner des ailes en criant jeunedemoisellerecherche@hotmail.fr à la fin ? Bin non, tu restes enfermée chez toi, à te lamenter, comme si ça pouvait faire venir l'amour plus vite. Un jour, je deviendrai présidente de la République, et je supprimerai la Saint-Valentin, na ! (Enfin, sauf si je trouve mon prince charmant avant :p). Rho et puis non, la politique, c'est pas mon truc. Et puis vous savez quoi ? Et bin d'abord, j'ai pas d'amoureux pour passer la Saint-Valentin avec moi, parce que mon n'amoureux à moi, le vrai, l'unique, et bin il aime une autre pétasse, mais bon, ça on s'en fout, mais d'abord, et bin moi, mercredi, et bin je soutiendrais la cause de tous les célibataires du monde entier, et puis d'abord, je vais vous dire, je m'en fous de pas avoir de cher et tendre, parce que d'abord, et bin moi, je ferais plein d'heures de sommeil de plus que vous, parce que moi, et bin d'abord, mercredi après-midi, j'aurai aucune obligation et je pourrais faire ce que je veux et pas vous d'abord, parce que mercredi, vous, vous devez organiser un super truc avec votre amoureux ou votre amoureuse, et puis moi, pendant ce temps, j'aurais pas à me soucier du cadeau ou du lieu de ce jour, d'abord, nananananère !!! (Oui, j'essaye d'adopter la positiv'attitud', et je peux vous assurrer que ça marche pas trop ...). Et puis la Saint-Valentin, ça m'énerve d'abord. Et puis d'bord, je hais cette fête presque autant que la prof d'anglais en mode voix-nasillarde-activée à la limite du supportable ("Marianne, repeat after me please !" Et pour ceux qui ne sont pas passés par la 211, point de ralliement de cette chère Madame Qu**** avec ses collègues, ça veut dire "Marianne répètes après moi s'il-te-plaît" ou encore "Mayaaaaaanne, wipiiiiiiiiiiiiiiiit afteuh miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii pliiiiiiiiiiiiz" ). C'est comme la journée de la femme, c'est une excuse pour permettre aux mecs de se défiler en pensant à nous deux fois par an. "Tiens, chérie d'amour que j'aime à la folie de l'infini, une rose, elles étaient en promo chez Leclerc. Je t'aime aussi grand que l'océan et aussi fort que Popeye. Bon, jt'e laisse, y'a France/Italie ce soir. Commence la vaisselle sans moi. J'reviens à la mi-temps." Mais quand même, bonne Saint-Valentin à tous ceux qui auront l'occasion de la fêter. Ouahou, c'est beau l'amour ... (Non, là, je m'égare). Et puis, les autres, bin bon courage ... Et vous, vous faites quoi pour la Saint-Valentin ?

# Posté le lundi 12 février 2007 11:53

Modifié le jeudi 22 février 2007 05:29

... Pour tout le monde ...

... Pour tout le monde ...
Ce matin, ils ont tous dit que j'étais naïve, tous, sauf Sandra, merci. C'est pas vrai, hein ? Je suis pas naïve, hein ? Même si quand on me dit « Regarde, y'a Pikachu là-bas, je fait rouler mes yeux dans leurs orbites dans la direction que pointe du doigt la personne qui cherche à me ridiculiser ... Et y'a Aussi Esther qui dit que je suis pessimiste, mais ça c'est pas vrai, parce que Arnaud, il a dit que j'étais optimiste et que Gabrielle et Emeline ont acquiescé. D'abord. Et puis aussi, aujourd'hui, c'était l'anniversaire de ma Maman. Elle voulait pas que je le dise, mais c'est pas grave, ici, personne ne la connaît, enfin, presque personne. Elle va bouder si la Maman d'Agathe l'apprend par Agathe en personne, qui l'aura appris par Cindy, qui l'aura appris par Marion, parce que Agathe, c'est plus ma copine d'abord et qu'elle vient plus sur mon blog maintenant. Peut-être que c'est un peu dommage qu'on se soit autant éloignées toutes les deux (pas la peine de le répeter, je suis déjà au courant, c'est de ma faute, et uniquement de ma faute), alors que l'on était si proches. Un cinéma, une musique, des sourires, des larmes, un nounours borgne, un lapinou tout doux, de la jalousie, des sorbets, des jus de fruits, du sable fin, de la complicité, du soutien, mais peut-être que je pourrais résumer tout ça en un mot, de l'amitié, pas celle où on se cache tout, pas celle où on se critique par derrière, non, de l'amitié, de la vraie, de l'authentique. Bref, passons ... Donc aujourd'hui, j'ai été au cirque. Oui, mesdames et messieurs, au cirque. J'entends déjà les rires moqueurs, « Oh la gamine, elle va au cirque », et bin oui, je vais au cirque, et je ne regrette pas. Parce que je trouve ça magnifique, magique, et tout ce qui va avec. Parce que voir voltiger ces trapézistes à des mètres du sol me fait r^ver, parce que les clown au nez rouge me font rire, parce que les tigres qui passent à travers des anneaux de feu m'impressionnent, ou peut-être aussi parce qu'au fond, le cirque, c'est un spectacle inoubliable. Le principe, c'est un chapiteau rouge et jaune devant lequel tu laisses tous tes soucis et tous tes tracas quotidiens pour retrouver cette âme d'enfance ébahie, c'est une piste éclairée par de grands spots multicolores, c'est des musiques entraînantes, le genre de musiques que quand tu les écoutes, tu te surprend à envisager un avenir extraordinaire, impossible, mais c'est là qu'intervient la magie du rêve, c'est des gradins où à côté de toi, y'a un petit garçon qui s'endort sur ton épaule, mais c'est aussi une tonne d'enfants, les yeux pétillants de malice et d'insouciance, le sourire aux lèvres, et cette énergie qui les fait applaudir le plus fort possible. J'ai retrouvé au cirque un animateur du centre-aéré, mon animateur à moi, tu sais, N'Zo, même qu'il est déjà passé à « C'est mon choix ». Si, si, c'est pas des blagues, tu sais, celui qu'avait retenu les prénoms de toutes les personnes présentes dans le public. Et N'Zo, il était gentil, avec tout le monde, même avec celle qu'il appelait Riane-Do, sa petite libellule blonde comme il disait. Et une fois de plus, N'Zo, faisait rire et animait des dizaines d'enfants. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'aventurer près des gradins de ces petits bouts de chou aux bouilles d'enfants malicieux. C'est alors qu'N'Zo, a froncé ces sourcils, m'a afficé un grand sourire, m'a pointé du doigt, et d'un ton que je reconnaîtrais parmi tant d'autres, « Doriane ». Oui, je l'avais reconnu, et oui, il avait reconnu la petite fille timide aux nattes blondes, calme, celle qui n'aimait pas jouer au foot et qui préférais les « jeux d'intérieur » ou les activités manuelles, celle qui prenais toujours du chocolat au riz et de la grenadine au goûter alors que personne n'aimait ça, et celle qui, loin d'être débrouillarde ne savait pas comment on faisait pour aller demander de l'eau aux dames de service à la cantine, et, qui, à chaque fois qu'elle avait à y aller rougissait jusqu'aux oreilles en répondant d'un toute petite voix gênée « Je sais pas comment on fait », alors on rigolait, on disait qu'elle était mignonne et que c'était pas grave, qu'on allait lui'apprendre à demander de l'eau, et on lui expliquait qu'il fallait aller jusqu'à la petite lucarne qui donnait sur la cuisine, et demander poliment une carafe d'eau, en précisant à quelle table on était, cette même petite fille dont les parents arrivaient toujours les derniers en retard pour la récupérer parce qu'ils étaient partis trop tard du travail et avec qui les animateurs partageaient les paquets de chips et séchaient ses larmes en lui disant que c'était pas grave si ses parents n'étaient pas encore là, qui allaient arriver d'une minute à l'autre et puis qu'ils ne l'avaient pas oublié bien sûr. Oui oui, N'Zo se souvenait de tout ça. Alors on a parlé, du centre aéré, de mes projets, des siens, et de beaucoup d'autres choses. Et puis on a échangé nos adresses mail, « si jamais un jour tu as besoin de tuyaux pour ton BAFA », et on est allés se rasseoir à nos places respectives. J'admire ce mec ... Réussir à donner un sourire sur tous les visages, y compris sur le sien sans même hausser la voix, sans même acheter l'attention des enfants avec des barbes à papa ou des sucreries, sans même soupirer, bref, c'est vraiment un homme admirable. Quand je serais institutrice, encore faudrait-il que je le soit, j'aimerai être comme N'Zo.
J'ai froi
d. Normal, j'avais pas d'écharpe. Pas vrai Cindy ché-plus-comment. Sarah est stupide. Mais c'est bien pour ça que je l'aime autant, même si les Muffin chez Starbuck's sont trop bourratifs. Je n'en dirais pas plus, elle comprendra aisément pourquoi.
J
e vous explique la situation. Oui, je suis un cas désespéré. Oui, j'écoute en ce moment même Alizée, l'idole de mon enfance. Oui, j'ai pris deux kilos. Oui, y'a des claques qui se perdent. Oui oui et encore oui. Bon, commençons par le commencement, je n'ai pas d'écran d'ordinateur. Dommage, je ne peux plus faire mes recherches scolaires ni l'exposé avec Sarah Rab** que je n'ai pas commencé. Vraiment dommage. Mais le pire du pire, je ne peux plus alimenter mon blog, ni communiquer via MSN. Peut-être que je suis dépendante pour en arriver à la technique « je poste de nouveaux articles par sms ». J'ai retrouvé le CD de mon enfance, Gourmandises d'Alizée. Je vous rafraîchit la mémoire ? « Moi je m'appelle Lolita, Lo ou bien Lola, du pareil au même ». Rassurez-moi, vous aussi vous dansiez au rythme endiablé de sa voix, vous aussi vous preniez votre brosse à cheveux en guise de micro et vous déhanchiez devant le miroir de la chambre de votre Maman perchée sur de hauts talons de trois pointures plus grands que vous, vous aussi vous rêviez de danser un slow avec votre amoureux sur « Parler tout bas », bien que pas trop adapté comme slow, vous aussi vous écriviez des lettres au Fan Club de cette idole pour lui dire que vous l'admiriez et lui raconter votre petite vie d'écolière amoureuse du mec au cartable bleu Batman mais que vous n'osiez pas aborder par timidité, vous aussi vous appreniez les paroles de Moi ... Lolita par c½ur. Vous étiez bien comme moi, hein ? Pas vrai ? Et puis aujourd'hui, cette insouciance d'enfance, je l'ai retrouvé, en chantant à tue-tête avec Estelle et Esther, tout en étalant de délicieuses crêpes Nutella-Chantilly sur la plaque. C'était magique. On connaissait toujours les paroles par c½ur, et c'était super de s'en rendre compte. Alors, nous chantions, chantions et éclations de rire. La Chantilly et le Nutella étaient pleins de calories superflues, la vaisselle était difficile, et la mécanique pour remonter un écran d'ordinateur nous a coûté bien des efforts. Mais nous y sommes parvenus, parce qu'entre une attardée cérébrale destructrice de chiens moléculaires blonde qui percutera Jupiter dans son avenir, une folle digne de ce nom qui passe tous ses cours à dessiner des moutons qui sautent par-dessus des barrières et qui parle toute seule à son téléphone, et un nem qui partage mon dégoût pour les profiteurs, impossible de ne pas réussir à rebrancher un écran d'ordinateur avec un tournevis croisé en tournant « vers la gauche ! ». Au fond, je les aime bien quand même mes passe-temps de cours ! Parce qu'au fond, elle me font quand même bien rire, même si dans ma classe je suis victime des moqueries et de la méchanceté. Je reste la meilleure en matière de persuasion pour faire dégager Thomas et Alexandre « par galanterie » de la table de français que je veux parce qu'elle est près du radiateur. Y'a aussi Gabrielle qui juge le livre beaucoup trop gros et trop chiant avant même de l'avoir ouvert. Et Sacha, grand fan des Paradise Kiss et de leurs scènes pornographiques, ou érotiques comme il dit. Pierre, qui devrait s'attacher les cheveux en SVT. Clarisse, qui n'aime pas les vecteurs, ni la prof de maths. Syphax, qui migre de la salle de chinois au couloir. Arnaud qui dit que y'a des explosifs dans les consoles de jeux. Maya qu'a un nouveau sac qu'elle a acheté à 7¤ chez Etam. Emmeline qu'a fait les soldes et qu'a un pull H&M que je veux les même. Laura qui n'aime pas les crêpes au Nutella de la cantine. Benjamin qui se moque de mes étiquettes avec écrit « Dorian Verdin », celles qui sont sur mes chaussettes. Claire qui ne lit pas ses livres de français, juste comme moi. Thomas qui cache bien son jeu. Clément qu'est capable de dire au prof de français qu'il est très bien habillé pour pouvoir sortir en récré. Daniel qui n'a jamais d'argent pour la boulangerie et qui taxe tout à Sandra. Florian, dont je ne connais rien. Thibault qui, si il n'a pas vingt a dix neuf et demi. Alexane qui ne connaît pas « alias ». Axel qui m'a fait écouter un humoriste plutôt comique dans la file de la cantine et qui m'a filé toutes les réponses des exercices d'anglais. Charles qui me traite de Brigitte Bardot. Audrey qui fait toujours des provisions en sel sur son plateau. Laura qui va se déguiser pour la manga-expo. Laurine qui nous montre la photo de sa carte d'identité sur laquelle elle est adorable. Priscillia qui connaît Dofus, un jeu hyper compliqé qu'on a beau m'en dire du bien, ça me dit rien. Charlotte qu'a un accent anglais trop mignon. Solène qui se moque du fameux accent. Claire qui bavarde en physiques. Romain qui roule du cul. Mélanie sur qui je ne ferais aucun commentaire vu mon humeur du jour envers sa personne. Sarah qui refuse toute collaboration a un exposé de merde. Johanna qui m'a donné des trucs à manger trop trop bon qu'on sait pas trop ce que c'était mais que c'était trop bon. Audrey dont j'admire le style vestimentaire, les pois, les rayures. Marianne qui nous demande d'être sincère et de lui dire la couleur de son pull, avec son pull bleu marine qu'est pas noir et que merde, bin Marianne, ça va pas avec le slim noir ça, non mais dis donc. Sandra avec qui on a fait tompber une pomme, une pierre et un ballon sur la lune et sur Mars. Oui, au fond, la Seconde F, je l'aime bien. Un peu. Même avec des conversations MSN où ça sonne toutes les secondes, parce qu'on balance toutes nos déclarations d'amour à une classe entière réunie et même que ça me rassure de les voir connectés et de me dire que je ne suis pas la seule à ne pas réviser la géo.
Et puis
aussi, y'a ces gens, ceux que j'appelle les gens de l'en dernier, mais, qui, au fond sont aussi les gens de cette année, et de toutes celles à venir, puisque, ce sont des gens que l'on n'oublie pas. Parmi ce gens, je comptabilise Aïda, quoi qu'elle puisse dire, mais aussi Sarah, Alice, Lete, Lauren, Gaëlle, Sophie, Anaïs, Charlotte, et puis d'autres ...
Et puis y
'a un certain Biwi, celui-là, le même que celui qu'est de nouveau avec une nouvelle pétasse ... Lui, je l'aime encore. Chut, c'est un secret. Faut pas le dire. Sur ce, je vous laisse, étant fatiguée d'une journée fatigante. Les gens, si j'ai bien un truc à dire ce soir, c'est que je vous aime, c'est merci d'être là. Sweet dreams comme dirait Sacha. Et puis je m'en vais, parce que dans la conversation de la Seconde F, la solidarité féminine de Gaby avec un « b » et un « y », ne pourra se poursuivre, puisque je me retrouve être la seule être féminine de la conversation, quoi qu'il paraît que pour Alexandre, ça reste à prouver ...

picture => la Seconde F by Audrey.

# Posté le mercredi 07 février 2007 16:02