... Juste pour savoir ...

... Juste pour savoir ...
Petit sondage ... Que tous ceux qui sont ou ont été des collégiens du Parc lèvent la main bien haut et disent "présents", je fais l'appel. Merci.

Au fait,, je n'ai plus d'ordi, ou du moins plus d'écran, donc difficile de faire plus long comme article. Soit-dit-en-passant, je ne sais pas comment je fais pour vous poster un petit truc sans écran mais bon, faut croire que je ne suis pas blonde intellectuellement ... Et puis je vous embrasse tous bien fort en vous disant à bientôt, le temps que mon écran mettra pour daigner rescussiter. Désolée pour les fautes d'orthographes et compagnie, mais sans écran, c'est difficile, je vous assure ... Merci de votre compréhension.

# Posté le lundi 05 février 2007 10:53

Modifié le lundi 05 février 2007 16:00

... Les titres, c'est obligatoire ? Bin pas chez moi en tout cas ...

... Les titres, c'est obligatoire ? Bin pas chez moi en tout cas ...
Je n'ai toujours pas fait le détour existentiel par la bibliothèque où la dame a mangé un peu trop de chocolats et où l'imprimante imprime des milliers de tonnes de papier parce que un phacochère migrateur a tenté de la réparer. Me posez pas de questions sur l'identité de l'animal que je viens de citer, je vous répondrai juste qu'il migre de la salle de chinois au couloir, qu'il me fait peur lorsqu'il mange, et qu'il attend tous les jours cette chère Doriane au RER. Bref. Passons. Je disais donc que la bibliothécaire qu'a du boire à peu près autant de Candy-Up que moi-même va me passer à la guillotine puisque le livre qui traîne au fin fond de mon sac y traîne depuis déjà plusieurs mois. En parlant de livres, je vous conseille vivement de lire Journal d'une Hirondelle, ou encore Biographie de la Faim, mais aussi Stupeur et Tremblements et aussi Cosmétique de l'Ennemi d'Amélie Nothomb. Ce sont des livres assez spéciaux, quelques peu étranges, mais j'adore. Hier, je les ai relu pour ce qui doit faire la deux cent soixante treizième fois, adossée contre mon oreiller, avec un doigt de pied vernis en rouge qui dépassait de sous ma couette. Et j'ai pleuré à la fin, parce que c'était fini. Ma Tati, elle adorait Amélie Nothomb. Même que c'est elle qui m'avait fait découvrir, quand j'avais pris le taxi pour la première fois de toute ma vie et qu'elle tournait les pages, tout en retouchant son fond de teint. Et elle avait dit au chauffeur de nous déposer devant son appart' que je trouvais magnifique, celui que j'appelais ma boîte à sourires, celui avenue des Champs-élysées avec une grande baie vitrée qui me faisait rêver. Elle avait posé ses talons la première sur le bitume, je l'avais suivie, elle n'avait rien mangé ce soir là, et ça m'avait fait verser de la pluie. Mais ce qu'elle voulait, c'est qu'on ait tous un sourire jusqu'aux oreilles. Alors le sourire, je l'ai gardé, parce que ma Tati, c'était la meilleure de toutes et parce qu'elle ne méritait rien de ce qui lui est arrivé. Donc lisez Amélie Nothomb, c'est vraiment merveilleux. Et puis aussi, je voudrais quelqu'un pour décider à ma place de ce que je vais faire l'an prochain. Je vous expose la situation ? Alors tout d'abord, il y a L, où on m'a dit que le conseil n'était pas favorable. Après, il y a ES, par où mon grand frère est passé, mais par où moi j'ai pas très très envie de passer. Encore après, il y a S, et si tu passes par là, t'es destinée à mélanger du permanganate de potassium avec des isotopes et des cations pendant deux années consécutives. En fait, je sais pas trop ce que je voudrais faire plus tard. Le problème, c'est pas de ne pas avoir d'idées, c'est d'en avoir trop. Si tu veux, c'est comme la grande salade que Maman elle fait les jours où elle nous met tous au régime. Elle pourrait la faire simple sa salade, tu sais, juste une laitue et un filet d'huile d'olive, mais non, comme la salade crue c'est pas top, bin on mélange un tas d'ingrédients dedans. Et vas-y que je te balance les tomates, les croûtons, les ½ufs, les raisins, les cornichons, les patates froides, les c½urs de palmiers, la moutarde, le vinaigre, l'huile d'olive, le sel, le poivre. Et puis elle met aussi des trucs que j'aime pas ma Maman dans la salade, les morceaux de jambon, ceux de gruyère, la menthe, etc. Donc après, pour faire le tri, je peux t'assurer que c'est assez compliqué. Alors tu prends des grosses cuillères avec un peu de tout, ce que t'aime, comme l'anglais, le français, la SVT, et puis ce que t'aimes pas, comme la physiques, les maths ou encore l'espagnol. Et en seconde, c'est fini, t'as plus le droit de prendre du melting-pot de tous les ingrédients. Non, non, en seconde, on te demande de faire le tri avant de te servir, d'enlever le jambon, le gruyère et la menthe. Mais moi, comme je ne suis pas très douée, je n'arrive pas à bien trier les ingrédients. Alors du coup, ça me fait peur de manger de la salade et de mal trier, de mal me servir. Vous voulez bien la trier à ma place la salade ? Vous choisissez quoi vous ? L, ES, ou S ? Je voulais vous poser une autre question aussi. Vous, votre grand-père, il vous a jamais fait croire qu'il vous avait acheté dans une boite transparente avec un ruban rose autour dans le rayon jouets au supermarché, ou encore que ses poules pondaient des ½ufs Kinder ? Bin le mien, il me disait ça. Et c'est seulement à cinq ans trois quart que la cruelle réalité m'est apparue. Non, je n'avais pas été achetée au supermarché, et non, sa poule naine ne pondait pas d'½ufs en chocolats avec des surprises dedans. Je me souviens avoir versé quelques larmes sur la tête de mon nounours mono-½il lorsque j'apprenais la terrible vérité. Et puis, j'ai une dernière question, vous y croyez vous si je vous dit que les yaourts à la fraise sont fait avec de la sciure de bois ? C'est Benji qui raconte ça. Et aujourd'hui, on nous a demandé quel était notre monde utopique. Vous voulez connaître le mien ? Je crois que sur le mien, ce serait une succession de nuages, et on sauterait de nuages en nuages, on aurait des petites ailes qui nous permettraient d'aller faire un tour de temps en temps sur le nuage AMOUR, celui où les c½urs s'élèveraient de tous côtés. Il y aurait aussi le nuage AMITIE, celui sur lequel on verrait des tonnes de petits anges partager leurs secrets et se tenir par la main, le nuage JOIE, celui où tout le monde lancerait des confettis, le nuage PAIX, où chacun se donnerait la main, le nuage PLAISIR, celui où tout le monde ferait ce qu'il lui plaît, pourvu qu'il profite du temps qui passe, le nuage RIGOLO, celui où les anges riraient aux éclats de chocolat, le nuage AMUSEMENT, celui où tout le monde pratiquerait des activités qui le feront sourire, le nuage DECOUVERTE, celui où chacun lèverait des yeux éblouis sur les plus belles merveilles du monde, le nuage GOURMANDISE, celui où les sucres d'orge, les Ferrero Rocher et les Candy-Up seraient à volonté, le nuage TOLERANCE, où tous les anges différents les uns des autres souriraient ensemble partageraient leur quotidien et seraient réunis, et un tas d'autres beaux nuages. On détruirait le nuage MECHANCETE, et aussi le nuage TRISTESSE, tout comme le nuage HYPOCRISIE. Dans mon monde à moi, il n'y aurait pas d'école, les enfants joueraient ensemble avec les étoiles, éternueraient parfois pour faire du vent sur la Terre, pleureraient de joie très souvent pour faire de la pluie qui permettrait aux terriens d'arroser leurs fleurs. Et puis dans mon monde à moi, il n'y aurait pas de pollution atmosphérique, il y aurait de l'eau à profusion, et surtout, il n'y aurait pas d'argent. Tout le monde s'entraiderait, tout le monde s'aimerait, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Une soudaine envie de supprimer l'article après sa publication, demain soir peut-être.

picture => Ma Tati à moi, elle aimait bien les Candy-Up aussi. Mais elles, c'était ceux à la fraise. Elle n'aura pas réussi à me faire changer de goûts niveau Candy-Up d'abord !

# Posté le jeudi 01 février 2007 13:57

... Viviane ...

... Viviane ...
Parce que moi, je sais pas faire des aussi beaux articles que les siens, alors je vais un peu la copiter.
Parce que Viviane est adorable.
P
arce que Viviane était au premier rang en physiques l'an dernier.
P
arce qu'elle me faisait déjà rire quand elle imitait Labdi.
P
arce qu'elle a des moufles trop mignons.
Parce qu'elle me fait croire que Créteil Soleil en vingt minutes c'est possible.
Parce qu'elle jette son porte-monnaie dans la poubelle en sortant du bus.
Parce que sa Maman n'était pas d'accord pour qu'elle achète le jean.
Parce que j'ai lu un de ses articles en avant-premre.
Parce que s qu'elle rigole, elle me fait rire.
Parce qu'elle fait des jolis dessins sur les tableaux noirs.
Parce que j'oublie la grenadine dans la potion de ma Maman.
Parce que c'est elle qui m'a fait découvrir que BEP ça voulait dire Black Eyed Peas.
Parce qu'elle me faisait trop rire quand elle me parlait de sa famille au Pays De Galles. Parce que je ne suis pas douée et que je sais pas comment on fait pour aller chez elle. Parce qu'hier, elle a dit qu'elle allait aller au Louvre avec sa Maman.
Parce qu'elle dit que je lui en veut et que c'est même pas vrai.
Parce que je la croise tous les lundis matin en sortant du sport.
Parce qu'elle déteste l'intello de ma classe, tout comme moi.
Parce qu'elle m'envoyait des tonnes de musique en me disant que chez elle c'était une discothèque.
Parce que je me suis tellement attachée à elle.
Parce qu'elle est toujours là pour les autres.

Ou peut-être tout simplement parce que je l'aime.

Merci pour tout Viviane ...

Dis, tu m'en veux pas trop de copiter sur toi pour mon article, hein ? Je le referai quand j'aurai un peu plus d'inspiration :p

# Posté le jeudi 01 février 2007 13:48

... Parce que je ne suis pas faite pour aimer les maths. C'est une fatalité ...

... Parce que je ne suis pas faite pour aimer les maths. C'est une fatalité ...
Je suis en maths. A côté de Mélanie. Et derrière Alexandre aussi. Il y a des triangles au tableau. Avec des tas de couleurs. Et des traits aussi. Ca me rappelle un tableau que j'ai vu dans un musée d'art moderne, je sais plus lequel. La blouse blanche de la prof m'éblouit. Comme le néon qui clignote. Elle sort de la machine à laver, après avoir subi Mirlaine Machine Spécial Blanc. Le néon clignote, et Charlotte fait des ombres sur le tableau avec sa montre. La craie grince, et Madame P******* parle de première S. Je ne me sens nullement concernée. J'aimerais dire à Daniel d'arrêter de se faire des pics sur la tête. Ca me gêne la vue et ça me cache les chiffres du tableau. S***** se retourne. Elle nous passe au rayon X avant de nous lancer un grand sourire. Elle non plus, elle ne comprend rien aux chiffres. Bienvenue au club ! Sourire + cours de maths = éclat de rire. C'est scientifiquement prouvé. La prof nous prévient qu'au bout de trois croix, c'est la porte pour S***** et moi. S***** murmure un truc qui ressemblait vaguement à un « pas grave, je comprend rien de toute façon, et puis y'a Converse Turquoise qu'est dehors, ça me dérangerai pas d'aller l'encourager pour qu'il marque un panier ». Converse Turquoise, il est mignon. C'était un ex-amoureux de la miss, simplement, elle a un vrai amoureux maintenant, ce qui, je précise, ne l'empêche pas d'avoir un faible pour Converse Turquoise. Et moi, mon crayon glisse au rythme de la craie qui grince. Arnaud essaye de lire par-dessus mon épaule, mais comme il est formellement interdit à tout être issu de la Seconde F de me lire, je lui demande si il veut ma photo. Et il rigole. Et je rigole. Et Solène rigole. Et la prof ne rigole pas. L'autre soir, on a eu un cours d'éducation affective. C'est comme ça qu'ils appellent ça. Je n'avais aucune envie d'y aller. Ca m'a appris que dans ma classe, il y avait des gens capables de poser la question « Comment pratiquer le sado-masochisme avec son partenaire ? Est-ce que c'est comme dans Desperate Housewives quand Bree attache son mari avec des menottes avant de le piétiner et de passer à l'acte ? » (hum, je soupçonne que l'auteur de cette question stupide ne soit autre que S*****). Mais ça m'a surtout fait rater mon 306 d'une seconde et demi ! Mon bracelet à étoiles va perdre ses étoile, parce que Pierre s'es sert de lance-boulettes-de-papier. La blouse blanche est imperturbable et valse toujours autant d'un bout à l'autre de l'estrade en menaçant tous ceux qui n'écoutent pas d'une petite croix, et si t'en à trois, tu passes à la porte. Des petites croix, j'en ai toujours deux trois-quarts, mais je n'en ai encore jamais eu trois. J'assure. Dehors, il fait nuages et on ne distingue même plus la fumée s'échappant des cheminées du nouveau RER. Benji dit que si j'enjambe la fenêtre en lui pinçant la main, et que si on passe par le toit de la cantine, on aura le RER de midi deux. Et moi, je dis que ça serait plus simple si on avait des ailes pour arriver directement devant les bons brownies que ma Maman nous a préparé. Aujourd'hui, j'ai pas de Flower sur le bras. Dans une minute cinquante-six secondes, faudra que je pense à me boucher les oreilles parce que la sonnerie retentira dans les tympans de tous ces lycéens ennuyés par des cours interminables. Ca me laisse juste le temps de fourrer le crayon qu'Estelle m'a prêté dans ma trousse de racaille comme dit Sacha et de fermer mon cahier qui aurait normalement du me servir à la copie de la correction de l'exercice que j'ai oublié volontairement de faire hier soir, mais qui m'a finalement servi au brouillon d'un journal intime que je ne tiens plus à jour (il est toujours temps de s'y remettre). La prof rend les contrôles. Stupeur et tremblements, j'ai décroché la merveilleuse note à mon goût de dix virgule vingt-cinq. Vingt-cinq dixièmes de points au dessus de la moyenne. Si ça c'est pas mon jour de chance ...
Je sors,
emmitouflée dans des kilomètres d'écharpe bleue. Dehors, il fait froid, et j'ai les bouts de doigts qui ne veulent plus bouger. Je crois qu'ils sont congelés. Marion dit que si je les mets au micro-ondes, ça ira mieux. Et après, elle prétend être mon amie, alors qu'elle tente de me faire me suicider au micro-ondes ! Je croise de temps à autre des regards qui semblent tous ne vouloir dire qu'une chose, tous à l'unisson, que sept heures trente du matin, c'est beaucoup trop tôt. Et ils ont raison. La musique des Kooks me berce. J'aurai envie de me fourrer sous ma couette. Et tous les endormis marchant tels des somnambules de la pub Ajax Pouvoir des Fleurs sont pareils. Alors, on souffle tous dans nos mains pour les réchauffer. Et ça ne marche jamais. On se regarde, avec ce regard de gens stressés et fatigués. Et quelquefois, un sourire, jusqu'aux oreilles vient nous réchauffer. On le rend tant bien que mal. Il est fragile. Et avec un sourire, on pourrait faire le tour du monde, j'en suis sûre. Tous les matins, je croise la dame à la poussette. Et tous les matins, le sourire du visage du petit bébé que je vois grandir passe sur mon visage à moi. Alors je dis bonjour à la dame, elle me dit bonjour, et je fais un petit gouzou-gouzou à Mathéo qui me répond par un secouement du pompon pendouillant à son bonnet. Et je continue mon chemin. J'arrive au RER, je loupe celui de quarante-deux, et tout s'enchaîne. Une journée sans sourires, sans mots, une journée banale dans une classe d'intellos. Tel était mon quotidien. Un jour, je le changerai. Par un sourire à Marianne, qu'elle rendra à Solène qui le rendra à Arnaud, qui le rendra à Axel, qui le rendra à Claire, qui le rendra à Laurine, qui le rendra à Priscillia, qui le rendra à Benjamin, qui le rendra à Florian, qui le rendra à Charlotte, qui le rendra à Maya, qui le rendra à Gabrielle, qui le rendra à Daniel, qui le rendra à Clément, qui le rendra à Audrey, qui le rendra à Mélanie, qui le rendra à Esther, qui le rendra à Estelle, qui le rendra à Emmeline, qui le rendra à Laura, qui le rendra à Thomas, qui le rendra à Pierre, qui le rendra à Claire, qui le rendra à Clarisse, qui le rendra à Marianne, qui le rendra à Sacha, qui le rendra à Romain, qui le rendra à l'autre Audrey, qui le rendra à Syphax, qui le rendra à Sarah, qui le rendra à Alexane, etc. Et chaque visage s'illuminera de cette lueur qui rend chacun magnifique, même Shreck, un sourire, ça le rend beau. Et j'ai de l'espoir. Sûrement beaucoup trop.

Articles tout droits venus de mon cahier de maths chéri. Comme quoi ça a du bon d'aller en maths.

# Posté le jeudi 25 janvier 2007 12:55

Modifié le vendredi 01 juin 2007 05:48

... Un brin nostalgique ...

... Un brin nostalgique ...
Yann Tiersen, Summer 68, il est fortement déconseillé de lire l'article sans écouter la musique :p. Vous n'aimerez sûrement pas, vous allez sûrement vous dire "Mais c'est de la musique de vieux", mais moi, je l'adore, désolée.

Poum Poum ... Poum Poum ... Poum Poum ... Mon c½ur bat. Encore heureux. Je l'entends, et j'ai envie de lui demander de se taire quelques secondes, juste le temps d'attraper le téléphone, de composer ce numéro que je connais désormais par c½ur depuis presque six mois, d'entendre cette voix si posée et si réconfortante, celle de celui qui est entré dans ma vie il y a déjà un bon bout de temps, de lui poser la question fatale et de finir par un goût amer de pluie sur mes joues et d'éclats de voix de tous côtés. Alors je raccrocherais, en lançant une dernière petite méchanceté avant de me précipiter sur le carton de Candy-Up, de mâchouiller le bout de la paille en plastique et de sentir cette saveur sucrée emplir toutes les cellules de mon corps, tout en écoutant attentivement les paroles de « Par amour » d'une grande icône du monde du rap. Alors, petit c½ur, tu pourrais recommencer ta musique et tes poum poum incessants et je ne te demanderai plus de te taire ... J'ai mal à la tête, et je crois bien que c'est parce que mes neurones se sont lancés dans un terrible combat. Si seulement ils pouvaient poser leurs armes, rester en paix et m'éviter bien des doses superflues de paracétamol, ça serait bien ... Max me parle toujours de chignon. Et je pose toujours ce petit sourire en coin sur mes lèvres parce que ça le fait toujours rire. Il me jalouse. Parce qu'il dit que ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir des Candy-Up à portée de main. Je profite de la situation, et on en arrive à parler de l'homme aux beaux yeux et aux ies folles, le mien, ou peut-être devrai-je dire « mon ex-mien », mais c'est sûr, ça le fait moins. Max dit que lui ne m'aurait jamais abandonné comme ça. Tu parles. Ils disent tous ça, et puis Max, il a bien abandonné la poupée Barbie de Lou, sa petite s½urette aux boucles d'or, alors il peut parler ! En parlant de poupées Barbie, demain, je me marierai avec un homme riche, un certain Valentin, et puis comme je serais une vraie salope, je partirai avec mon jardinier, Ken, et nous nous marierons, et nous aurons beaucoup d'enfants, et nous vivrons heureux pour l'éternité. Parce que demain, je serai Barbie, pour notre roman photo d'espagnol. Il paraît que j'aurai une robe rose, avec du fard à paupières rose, et aussi du gloss rose, avec du blush rose et du vernis rose, et aussi un parapluie rose, avec des cheveux blonds, mais ça, je les ai déjà. Et puis aussi, vous savez, je dois écrire un scénario, et une nouvelle. Et comme j'y arriverai jamais, si je pouvais déléguer le sale boulot à quelqu'un, je lui en serais extrêmement reconnaissante jusqu'à la fin de mes jours. Et puis, pour finir, j'ai un exposé sur le racisme à rendre après-demain et à faire avec une certaine Sarah Ra***, et le seul obstacle qui s'oppose désormais à notre réussite, c'est la French Manicure de Mademoiselle qui passe à un rang plus élevé que l'exposé dans le classement de ses préoccupations. Bref, l'exposé n'est pas encore commencé. Alors à toutes fins utiles, si jamais quelqu'un a déjà fait un exposé sur le sujet, merci de me prévenir. Lete me dit qu'elle a mis des bottes ce matin au lycée. Et Gaëlle parle de chansons qui font pleuvoir quand on les écoute trop. C'est mon cas, avec cette chanson qui me plaît, celle du même compositeur que celle que j'ai joué pendant si longtemps au piano et que je connaissais par c½ur lorsque ma Maman et ma prof m'ont annoncé d'une seule voix que le piano et moi, c'était fini ... Mon Papa et ma Maman me rachent à longueur de soirée que je suis un cas désespéré. Je commence à y croire. La réali me piétine de ses gros sabots, m'enfonce chaque jour un peu plus, et je dois avouer que je ne sais plus comment la repousser. Benji m'a cueillie une pâquerette et on a fait le coup du je-t'aime-un-peu-beaucoup-passionnément-à-la-folie-pas-du-tout. Il est tombé sur beaucoup, je suis tombée sur à la folie. Là-bas, ils ont dit que c'était un bon début. Moi je dis que c'est une bonne fin. Au revoir Benji. Sans oublier ses Flowers bien sûr. Et je me rappelle ... L'autre fois ... Au Tremblay ... Une journée confidences à tout va qui s'est finie en une dispute pour laquelle il a plu dans mes yeux. J'ai pas le droit de l'aimer, pas le droit de m'attacher à lui, mais surtout pas le droit de verser de la pluie pour Monsieur, j'ai juste le droit de lui garder une place souvenir dans mon c½ur. Vingt-deux janvier deux mille sept. Plus que neuf jours pour se souhaiter la bonne année. Après, il faudra attendre trois cent soixante cinq autres jours avant de pouvoir refaire preuve d'une telle hypocrisie. Une occasion de plus de réaliser que nous avons dit adieu à deux mille six et bonjour à deux mille sept, et que plus jamais nous n'aurons l'occasion de rendre une copie double avec en haut, encadré, une date se finissant par de beaux chiffres bien ronds, « 2006 ». Ca passe tellement vite, trop vite sûrement. Pour moi, l'année sormais écoulée a été l'année de nombreux changements. A commencer par des regrets, beaucoup de regrets qui m'ont peut-être fait grandir un minimum, et qui surtout m'ont appris que la vie n'était pas toujours un long fleuve tranquille, je parle bien sûr de déceptions à ma propre échelle ... J'ai perdu cette insouciance d'enfant, peut être également une petite part de cette sensibilité qui m'a toujours suivie partout où j'allais. Quelques nouvelles expériences. Quelques nouvelles découvertes aussi. Et quelques nouvelles constructions également ... Je repense bien sûr à ces quelques personnes qui ont fait de mon deux mille six une année remplie d'angoisse et d'appréhension. Et à tous ces autres qui ont fait de mon deux mille six une année remplie de bonheur et de sourires. Il n'y a plus qu'à espérer les retrouver en deux mille sept tels que je les ai aimés, même si beaucoup de choses ont changé désormais ... Mais de façon générale, deux mille six fut une année merveilleuse. J'irai même jusqu'à affirmer avoir dit au revoir à la plus belle année de la partie de ma vie déjà écoulée. Si toutefois ma théorie est juste, chaque année serait plus belle que la précédente, et donc, en deux mille cinquante deux, je serais la femme la plus heureuse de la Terre. Le seul défaut de ma théorie est qu'elle n'est jusque là nullement vérifiée. Je suis juste un brin nostalgique. Et un brin égocentrique aussi. Donc désolée pour la photo. Et puis un tas de bonheur et de sourires pour 2007 pour vous tous.

Picture => Photo prise pour le roman-photo d'espagnol. « Viiiiite, on va rater le 306 ». Pour ce qui est des déguisements d'Esther et de Mélanie, je vous laisse mijoter un peu avant d'avoir droit à une belle surprise bien dossier de notre roman-photo une fois terminé !

# Posté le lundi 22 janvier 2007 12:52

Modifié le lundi 22 janvier 2007 13:02