Yann Tiersen, Summer 68, il est fortement déconseillé de lire l'article sans écouter la musique :p. Vous n'aimerez sûrement pas, vous allez sûrement vous dire "Mais c'est de la musique de vieux", mais moi, je l'adore, désolée.
Poum Poum ... Poum Poum ... Poum Poum ... Mon c½ur bat. Encore heureux. Je l'entends, et j'ai envie de lui demander de se taire quelques secondes, juste le temps d'attraper le téléphone, de composer ce numéro que je connais désormais par c½ur depuis presque six mois, d'entendre cette voix si posée et si réconfortante, celle de celui qui est entré dans ma vie il y a déjà un bon bout de temps, de lui poser la question fatale et de finir par un goût amer de pluie sur mes joues et d'éclats de voix de tous côtés. Alors je raccrocherais, en lançant une dernière petite méchanceté avant de me précipiter sur le carton de Candy-Up, de mâchouiller le bout de la paille en plastique et de sentir cette saveur sucrée emplir toutes les cellules de mon corps, tout en écoutant attentivement les paroles de « Par amour » d'une grande icône du monde du rap. Alors, petit c½ur, tu pourrais recommencer ta musique et tes poum poum incessants et je ne te demanderai plus de te taire ... J'ai mal à la tête, et je crois bien que c'est parce que mes neurones se sont lancés dans un terrible combat. Si seulement ils pouvaient poser leurs armes, rester en paix et m'éviter bien des doses superflues de paracétamol, ça serait bien ... Max me parle toujours de chignon. Et je pose toujours ce petit sourire en coin sur mes lèvres parce que ça le fait toujours rire. Il me jalouse. Parce qu'il dit que ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir des Candy-Up à portée de main. Je profite de la situation, et on en arrive à parler de l'homme aux beaux yeux et aux idées folles, le mien, ou peut-être devrai-je dire « mon ex-mien », mais c'est sûr, ça le fait moins. Max dit que lui ne m'aurait jamais abandonné comme ça. Tu parles. Ils disent tous ça, et puis Max, il a bien abandonné la poupée Barbie de Lou, sa petite s½urette aux boucles d'or, alors il peut parler ! En parlant de poupées Barbie, demain, je me marierai avec un homme riche, un certain Valentin, et puis comme je serais une vraie salope, je partirai avec mon jardinier, Ken, et nous nous marierons, et nous aurons beaucoup d'enfants, et nous vivrons heureux pour l'éternité. Parce que demain, je serai Barbie, pour notre roman photo d'espagnol. Il paraît que j'aurai une robe rose, avec du fard à paupières rose, et aussi du gloss rose, avec du blush rose et du vernis rose, et aussi un parapluie rose, avec des cheveux blonds, mais ça, je les ai déjà. Et puis aussi, vous savez, je dois écrire un scénario, et une nouvelle. Et comme j'y arriverai jamais, si je pouvais déléguer le sale boulot à quelqu'un, je lui en serais extrêmement reconnaissante jusqu'à la fin de mes jours. Et puis, pour finir, j'ai un exposé sur le racisme à rendre après-demain et à faire avec une certaine Sarah Ra***, et le seul obstacle qui s'oppose désormais à notre réussite, c'est la French Manicure de Mademoiselle qui passe à un rang plus élevé que l'exposé dans le classement de ses préoccupations. Bref, l'exposé n'est pas encore commencé. Alors à toutes fins utiles, si jamais quelqu'un a déjà fait un exposé sur le sujet, merci de me prévenir. Lete me dit qu'elle a mis des bottes ce matin au lycée. Et Gaëlle parle de chansons qui font pleuvoir quand on les écoute trop. C'est mon cas, avec cette chanson qui me plaît, celle du même compositeur que celle que j'ai joué pendant si longtemps au piano et que je connaissais par c½ur lorsque ma Maman et ma prof m'ont annoncé d'une seule voix que le piano et moi, c'était fini ... Mon Papa et ma Maman me rabâchent à longueur de soirée que je suis un cas désespéré. Je commence à y croire. La réalité me piétine de ses gros sabots, m'enfonce chaque jour un peu plus, et je dois avouer que je ne sais plus comment la repousser. Benji m'a cueillie une pâquerette et on a fait le coup du je-t'aime-un-peu-beaucoup-passionnément-à-la-folie-pas-du-tout. Il est tombé sur beaucoup, je suis tombée sur à la folie. Là-bas, ils ont dit que c'était un bon début. Moi je dis que c'est une bonne fin. Au revoir Benji. Sans oublier ses Flowers bien sûr. Et je me rappelle ... L'autre fois ... Au Tremblay ... Une journée confidences à tout va qui s'est finie en une dispute pour laquelle il a plu dans mes yeux. J'ai pas le droit de l'aimer, pas le droit de m'attacher à lui, mais surtout pas le droit de verser de la pluie pour Monsieur, j'ai juste le droit de lui garder une place souvenir dans mon c½ur. Vingt-deux janvier deux mille sept. Plus que neuf jours pour se souhaiter la bonne année. Après, il faudra attendre trois cent soixante cinq autres jours avant de pouvoir refaire preuve d'une telle hypocrisie. Une occasion de plus de réaliser que nous avons dit adieu à deux mille six et bonjour à deux mille sept, et que plus jamais nous n'aurons l'occasion de rendre une copie double avec en haut, encadré, une date se finissant par de beaux chiffres bien ronds, « 2006 ». Ca passe tellement vite, trop vite sûrement. Pour moi, l'année désormais écoulée a été l'année de nombreux changements. A commencer par des regrets, beaucoup de regrets qui m'ont peut-être fait grandir un minimum, et qui surtout m'ont appris que la vie n'était pas toujours un long fleuve tranquille, je parle bien sûr de déceptions à ma propre échelle ... J'ai perdu cette insouciance d'enfant, peut être également une petite part de cette sensibilité qui m'a toujours suivie partout où j'allais. Quelques nouvelles expériences. Quelques nouvelles découvertes aussi. Et quelques nouvelles constructions également ... Je repense bien sûr à ces quelques personnes qui ont fait de mon deux mille six une année remplie d'angoisse et d'appréhension. Et à tous ces autres qui ont fait de mon deux mille six une année remplie de bonheur et de sourires. Il n'y a plus qu'à espérer les retrouver en deux mille sept tels que je les ai aimés, même si beaucoup de choses ont changé désormais ... Mais de façon générale, deux mille six fut une année merveilleuse. J'irai même jusqu'à affirmer avoir dit au revoir à la plus belle année de la partie de ma vie déjà écoulée. Si toutefois ma théorie est juste, chaque année serait plus belle que la précédente, et donc, en deux mille cinquante deux, je serais la femme la plus heureuse de la Terre. Le seul défaut de ma théorie est qu'elle n'est jusque là nullement vérifiée. Je suis juste un brin nostalgique. Et un brin égocentrique aussi. Donc désolée pour la photo. Et puis un tas de bonheur et de sourires pour 2007 pour vous tous.
Picture => Photo prise pour le roman-photo d'espagnol. « Viiiiite, on va rater le 306 ». Pour ce qui est des déguisements d'Esther et de Mélanie, je vous laisse mijoter un peu avant d'avoir droit à une belle surprise bien dossier de notre roman-photo une fois terminé !