... Parce qu'eux, heureusement que je les ai rencontré ...

... Parce qu'eux, heureusement que je les ai rencontré ...


Je sais pas, j'ai du être bercée dans un couloir (allez, Monsieur Le Prof de Français, allez-y, défoulez-vous, je vous y autorises à rigoler pendant cinquante-quatre minutes consécutives comme l'autre fois quand vous avez prononcé ces mots) quand j'étais enfant, ou alors c'est la table basse qui m'a ouvert la lèvre parce que j'éternuais dessus dans ma tendre troisième année (j'ai toujours dit qu'elle était dangereuse cette table), enfin je sais pas, mais je dois avoir de sérieux troubles psychologiques qui me font faire des trucs carrément cons. Par exemple un exemple, comment est-ce que tu définirais une fille de seize ans (oui oui, mesdames et messieurs, dans quatre mois, je les aurais mes seize ans) qui chante Pirouette Cacahuète sous un parapluie rose à pois au milieu de la rue avec ses amies les folles à une heure d'affluence ou sur la place Tian An Men au milieu des chinois avec une amie au rire cristallin ? Non mais sérieux, avoue que Pirouette Cacahuète, c'est du grand art tout de même. Bref, et donc l'autrefois, on s'est dit « ouais, ça serait chouette d'inviter tout le monde chez Doriane pour faire un Fouk ... », parce qu'on est un peu teubiz sur les bords comme je vous le disais plus haut. Donc je vous mets un peu dans le contexte. Il y avait Juliette, célèbre pour ses imitations, son humour hors norme et sa non-compréhension des blagues Carambar. Il y avait Emeline qui se fait arnaquer par son four qui soutient que ça fait cinq minutes seulement que les tartes au saumon surgelées sont dedans, alors que ça en fait dix. Il y avait Laura qui animait autrefois mes cours d'anglais. Il y avait Morgane dont le surnom est Enagrom, parce que c'est Morgane en verlan, et qui m'envoie des textos que je crois que c'est un psychopathe. Il y avait Esther qui parle de radis blanc et dont je suis la destructrice officielle de chiens moléculaires. Il y avait Aurélien, (Oreo, je préfère) celui qui murmurait à l'oreille du Chwebzi (Chwebzi = Sprite). Il y avait David, à qui il faut que je rappelle qu'il doit rendre son compas à Emeline, mais je crois que c'est trop tard, désolée, j'avais oublié. Il y avait Julien, qui a tenté de me reconvertir à Christophe Maé et qui est le pro de la négociation. Il y avait Sacha, celui dont j'ai du subir la méchanceté pendant une année entière, mais bon, je lui pardonne un peu, parce qu'il m'a fait découvrir les joies des mangas. Et puis, il y avait moi quand même.
Donc tout le monde débarque vers dix-neuf heures, Bonjour, ça va, ça faisait longtemps. Juliette râle à cause de quatre-bouteilles-hyper-giga-méga-lourdes-que-même-qu'elle-a-du-faire-tout-le-trajet-avec-elles-et-que-la-poubelle-derrière-laquelle-elles-étaient-cachées-chez-elle-avait-été-déplacée-par-sa-femme-de-ménage-et-que-donc-c'était-trop-la-panique-parce-que-bon-quand-même-c'est-bizarre-et-suspect-de-cacher-des-bouteilles-d'alcool-de-riz-dégueulas-hyper-méga-giga-fort-a-neuf-euros-cinquante-la-bouteille-derrière-sa-poubelle. Bref. Juliette, la pro du camouflage et du dégotage de bouteilles d'alcools chinois va pour les planquer dans le placard de la chambre de mon grand frère, et là, Oh-Merveille, nous ne sommes apparemment pas les seuls à avoir pensé à cette cachette. Oui, deux bouteilles de whisky nous y attendent déjà. Comme quoi le grand frère non plus n'a pas toujours été un ange avec la petite auréole au dessus de la tête. Soit dit en passant, je vais désormais avoir de quoi lui faire du chantage. Au début, on a commencé calmement. Du Sprite (non, le Sprite n'est pas alcoolisé, découverte faite en Chine pendant que des gens envoyaient des ballons dans des paniers de baskets dans une salle d'arcade et que Juliette, Emeline et moi nous faisions grave iech), du Coca, de l'Oasis, et même du Ice-Tea Liptonic que même que c'est après en avoir bu que j'ai effectué une espèce de danse indienne en sautant en rond, ce qui devait signifier « j'implore notre Grand Totem pour lui demander de protéger ma tribu » dans le temps, mais qui, aujourd'hui était à traduire comme « Mais ça pique l'Ice-Tea Liptonic bande de teubiz ! ». Bref. Aurélien se la jouait à la Mozart qui quand il était petit jouait du piano à l'envers et le yeux fermés, Juliette et Morgane se chargeaient de faire les danseuses étoiles, David, Sacha et Laura se prenaient pour Jacky Chan et faisaient des combats sur la vieille Nintendo, Emeline taillait en toute discrétion (hum, ironie), je faisais s'envoler l'idole ... Et puis, avec Emeline, on descendait chercher les minuscules pizzas surgelés (C'est fait par qui ? Par Picard), que même que le congélateur, il se cassait la gueule et que c'était trop galère, alors avec Emeline, on s'est dit qu'on allait vite refermer et que tout tomberait sur la tête du prochain qui l'ouvrirait. Le plan était ingénieux, certes, sauf que les prochaines à ouvrir le congélateur, ce serait probablement nous. Alors on s'est dit qu'on enverrait les autres teubiz l'ouvrir, mais non, c'était trop méchant. Bref encore. On mettait les pizzas naines au four. J'allais en chercher chez le marchand de pizzas (sur le chemin duquel je croisais Clément, ahhh, crise de schizophrénie, j'ai la poisse) qui ne voulait pas me faire ma pizza parce qu'il était trop tard et qui ne voulait pas me donner de carton ni de sac. Teubiz. Alors je rentrais et on passait au plan d'attaque. Arrachage de sourcils, pétage de dents, et claque dans l'oreille, voilà tout ce qui l'attendait. Et puis on balançait des dossiers. Sacha qui m'avait appelé pour me raconter les étapes de son masque. Emeline « je suis moitié-moitié ». Je me retrouvais avec deux verres d'eau en pleine figure, merci. Le voisin n'était pas content. Glaces chocolat vanille qu'on mangeait assis dans l'herbe espionnant Esther au téléphone. Gâteau au yaourt que Juliette disait qu'il était bon, la pauvre, elle devait déjà être sous l'effet de l'alcool Juju. Et puis, moment d'émotion, le Fouk allait commencer. Horreur pour réussir à ouvrir les bouteilles. Esther était au téléphone, encore et toujours, comme au bon vieux temps. Juliette confondait les prénoms. Emeline s'enfilait les trois-quarts de la Tsingtao. David faisait exprès de perdre. Morgane versait des doses énormes, bien pire que les doses-Doriane-même-pas-bourrée. Laura passait le tour d'Emeline et de Juliette. Sacha cherchait le geste qui allait avec le Double Fookness et me demandait toutes les cinq secondes si ça se voyait tant que ça qu'il avait bu un peu. Panique à bord. Le retour des parents. Distribution de cartes. Transvasement de l'alcool de riz dans la bouteille de Sprite. Oui-oui-tout-va-bien-vous-inquiétez-pas-on-fait-un-Quem's-en-buvant-du-Sprite-c'est-machin-truc-chouette -qui-gagne-même. On accompagne Sacha, Esther, David, Aurélien et Julien (qui a cours le lendemain matin ; ahahaha) dehors. Juliette tente désespérément de faire des ronds de fumée comme dans les films avec la Marlboro que même qu'elle aime pas les Marlboro qu'elle a piqué à son beau-père. Aurélien lui arrache sa clope des mains (je précise que j'approuve sa réaction, désolée Juju), car « fumer nuit gravement à la santé », n'épargnant pas pour autant le pouce de Petit Mouton. Juliette dit qu'elle nous aime, ça y est, c'est l'effet Morgane bourrée. Et puis tout le monde s'en va. Au revoir, à bientôt j'espère. Juliette et Morgane vont au dodo, après être descendue fumer une dernière fois pour l'une d'entre elles, sans doute la cause de ce qui lui aura valu la comparaison entre elle et le chien de Laura. Sympathique Laura. Laura, Emeline et moi descendons regarder un dessin-animé archi-triste, une histoire de hibou-croisé-taureau-croisé-chat-croisé-écureuil-et-croisé-rat-et-de-petite-fille-qu'a-du-continuer-ses-tours-de-terrain-d'athlétisme-même-quand-Monsieur-Patau*-notre-cher-et-tendre-Prof-de-Sport-avait-le-dos-tourné-contrairement-à-Emeline-et-moi-qui-nous-arrêtions-toutes-les-deux-secondes-et-demi-épuisées, Mon Voisin Totoro. Laura me dit qu'il faudrait qu'il soit sacrément gros pour me manger, et je ne trouve pas ça très gentil. Je ne raconterai pas la fin de notre soirée, par souci de respect de la vie privée d'autrui. Je dirais juste que Juliette, Emeline, Laura, Morgane, Esther, Aurélien, David, Julien, Sacha, je vous aime. Même si je ne sais pas où cacher la substance suspecte contenue dans la bouteille de Sprite. Des suggestions ?

# Posté le mardi 05 juin 2007 09:12

Modifié le jeudi 07 juin 2007 08:30

... Je ferai sans doute mieux d'aller préparer mon gâteau au yahourt que de faire la fille nostalgique sur son Skyblog, mais bon, le gâteau au yahourt attendra ...

... Je ferai sans doute mieux d'aller préparer mon gâteau au yahourt que de faire la fille nostalgique sur son Skyblog, mais bon, le gâteau au yahourt attendra ...
Et voilà, tout est fini. Tout est un bien grand mot, et pourtant. Le Lycée. Les profs chiants. Et même les cours de maths, de physiques et d'anglais. J'ai pleuré comme une madeleine en rentrant. Ou plutôt, non, rectification, comme une tarte à la tomate. Vous voyez le genre. La fin du monde. La vie qui s'écroule. Oui, je l'avoue, j'ai fait dans le mélodramatique. Et puis, j'ai fait comme dans les téléfilms américains, tu sais, comme dans Sous Le Soleil, et je me suis allongée sur mon lit, j'ai contemplé le plafond et compté le nombre de tâches de mouches écrasées (zéro pour ceux qui veulent savoir) tout en écoutant James Blunt. Alors j'ai sorti une boîte d'où j'ai extrait un tas de vieilles photos (limite en noir&blanc) et de cartes postales. Enfin, pas si vieilles que ça en fait, celles du collège et de cette année quoi. J'ai fait le bilan des vingt-quatre derniers mois. Et puis, j'en ai conclu que quand même, je n'étais pas restée tout à fait la même. Pas tout à fait. Mais un peu quand même. Septembre 2005. J'avais un patte d'eph trop large pour moi, des Puma rouges et une doudoune de cosmonaute, avec une longueur de cheveux presque comparable à la longueur de cheveux de Barbie Chevelure Magique. J'aimais Kmaro et son tube de l'été, Femme Like You, que j'emmenais partout avec moi sur mon baladeur dans la petite pochette de mon Eastpak. On était les plus grands de la cour de récré, la classe quoi. J'aimais user de cette réalité pour doubler tout le monde dans la file de la cantine synonyme de bon-d'ici-trente-secondes-je-me-retrouve-écrasée-parterre-à-cause-de-l'autre-abruti-qu'est-derrière-moi-et-qui-pousse-tout-le-monde. J'étais une élève sérieuse. Je faisais mes exercices de grammaire et de géométrie avec amour, chaque soir, penchée sur des cahiers 24x32. Je n'aimais pas ma classe. Pas du tout même. Mais on ne pourrait jamais faire pire que l'année précédente. Deux jours plus tard, j'aimais ma classe. Beaucoup trop. D'un amour démesuré. Et vas-y que je te parle d'Aïda qui comparait Madame Perr***** à la forêt amazonienne, de Clément qui parlait tout le temps, de Lauren qui écrivait des textos dans sa trousse, de Charlotte qui me racontait sa vie, de Viviane qui me faisait rire, de Guillaume qui faisait son faillot, d'Elisa qui me résumait chaque jour la vie de son stylo plume, de Nicolas qui se moquait, de Gaëlle qui ne cessait de parler de Franklin la Tortue, d'Ameline qui faisait le chemin avec moi tous les soirs, etc. J'ai trouvé de vrais amis. J'aimerai parler d'eux sans faire la pouf genre oh-mais-comment-je-les-adore-de-trop-c'est-trop-mes-BF-pour-la-vie-et-j'espère-trop-qu'on-ne-s'oubliera-jamais-tellement-de-bêtes-de-délires-ensemble. Des amis à qui je ne parlais pas, ou, presque pas, mais avec qui tout était plus beau. Même la poubelle du collège me semblait jolie par moments. Avec eux, on s'adossait contre les grilles vertes, et on souriait inlassablement de ce sourire béat qui nous donnait des airs d'anges. Une longue histoire pas encore terminée commençait alors, celle de la Sarachouland. Et puis il y a eu le Brevet. On se fait la promesse de l'avoir, de se revoir l'an prochain, le truc basique quoi. Qui ne l'a pas fait. C'est un peu comme Free Hugs, mais en 3ème dans la cour du Collège Le Parc. Rentrée 2006. On arrive dans la cour des grands cette fois. On bave devant les terminales et on trouve les filles trop stylées, avec leur abonnement slim-frange-ballerines. Je me suis retrouvée dans la Seconde F, classe prédestinée à n'être faite que de fleurs roses, d'amour et d'eau fraîche. Au début, j'avais la frousse. Je connaissais une seule et unique personne, la plus conne de toutes sans doute. Et si je ne les aime pas les autres, je fais quoi ? Question existentielle, vitale même. Je ne les ai pas ai. J'ai survécu. Enfin si. J'ai appcié des gens. Je ne les citerai pas, ils seront assez grands pour se reconnaître. Et j'en ai détesté d'autres. Je ne les citerai pas non plus. Eux aussi saurons se reconnaître, vous en faites pas. On me dit de profiter de cette dernière année de liberté, que c'est la plus belle. Je n'en crois pas un mot. Et pourtant ... Je n'ai fourni aucun travail personnel, ni même ouvert mon agenda le soir. Je le regrette. Un peu. Pas du tout. Une vague de pessimisme m'a submergé. J'ai tout laissé tomber, tout abandonné. On tombe amoureuse. On l'était déjà. On continue les conneries. On retrouve quelques amis de colo et de collège de temps à autre, histoire de. Et au mois de février arrive le choix de l'orientation. L, ES, S, STG ? On trouve que les maths c'est pas fait pour nous. On se fout de tout. Alors on choisit L. Pour faire râler les parents et les profs. Parce que c'est ce qu'on aime. Et puis on fait nos valises direction La Chine. On veut pas partir. Et si je connais personne ? Et si je me perds dans l'avion ? Deux semaines de bonheur éphére. On veut y retourner. On s'est attaché à certaines personnes. On a juste fait connaissance avec d'autres. Et puis plus rien. La routine qui reprend quoi. Avec des liens plus forts. Je me souviens des cours de sport, passés à tailler les gens, des mardi midi, à inventer des Show-Cola, etc. Et puis on stresse. On fait fondre du chocolat et on regarde l'heure toutes les deux secondes et demie le soir du conseil de classe tout en bombardant Juliette de textos. Et si on est pas pris en L, on fait quoi ? On fait des paris stupides. On appelle les délégués. On saute de joie. Et un samedi matin, les plus petits de la cour de lye, ceux qui se sentaient grands, un samedi matin, ils craquent. C'est la dernière fois qu'ils sont tous réunis, là, ensemble. On se dit des mots gentils. On fait Free Hugs façon 2nde F. On se reverra, c'est promis. Genre, là encore. Triste d'être en vacances, tout simplement. Triste et nostalgique.

[Juliette, Emeline, Gabrielle, Daniel, Esther, Estelle, Claire, Laura, Morgane, Sacha, Pierre, Alexandre, Thomas, Axel, etc, vous allez me manquer ...
Marion, Laetitia, Alice, Sarah, Clément, Max, Benjamin, Cindy, Camille, Lauren, Sophie, Anaïs, Viviane, Charlotte, Gaëlle, Aïda, Nicolas, Ludovic, Florian et bien d'autres, vous me manquez déjà ...
]

# Posté le dimanche 03 juin 2007 16:23

Modifié le lundi 04 juin 2007 08:08

... Egocentrique ? Moi ? Nannn, pas possiiiiiible ...

... Egocentrique ? Moi ? Nannn, pas possiiiiiible ...
J'ai serré la main de Max à un tel point que je ne sais pas si il lui restait du sang dans les doigts en sortant du bus mais il n'a rien dit, juste qu'il descendait là. J'ai fait des glaçons au Candy-Up ou peut être des Candy-Up aux glaçons qui se sont avérés délicieux. Juliette sait faire le regard de chat dans Shreck et moi je sais faire le regard meurtrier que les gens ils croient que c'est mon regard normal quand je le fais. Je suis habillée telle une bidochonne de premier niveau, et même le psychopathe/pervers de la classe a dit que j'étais moche. Napoléon voulait abolir le Directoire et les sans-culottes parisiens se sont révoltés. Mon appareil photo est mort et la fourmi de devant le barbecue aussi. J'ai mangé de la glace pilée qui m'a fait des points sur les lèvres. Emeline m'a abandonné en maths pour cause de je-suis-malade-j'ai-attrapé-froid-à-la-campagne et un cours de maths sans elle pour raconter n'importe quoi, c'est pas possible. Laetitia a demandé si plus chiante que moi ça existait. Je me suis perdue quelque part entre les pages cent quarante-cinq et cent quarante-six de mon livre de maths. Le miroir de la salle à manger m'a renvoyé un reflet hideux. J'ai customisé le bouquin d'histoire avec Esther. J'ai réussi à faire monter Juliette jusqu'en SVT, ce qui m'a valu de me faire traiter de salope. Demain, je ferai une tarte à la tomate, et de la gym tonique avec des baskets qui ne sont pas à moi. Sacha a tenté de me faire tomber du muret à côté du terrain d'athlétisme et j'ai dit que je rigolais pas pareil quand je bronzais que quand j'étais en anglais. J'ai eu un misérable quatre en physiques et le prof m'a dissua de cocher L. Je me replonge dans « Le Portrait de Dorian Gray » que Charlotte m'avait fait lire l'an dernier avec le bonus « annotations de nous », et j'adore. J'aime bien le Nutella et le vernis bleu à paillettes. On peut faire des statistiques même pour connaître la taille moyenne d'une coquille d'escargot des bois. Je mange des cerises et je viens d'avaler un noyau. Un Petit Mouton pensait que le mot « facultatif » se terminait par un « r » et a donc inventé un nouveau mot, « facultaire », qui soit dit en passant ne se termine pas non plus par un « r » mais plut par un « e » à ma connaissance. Il me reste quatre jour à être lycéenne, après, je ne serai plus lycéenne mais lycéenne en vacances. L'arbre de la voisine est en fleurs. Sarah n'écrit qu'en majuscules et je ne chanterai pas Pirouette Cacahuète demain à Alice. J'ai vu Titanic en Noir&Blanc (A Avallon, la télé couleur, on n'y est pas encore ...), ce qui m'a coûté de me faire voler mon amoureux par Juliette et vingt-trois paquets de Klinex en prime. Marion chante les Kook's en ne cessant avec ses do-you-want-to-see-the-world et j'ai bien envie de lui balancer la bouteille d'Oasis sur la te ou de lui scotcher la bouche avec du double face. Quentin s'est fait virer parce qu'il avait pas ses affaires et il ne savait pas quelle heure il était. J'aimerais retourner en Chine. J'ai une nouvelle robe pour la plage cette été à Cherbourg avec dix degré de moins que partout ailleurs. Je déteste le sport et je préférais qu'on fasse des châteaux de sable dans le bac à sable du saut en longueur.

Voilà en quoi se résume la vie d'une lycéenne égocentrique de quinze ans et demi en un mardi vingt-neuf mai deux mille sept à dix-huit heures seize minutes et quarante-deux secondes.

picture => Parce que le dix-neuf, je serais là, et que ces histoires de pogos, de slam et de y'a-plein-de-filles-qui-font-des-malaises-mais-bon-c'est-pas-grave-elles-se-font-virer-par-la-sécurité, ça me fait peur.

# Posté le mercredi 30 mai 2007 03:20

... Article provisoire de dernière minute ...

... Article provisoire de dernière minute ...
On m'a demandé de penser à un garçon. J'ai penà Biwi, of course. Mais il était hors-concours. J'ai longtemps sité. Difficile de choisir. Entre Converses Kaki et l'autre là, avec les cheveux. Je me suis dis que pour l'autre avec les cheveux, ça tombait à l'eau, puisque si jamais y'avait la blondasse platine dans les parages ... Alors j'ai choisi Converse Kaki mais si y'a la copine Hélène, je suis mal. Et puis aujourd'hui, mon Papa cueille les cerises dans le cerisier, ma Maman en fait des confitures, mon grand frère les mets dans le congélateur, et moi, je les mange. Toute la famille estquisitionnée. Mais vous ne savez pas le pire. Le pire, c'est que ce soir, je monte dans la voiture et on file au pays des lés-noir-et-blanc-pantoufles-et-compagnie, à savoir ce petit village inconnu du commun des mortels, perdu au milieu d'un troupeau de vaches, Avallon. Je rentre lundi soir. Je vous raconterai, évidemment. J'embarque le CD de Dire Straits de Juliette avec moi, sur mon ex-MP3, pour pouvoir écouter Roméo&Juliet non-stop et repenser à ses histoires de remixage de clips, et à tout un tas de souvenirs, file à mes habitudes. J'embarque aussi Odmé le coquillage, histoire de me rappeler de merveilleux cours de maths à construire des radeaux avec des scoubidous et des Super-Canard. Et puis j'embarque ma boîte à sourires accessoirement, afin d'éviter de tomber dans un état de pessimisme-qui-me-force-à-m'avaler-tout-le-pot-de-Nutella-et-à-faire-de-la-balançoire-jusqu-l'aube. En attendant, je vous fais de gros bisous à tous, vous souhaite un agréable week-end et vous dit à bientôt.

# Posté le samedi 26 mai 2007 09:31

... Parce qu'Emeline et Juliette sont vraiment géniales ...

... Parce qu'Emeline et Juliette sont vraiment géniales ...
Je transpire de choses à vous raconter. Mais je n'aime plus cet endroit, trop impersonnel à mon goût. Pourtant, je vais quand même rester un peu, histoire de. J'ai recommencé ma longue routine habituelle, avec le trajet de la maison au RER, et du RER au lycée, puis du lycée au 306, et du 306 à la maison. Avec la dame de devant le labo, celle qui fume avant d'entrer, celle que j'admire, parce que chaque jour, elle pique du sang à des gens pour sauver des vies, en leur fixant un pansement Mercurochrome là où l'aiguille a fait des siennes, avec le chien du monsieur en costard cravate qui trottine fièrement derrière son maître, avec le mec au Eastpak (attention, remarque tout à fait pertinente de Juju : « Eastpak, en fait, ça veut dire sac de l'est ») bleu marine avec le logo des Rolling Stones cousu dessus qui traîne des pieds, avec la Madame du troisième étage de l'immeuble du coin de la rue qui étend son linge, avec la fille au rouge à lèvres Gemey Maybeline qui regarde par la fenêtre du 306, avec Max qui fume une Marlboro Light devant la boulangerie pas loin du RER avant de mastiquer un chewing-gum à la menthe, avec les effluves envoûtantes des sucreries de l'épicerie près du rond-point, avec la devanture bleue et jaune du pressing, avec la cabine téléphonique et ses touches arrachées, avec le vendeur de crêpes au Nutella, avec les feuilles d'automne, les bourgeons de printemps, les fleurs d'été et le rien d'hiver, avec le parapluie rose de pétasse, les lunettes de soleil qui me donnent des airs de mouche, ou les kilomètres d'écharpe enroulés autour du cou, avec un tas d'autres choses encore ... Début mai, j'ai voulu prendre le soleil, alors j'étais aller m'étaler de tout mon long dans l'herbe, mais, déjà, j'avais quarante de fièvre et je grelottais, et en plus, le soleil, je crois qu'il fait une allergie à moi, et aujourd'hui, je suis blanche comme un cachet d'aspirine. Encore pire qu'avant même. Je suis donc condamnée à devoir passer ma vie a user d'artifices comme autobronzant, fond de teint, U.V. et blush, ou bien, deuxième solution, à me résoudre à vivre tel un zombie (ou bi-zon en verlan, même que quand je l'ai dit en cours de sport, ça n'a fait rire personne, sauf Emeline). Mais aujourd'hui, il fait froid. L'autre matin, la prof de maths nous a rendu à chacun une copie double avec du rouge partout et un nombre tout en haut. Le mien, c'était même pas un nombre, c'était un chiffre : 9. Ce qui me fait 4 de moyenne en maths, avec confirmation d'Emeline qui elle a 3. Moi je me dis qu'au moins, à nous deux, on atteindrait plus de la moitié de la moitié de la note maximale, à savoir 20, ce qui en soi est plutôt positif. Et puis d'ailleurs, à nous deux, il nous suffirait de multiplier par trois nos notes, et puis on aurait 20 avec un point de bonus même. Comme quoi je sais faire des maths Madame la Prof à la blouse blanche, pff, tu parles, elle m'a jamais cru ... Et puis, quand Madame qui fait crisser la craie sur le tableau et même que ça fait hyper mal aux oreilles a déclaré qu'elle enlèverait des points pour bavardages, avec Emeline, c'est là qu'on s'est dit qu'on avait quand même sacrément de la chance d'avoir une moyenne pareille, parce que bon, elle pourra nous enlever que 3 et 4 et points, pas plus, sauf si on tombe en négatif, auquel cas tout s'aggrave. Et puis, elle parle de subtilité de la langue française, et bon, quand même, on se demande bien comment elle réussit à nous refourguer des subtilités de la langue française dans un contrôle de maths. Bref. L'autre soir, je suis rentrée un peu plus tard que d'habitude chez moi pour cause de casserole de riz chez Juliette. Oui, parce que vendredi était une belle et longue journée. Avec un film horrible, en anglais en plus, avec un dessinateur dedans, mais ça, je ne l'ai compris qu'à la fin, même que le film, il s'appelait Zodiac et que c'était pas trop une histoire d'amour. Et puis il faut que je me souvienne de ne plus jamais me mettre à côté de Juliette au ciné, parce que Juliette, elle fait des grands yeux qui font peur, encore pire que ceux d'Emeline qui papillonnent, et puis aussi, elle parle de lucioles et surtout, à cause d'elle, on flippe mutuellement quand on voit un monsieur qui descend dans sa cave et puis en plus, Juliette, après, elle se moque quand on voit des ombres sur la porte de la salle de bains. Et puis faut pas non plus que je me remette à côté d'Arnaud, parce qu'Arnaud, lui, il parle de vent mono décoiffant du RER et il fait des blagues que je comprends pas, encore pire que « je suis Dieu ». En fait, je crois juste que la prochaine fois, faudra pas que j'aille voir des films-qui-font-peur-et-qui-donnent-des-frissons-et-qui-m'empechent-de-dormir-et-où-y'a-des-voix-de-Dark-Vador-et-où-y'a-des-lucioles-et-où-y'a-un-mec-qui-ressemble-à-un-singe-et-un-dessinateur-et-des-sous-titres-et-un-monsieur-qui-nous-dit-la-ferme-et-un-sous-titre-11-octobre-que-même-que-c'est-l'anniversaire-de-Juliette-et-un-mec-qui-joue-dans-la-vie-des-autres-un-film-trop-bien-il-paraît-et-où-il-pleut-tout-le-temps-d'après-Emeline-et-Esther-et-où-les-gens-ils-ont-pas-de-parapluie-rose-à-pois-noirs-comme-le-mien-même-que-je-leur-aurait-bien-prêté. Après ça, il y avait Bercy Village avec une fille dont Juliette ne faisait que de se moquer à cause de son décolleté un peu trop décolleté et de sa minijupe un peu trop mini. Et puis il y avait aussi le métro 14 que même qu'il a fallu courir très très très très vite pour l'avoir et qu'heureusement qu'Esther et Arnaud étaient là pour nous sauver la vie en tenant les portes, merci encore, et qu'en plus, c'était même pas le bon, mais bon, ça, faut pas le dire. Et puis on a fini par retrouver le bon RER, celui où Juliette s'appuie contre les portes pour tomber quand les gens ils les ouvrent et on est allées chez Juliette. Chez Juliette, y'a un Baby-Foot que même qu'on a perdu à deux contre une, parce que je suis vraiment nulle au Baby-Foot, mais c'est pas trop de ma faute aussi si la balle elle voulait tout le temps aller dans notre but. Quand il a fallu faire le riz, Emeline, elle savait pas trop combien y'avait de grammes dans un paquet de cent vingt grammes. Et puis aussi, faut que je dise à Maman que chez Juliette, l'eau elle bout-hyper-vite, c'est trop magique, ma Maman, elle va pas en revenir. Ah et puis je vous ai pas dit, mais Emeline et Juliette, elles ne font que chanter Star Wars, parce qu'à la radio, y'a rien de bien. Aussi, maintenant, je connais la recette des galettes de patates by Emelaïne et du truc jaune qu'il y avait à la cantine l'autrefois by Juliette. Y'en a, je ne citerai pas de noms, mais bon, ils ont un peu du mal avec les blagues de pingouins et de manchots. Le Brownie était délicieux. Il y avait des histoires de « Attention, chient méchant » ou de « Maison sous vidéosurveillance » ainsi que de folie génétique et de roses dans le jardin que même que c'est un ami d'Emeline qui fait les jardins et c'était plutôt rigolo. C'était une super soirée. Samedi matin, c'était bien aussi. Saviez-vous qu'il y avait quatre-vingt-trois carreaux au plafond de la salle de physiques ? Et bien maintenant, vous le savez. En physiques, aussi, on a lu le Journal du Lycée, et avec Emeline, on a décidé qu'on irait de la porte d'entrée à la vie scolaire les yeux fermés, et aussi qu'on collerait une feuille BUT WHAT ? sur le dos de Mélanie, sur son pull WANT MORE si, si, c'est véridique. Samedi après-midi, c'était génial aussi. J'étais avec Aïda et Gaëlle lorsque Aïda a fait des avances au Monsieur d'en face de moi dans le RER, c'était marrant. J'étais avec elles aussi quand elles racontaient n'importe quoi, fidèles à leurs habitudes, et quand on s'est perdues dans le RER. Avec elles aussi quand on a fouillé tout Gibert Jeune. C'était un après-midi fort sympathique. Hier soir, j'ai fait ma pro des résumés pour Lete qui ne suivait rien aux histoires des Sarachoups. D'ailleurs, elles me manquent mes Sarachoups, tout comme le Défifoo. Et puis même qu'un jour, on ira toutes au concert de Mika, merci Lete pour ce sujet de conversation, parce que sans toi, les Sarachoups ne connaîtraient pas leurs goûts musicaux. Mon article part en Cachuète Ben & Nuts, mais c'est pas grave, continuons tant qu'on y est. Clément aime les glaces à la vanille, je l'ai toujours su. Sans doute pour ça que l'autre soir, il y en avait dans son frigo plein à craquer et que Léa ne cessait de me chanter Au Clair de La Lune. Son écharpe sentait un mélange de caramel et de Hugo Boss. Comme avant. Comme toujours. On a parlé de Benji, de Benji qui me dessinait des Flowers roses et jaunes sur le bras avec ses feutres à paillettes, et de Sandra, de Sandra qui était dans les bras de Clément à l'arrêt de bus le jour où j'ai couru pour m'en aller, et où Clément a couru pour se perdre en confusions et en mensonges et où Sandra a couru pour supplier Clément de me raconter la vérité. On s'est dit pardon. Je n'aurais jamais du le lui dire pourtant, parce que moi, je n'ai rien fait. On a regardé vers le passé et tout effacé. Léa cueillait des pétales de la fleur de la table du salon. La chaîne Hi-Fi faisait résonner des souvenirs. Et Jessica coiffait sa Barbie. Clément demandait à ses adorables demi-s½urs de monter regarder la télé, elles n'en faisaient qu'à leurs têtes et couraient dans toute la maison. Sinon, Aujourd'hui était une journée rien à signaler. Une journée comme je ne les aime pas. J'apprends que ma meilleure amie se tape Biwi, que Converse Turquoise s'est transformé en Converses Kaki et qu'il n'y a plus de Candy-Up au chocolat dans le frigo à Candy-Up au chocolat. En maths, l'autrefois, la prof nous a menacé à coup de de-toute-façon-vous-ne-travaillez-pas-vous-vous-foutez-complètement-des-maths-et-vous-ne-passerez-jamais-en-première-parce-que-dans-toutes-les-première-on-a-besoin-des-maths et trente-trois secondes plus tard, Emeline et moi étions séparées pour cause de bavardages incessants, du basique quoi. Ce matin, je n'étais pas en retard, comme tous les autres matins, parce qu'en se levant à cinq heures quarante-huit, on ne peut qu'être en avance, et j'ai même eu le temps de faire mon lit. Les différents Fan-Club recrutent, et ce depuis des lustres, et tout ça me fait peur. Le 306 est toujours aussi ponctuel, c'est pour ça qu'il est passé sous mon nez et sous celui de la fille au slim rouge, et que toutes les deux, on s'est regardé d'un air désespéré avant le traditionnel « Salut, ça va ? » et la marche de nos ballerines épuisées jusqu'au RER que l'on a raté. Ce matin, c'était deux heures d'espagnol, avec une heure cadeau puisque la prof était en retard. Hello, How are you. Non, c'est pas ça qu'elle a dit. J'essayais de rajouter des terminaisons espagnoles à tous mes mots français, et même que parfois, ça marchait. Une fois sur cinquante-neuf faut dire. Et puis il y a eu une heure de chinois en prime, histoire de flemmarder dans le couloir puisque dans le genre prof-naïve-qui-nous-croit-quand-on-lui-dit-qu'en-seconde-les-carnets-de-correspondance-ça-n'existe-pas-et-que-à-berthelot-les-salles-pour-nous-héberger-pour-une-heure-de-cours-de-chinois-ça-n'existe-pas-non-plus, on ne fait pas mieux. Elle a rendu les contrôles. Doriane. 18. C'est bien. Première note au dessus de la moyenne depuis presque un mois. L'anti-dépresseur de Juliette, c'est les viennoises au chocolat à un euro ché-plus-combien de la boulangerie. Le mien, je ne l'ai toujours pas trouvé. Enfin si, peut-être ... Parce qu'il y a Elles pour illuminer mes journées au lycée. Elles qui me font rire et sourire. Elles qui parlent de faire s'envoler l'idole en agitant leurs mains au rythme des Fiou Fiou Fiou. Elles qui me font découvrir un tas de musiques géniales. Elles qui ne comprendront jamais les blagues Carambar ni celles de pingouins d'ailleurs. Elles qui avaient oublié de me dire qu'il fallait mettre de l'huile sur la plaque des crêpes. Elles qui imitent Bidochon, Le Fan-Club, Dumbo et Serpotame à merveille. Elles qui s'inventent des scénarios de Show-Cola. Elles qui m'ont fait rencontrer les lucioles. Elles qui bouchent les blancs dans les conversations en copiant sur le mec de la table d'à côté à la cantine « Oh, sur la nationale l'autrefois, y'avait un bison (zombie en verlan) tout seul ». Elles qui cherchent une maison à acheter sur la muraille de Pingyao. Elles à qui je dois répéter sans cesse « mais arrêtez, vous êtes méchantes », cette phrase étant largement justifiée. Elles avec qui je découvrirais la joie des pogos et des slams (Non, non, elles ne se la jouaient pas à la Grand Corps Malade quand elles étaient soi-disant bourrées, juste qu'elles sautaient sur la foule) le mardi 19 juin au concert de My Chemical Romance. Elles qui ont effacé toute trace éventuelle de gentillesse chez moi. Elles qui sont les reines de la gruge dans la file de la cantine. Elles qui font des crises de schizophrénie devant les jeux vidéo. Elles qui écrivent de magnifiques poèmes. Elles qui s'essayent aux gâteaux Alsa. Elles qui taillent les gens vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Elles qui se moquent de moi quand je crois à toutes les bêtises qu'elles débitent. Elles qui enventent des mots et expressions bizarres comme "descridibiliser", "laïncher", "on se fait iech" ou encore "on s'en ouf".Elles avec qui je passe de merveilleuses journées. Elles qui sont droguées au Chwebzi et aux Oreo. Elles qui remixeront le clip de Roméo & Juliet. Elles qui se cachent dans des sacs pour des pièces de théâtre. Elles que j'ai rencontré respectivement lors d'un aprèm' passé à Créteil Soleil et d'un stretching-danse-des-canards dans un avion. Elles qui me sont désormais essentielles. Elles que j'adore. Elles, c'est Emeline et Juliette, tout simplement, vous l'aurez compris. Merci d'être là, merci d'être vous.

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# Posté le mercredi 23 mai 2007 12:25

Modifié le mercredi 23 mai 2007 12:39