... Parce qu'il y a des jours comme ça, des jours où je me lance dans du racontage de vie total ...

... Parce qu'il y a des jours comme ça, des jours où je me lance dans du racontage de vie total ...
Il n'y a pas de TP SVT et physiques pendant quinze jours ... Merci Messieurs les jours feriés ... Avec Emeline et Elise, on a mangé des Panini au Nutella. Des vrais, avec du Nutella dedans même. Et puis moi je me disais qu'on aurait pu faire manger le papier et le sac plastique à ma prof de maths parce qu'hier, elle nous a exclues de cours avec nos sacs et des heures de colle, soit-disant parce qu'on bavardait et qu'on rigolait. Genre. C'est pas notre genre. Et puis comme si c'était une raison suffisante pour nous envoyer chez le monsieur qui va rapporter qu'on était mortes de rire en arrivant devant lui, celui qui a osé nous séparer pendant dix minutes consécutives. Le bus était bondé. Et j'ai du écraser une bonne paire de pieds au passage avec un regard étonné lorsque les gens pausaient leurs yeux féroces sur moi pour me faufiler dans un coin. Ca doit être ça de devenir méchante. Avant la Chine, j'aurais attendu le bus suivant où me serait laissé piquer les places assises. Mais Juliette et Emeline m'ont initié aux joies de la méchanceté. Hélas. Je me rattrape en ramassant le sac qu'une petite vieille avait échappé. Et puis je sors. Dehors, il fait chaud. Il y a du soleil. Du vrai même. Du qui me rend brûlante et souriante. Du qui me force à me barbouiller d'écran solaire avant d'aller m'allonger dans l'herbe et de regarder défiler les nuages blancs. Du qui me donne envie de bisouiller Biwi. Du qui me fait aller savourer un jus d'orange avec des vrais oranges dedans. Du qui me pousse à dire des je t'aime à tout le monde. Du vrai de vrai tout simplement. Max parle de m'enfermer dans le salon avec pour seule compagnie celle d'un Candy-Up à la fraise. A la fraise. Comment ose-t-il ? Alors je dis que je serais prête à tout, même à me faire le chignon qui le fait rire pour l'empêcher de m'abandonner. Il répond que c'est d'accord. Et j'ai un horrible chignon perché sur le dessus de ma tête. Mais j'ai Max à côté de moi, au moins. La Chine me manque, et je n'arrête pas d'y penser, même avec Max à côté de moi. Max, je l'aime bien et tout, c'est pas le problème, mais la Chine, je l'aime encore plus, c'est ça le problème. Je ne lui dirais rien. Mais un jour, je ferai mes valises, et je partirais ... En Chine. C'est décidé. Marion m'a manqué et c'est avec joie que je retrouve sa petite frimousse de nounours en chocolat qui me prête ses bras, le temps des retrouvailles. Avec Marion, on va pouvoir recommencer à froisser le papier des Kinder devant un Mac Flurry assises sur le banc de la place du défilé des beaux gosses. Et même qu'aujourd'hui, j'ai des ballerines et un dos nu. Juste parce que c'est l'été et que l'été, j'aime mettre des ballerines et un dos nu. Juliette et moi avons fait des provisions d'abdos pour les deux semaines à venir, suite à un fou rire provoqué par des histoires de fan-club, de préparation psychologique pour samedi midi, de steak haché et de poulet au caramel. Même pas honte. Des tonnes de carnets chinois ont atterri dans ma chambre et ma mère crie à l'envahisseur dès qu'elle pousse ma porte. Paraît qu'on ne peut même pas poser un pied. Je me demande alors comment je réussis à aller me coucher le soir. Sans doute suis-je un génie. Juliette a repris ses bonnes habitudes, à savoir piquer le début et la fin des glaces des autres, et Emeline a repris les siennes aussi, à savoir, exploser d'un rire pas discret pendant le cours d'anglais. Laura a écrit « steak haché » sur le bras d'Axel en cours d'anglais, et je rigolais toute seule, n'ayant pas Petit Mouton avec moi pour être solidaire du rire. Sacha a méchamment tapé Emeline et je crois bien que l'on va devoir se liguer pour lui arracher les sourcils, qui par chance ne sont pas aussi rapprochés que ceux de Monsieur Le Prof de Français, lui mettre une claque dans l'oreille, et un tas d'autres trucs très violents. Je retrouve les gens de la Chine samedi midi, Gaëlle samedi après-midi, et mes Sarachoup's samedi soir, de quoi me combler de bonheur pour les années à venir. Un peu d'exagération, ça ne fait jamais de mal. J'aimerai mettre ma robe à pois et à bretelles, celle qui tourne, avec une paire de tongs et aller me dorer la pilule sur le sable fin de la plage. Le problème, c'est que la robe, je ne pense même pas pouvoir rentrer dedans, m'étant gavée de gourmandises au Pays du Milieu, que les tongs, je ne pense même pas pouvoir les mettre sans que mes pieds ne se mettent à crier famine, dans une souffrance atroce, et que la plage, je ne pense même pas pouvoir m'y échapper avant le mois d'août. Juliette est en train, entre deux cours de TP de raconter que l'on va devenir de grandes athlètes, avec de supers abdos, championnes olympiques. Qui sait ... Je vais tenter un suicide au Nutella si Clément continue à m'ignorer. Ou alors, j'élèverai un cachalot en aquarium, et je le dresserai pour qu'il le mange dans sa totalité. Remarque, pauvre cachalot, il n'aurait pas grand-chose à manger : un c½ur rempli de méchanceté et d'hypocrisie, un cerveau sans rien dedans, zéro graisse, par chance, peut-être réussirait-t-il à calmer son appétit par une touffe de cheveux en pétard, et encore ... Peut-être qu'un requin serait plus efficace. Un vrai, avec des dents hypers aiguisés et des mâchoires d'acier, un redoutable, qui prendrait toute la place dans mon aquarium ... Faudrait que j'essaye ... Quoi que non ... Parce que Clément, il aura toujours une quelconque utilité ... Celle de me faire maigrir par le biais d'une déshydratation, faisant couler toutes mes larmes par exemple. Celle aussi de me donner bonne conscience, car à côté de ce monstre, je suis un ange. Celle de me faire faire toutes les librairies du monde entier pour retrouver le livre qu'il m'avait montré, le livre bizarre, avec la couverture bizarre, et l'histoire bizarre. Celle du distributeur de sourires, hypocrites certes, mais ça, on s'en ouf (copyrighté Emelaïne), ça reste des sourires. Celle de pouvoir me ridiculiser auprès de tout Joinville. Bref. Changement de sujet. J'ai plus rien à dire ... C'est lamentable ... Alors au revoir tout le monde, bonne soirée. Ah et vous savez quoi ? Dans mon frigo, il y a du Candy-Up au chocolat, dans mon placard, il y a du chocolat aux noisettes, et dans ma cuisine, il y a des framboises. Nananananèreuh !

picture => parce que t'en qu'à faire dans la photo dossier, autant ne pas le faire qu'à moitié ... En partant du pull bleu et en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre : Axel, David, Julien, Aurélien, Emeline, moi, Morgane, Laura, Juliette ... (Notons la présence de Coca et de Jus d'Orange sur la table, mais l'absence de Sprite, sans doute camouflé aux côtés d'Aurélien ou de Juliette)

# Posté le jeudi 26 avril 2007 12:14

... Destination Chine, Wonderful, "I can't stop loving you" ...

... Destination Chine, Wonderful, "I can't stop loving you" ...
Dans le bus, je me forçais à ne pas dormir. Et j'étouffais une bouffée de larmes silencieusement. Ce n'était pas le moment de craquer, certainement pas. Alors j'ai eu une envie de bonbons. Une telle envie de bonbons, que je les ai tous mangé. Même les jaunes que je déteste. Et une fois arrivée à la maison, j'ai piétiné pieds nus dans l'herbe fraîche, les paroles de Roméo & Juliet à la bouche. Je me suis allongée et me suis réveillée pour le goûter. Au programme, Candy-Up au chocolat, yahourt à la cerise et verre de grenadine. Même que je pense avoir fait le plein de traces de brins d'herbe sur l'avant bras droit pour au moins quinze jours. J'ai une envie de radis, et Max me parle de danser sous la pluie. Ca fait romantisme de supermarché, comme dirait Gaëlle, ou pire, ça fait romantisme d'épicier du coin je trouve. Ou peut-être que ça ne fait pas romantisme tout court puisque Max et Moi, c'est définitivement fini. Submergée par cette fin de journée, j'engouffre des kilos de Chocapic et autres sucreries au fond de mon ventre. Tout cela n'est pas sérieux. Un petit mouton m'a fait découvrir des tas de musiques. Je les écoute en boucle. Et je repense à la Chine. Parce que je peux vous assurer que la Chine c'était chouette. Il y avait un départ, avec un avion, et des blagues Carambar, avec un stretching au milieu du couloir au milieu de la nuit et de la danse des canards, avec de la gym relaxante. En ce qui concerne les blagues Carambar, je vais vous en raconter une. Sans doute la meilleure des blagues que vous n'entendrez jamais. Notre préférée, à Juliette, Emeline, Esther et Moi. Ouvrez grand vos oreilles (En même temps, je vois difficilement comment vous pourriez les fermer ...). « Avec quoi ramasse-t-on la papaye ? ». Allez, je vous laisse mijoter un peu. La réponse jeudi à dix-sept heures dix-huit minutes cinquante deux secondes. Soyez au rendez-vous. Et puis il y avait des visites, des visites de temples et de jardins magnifiques ... Mais il y a aussi eu, la nuit, la nuit et tout ce qu'elle entraîne ... Le Baby-face, boîte de nuit bondée ... Le Hard-Rock Café, Café de vieux avec nous tous pour mettre un peu d'ambiance et des Ice-Tea suspects ... Les Fook à l'alcool à 56%, autrement baptisé « dissolvant » ou aux mélanges à n'en plus finir, associant bouillon de nouilles instantanées, chips aux concombres et jus de tomate fraise, tout était permis, même les « doses Doriane même pas bourrée », les « Je suis moitié-moitié » d'Emeline, les photos dossier de Juliette dans son état quelque peu anormal ... Les parties de cartes à trois heures du mat' ... Les parties de bowling avec des chaussures bizarres et un Julien qui ne dégomme aucune quille ... Les énigmes qui font réfléchir très longtemps, trop longtemps ... Les soit-disantes boîtes de nuits organisées par les monos, petites salles merdiques où l'on passe « Ti amo ti » en guise de musique ... Les taxis à des heures impossible ... Le Sakoura et sa musique quelque peu pas terrible et ses whisky-Coca ... Les parties de poker avec pour mise des sucettes Hello Kitty et des Arlequin ... Les discussions dans le couloir ... Les marchands de CD's dans la rue et les danses de Cyrus, Arnaud et compagnie ... Et puis il y avait Juliette, accroc au Sprite, ou au Chwebzi pour les élèves de chinois, avec Oréo « Toi tu payes et moi je bois » ainsi qula playlist déprimante, qui m'a donné un minimum de culture rock ... Il y avait des lucioles qui montaient sur la tour de Shanghai et dont les cocons se trouvaient dans la salle de l'aéroport ... Il y avait des restaus, que même qu'heureusement que Super Juju était pour m'aider avec mes baguettes ... Des restaus avec Julien pour qui on commandait spécialement un plat de b½uf aux oignons, et avec trois plats de porc au caramel au milieu de la table et du thé pas très bon ... Il y avait des négociations, avec des offres de Tour Eiffel miniatures et d'échantillons de parfums Dior ... Il y avait du jus d'orange et du café cent pour cent dilué à l'eau ... Il y avait des Oréo, ces délicieuses sucreries sur lesquelles nous nous jetions tous et qui ont donné suite au magnifique surnom que j'ai improvisé pour ce très cher Aurélien qui n'a jamais voulu écouter la chanson composée par Esther et Moi ... Il y avait des douches froides à Pingyao, et un squatteur de lit (« On était trois dans le lit » « Euh, on était même quatre » « Ah oui, et c'était qui le quatrième ? ») ... Il y avait un Bidochon au ventre ressortant et un Jean-Claude aux oreilles décollées, merveilleusement bien imités par Juliette ... Il y avait des téléphones pour se réveiller et communiquer de chambre à chambre ... Il y avait des « On se fait iech » et des « On s'en ouf » à gogo ... Il y avait des nouilles instantanées ... Il y avait des histoires de rendre Dorianechante, qui parait-il ont abouti à quelque chose, bien que je n'en soit pas tout à fait convaincue ... Il y avait des larmes ... Il y avait des sourires ... Il y avait des « Omelette ? » / « Champignons ! » ... Il y avait des Converses et des Van's ... Il y avait des Hello Kitty géantes ... Il y avait des découvertes ... Il y avait des taillages de gens ... Il y avait des vidages de batterie d'I-Pod ... Il y avait des soirées vernis à ongles, dissolvant rose et autres trucs de filles ... Il y avait des histoires d'androgyne, de fan-club, et de batterie ... Il y avait Aurélien travesti avec Juliette et Moi démoralies ... Il y avait des "je suis coincée dans l'ascenseur" suivi d'éclats de rire d'Emeline ... Il y avait des blagues pas drôles ... Il y avait des phrases bizarres, « surtout, si vous vous faites mordre, ne vous faites pas recoudre, et puis, choisissez bien votre mari » ... Il y avait les débuts des glaces et la fin des cônes que tout le monde se faisait piquer, on se demande par qui ... Il y avait des jeux vidéos entraînnant des crises de schysophrénie chez Juliette et des tombées de sommeil chez Emeline ... Il y avait des partouses ou fêtouses aux petits écoliers (Hum ... Les gens doivent sûrement commencer à se poser des questions) ... Il y avait du maquillage de gens qui dorment dans le car ... Il y avait des photos ... Il y avait beaucoup de choses encore ... Beaucoup trop pour tout pouvoir vous raconter ... Alors c'est décidé, je n'irais pas plus loin, pour cause de trop peu de temps ... Mais je n'oublierai pas ... Parce qu'un tel voyage, ça ne s'oublie pas. De telles rencontres, encore moins. Emeline, Juliette, Laura, Morgane, Esther, Axel, Julien, Aurélien, David, Charlotte, Maya, Pierre, Sacha, Arnaud, Quentin, Paul, Léonard, Elisa, Nanaé, et bien d'autres, vous allez me manquer ... Des moments riches en émotion ... Des souvenirs plein la tête ... Des étoiles plein les yeux ... Et de la nostalgie plein le coeur ...

国, 我爱你

... C'est décidé, on se cache dans un pot de nouilles instantannées arômatisées à la tomate, on demande à des chinois de nous verser de l'eau pour nous redonner notre forme à l'arrivée, et on retrouve la Chine ...

# Posté le jeudi 05 avril 2007 12:40

Modifié le vendredi 27 avril 2007 10:06

... Ceci est un article ...

... Ceci est un article ...
(rien que le titre, ça sent bien l'inspiration ...)

Hier, Audrey nous a nargué avec un gâteau au chocolat moelleux à l'intérieur que même qu'il paraît qu'il était super bon. Nous avons fait une bataille de gomme contre Charles et Alexandre en physiques, alors, le prof a dit qu'il manquait du C6H12O6 dans son café et comme j'ai pas compris, j'ai continué à mélanger du truc bleu avec la feuille de ma camarade de classe adorée. Sarah avait sa feuille de réponses sous son cahier pendant le contrôle de maths, pour pas changer, avec sa trousse de tricheuse rose, la trousse Hello Kitty. Et moi, j'avais un stylo dans ma main et rien dans la tête. Alors j'ai dessiné la Chine sur ma feuille. Parce que je pars en Chine après demain, je prendrai l'avion pour la première fois et je ferai des exercices de maths intitulés « Exercices de maintien en bonne forme pour les heureux visiteurs de L'empire du Milieu et pour leurs autres pauvres petits camarades » par ma gentille prof de maths qui crie tout le temps. Et puis en Chine, il y aura un tas de gens que j'aime bien entre guillemets. Il y aura aussi des gens qui me nargueront avec des Mentos, pour finir par me proposer un Tornado « parce que je les aime pas ». Bref. Je pars en Chine après demain. Et je reviens lundi de la rentrée à cinq heures du mat'. Je vous raconterai. Dans le bus, il y avait Max. Comme par hasard. Il puait la clope et il a eu vite fait de sortir un chewing-gum à la menthe de la poche de son Eastpak gris. Sa Maman n'est pas au courant de tout le fric qu'il claque en Marlboro Light chaque jour. Mais moi je le suis. Depuis aujourd'hui. J'ai été faire mes adieux à Clément, et ça sentait la nostalgie de beaux moments. Il m'a prêté des bras qui sentent bons, pour que je puisse être serrée et je les ai gardés sur mes épaules. Et puis, il les as repris, les bras. Alors j'ai murmuré un bisou bisou presque inaudible, prévoyant une inondation pluviale le long de mes joues dans peu de temps, qui, heureusement, n'a pas eu lieu, mes services météorologiques fonctionnant à merveille. Et à la place de pluie, il y a eu des sourires gênés et un au revoir murmuré à l'oreille. Alors j'ai enfilé un slim blanc, une paire de bottes, un serre tête rouge, un bracelet à étoiles, et je suis partie cueillir des pâquerettes. Ca sentait bon l'herbe fraîchement coupée et le printemps. Le printemps, c'est beau pour se dire des mots d'amour. Il y avait des enfants sur les toboggans et de jeunes parents attendris sur les bancs. Et puis il y avait moi, observant d'un ½il ému un tel spectacle. J'ai attra mon sac avant de le poser sur mon épaule et de partir, en marche rapide. J'ai croisé des gens et bizarrement, bien que les connaissant à peine, ça m'a fait quelque chose de les revoir ... Alors je suis rentrée avec un pincement au c½ur parce que Clément et moi, on a tout de même déjà fait un bout de chemin ensemble, et qu'un bout de chemin, ça ne s'oublie pas comme ça ... J'ai fermé les yeux sous le charme des musiques Disney dans ma chaîne Hi-Fi. J'ai rouvert un journal intime de l'an dernier, celui qui disait qu'Alice, Lete et Sarah étaient des filles adorables mais que je ne connaissais rien d'elles et que c'était bien dommage, celui qui disait que Sophie et Lauren étaient exceptionnelles, celui qui disait que Gaëlle, Aïda, Anaïs , Caroline et Sarah 2 étaient attachantes, celui qui disait que mes Six Girls étaient des folles et que je m'entendais à merveille avec elles, celui qui disait qu'Anthony me faisait pleurer, celui qui disait que Clément était beau mais que je n'osais pas aller vers lui, celui qui disait que Ludo, Nico, et Florian étaient très sympatiques, celui qui disaient que mes parents étaient insupportables, celui qui disait que j'avais peur d'aller au lycée et de perdre des gens, celui qui disait que j'avais peur de ne pas savoir marcher avec des ballerines au pieds et un sac à l'épaule, celui qui disait que j'avais peur de rater mon Brevet, celui qui disait encore tant d'autres choses. Celui qui aujourd'hui, n'est plus valable du tout. Tellement de choses ont changé. Le passage au lycée ... Les disputes ... Les nouvelles amitiés ... Les nouvelles histoires de c½ur ... Mes ongles peinturlurés de rouge (attention, « peinturlurer » est un verbe copyrighté sur Alice) tournaient frénétiquement les pages, s'arrêtant parfois sur des passages surprenants, pour, au final, déchirer tant de souvenirs qui finiront dans la poubelle, ou bien re-scotchés. Alors je suis allée dans le jardin, et j'ai tenté de bronzer, sachant pertinemment que je ne bronzerai jamais sauf si j'abuse des UV et des autobronzants et autres trucs de filles. Et encore. Accessoirement, je devrais être en train de boucler mes valises. Accessoirement seulement. Ce n'est pas le cas. En théorie, je devrais être en train de réviser ma SVT. En théorie seulement. Ce n'est pas le cas non plus. Ce matin, au lycée, c'était matinée ciné. Je me demande presque pourquoi je ne suis pas venue en pyjama. Le premier film était magnifique, quoi que puisse en dire le reste de ma classe : des histoires de filles tombées accidentellement enceintes, et d'enfants renversés par des voitures, de fillessabusées et de femmes qui n'en sont pas réellement, d'héroïne et de dons d'organes, de « hijo de puta » et de « lo siento », de prostituées et de bonnes s½urs, tous réunis dans un même but, s'entraidant les uns les autres, pour une unique cause, rendre leurs enfants heureux, bien qu'issus d'une grossesse accidentelle. Un film très spécial et pourtant tellement beau ... Et le deuxième que j'ai suivi avec beaucoup moins d'intérêt que le précédent, ayant une prof de chinois à mes côtés qui ne cessait de faire des commentaires qu'elle jugeait pertinents, un film de pervers d'après Sandra puisque mettant en scène un empereur de Chine de neuf ans qui, malgré son âge avancé buvait encore le lait de sa nourrice. Bref, un film témoignage de l'existence d'un très jeune empereur dans la Cité Interdite. Il paraît que je dois mettre la table et fermer les volets. Je dois aussi, dans l'immédiat, faire une overdose de Candy-Up pour ne pas avoir à subir les discours ennuyeux d'un Papa ennuyeux ce soir. Vendredi, mon réveil sonnera à quatre heures trente du mat', je prendrai mes valises, et j'embarquerais pour la Chine. Vous allez me manquer, et ça, c'est pas des blagues. Des tonnes de bisous à tous, en vous souhaitant d'agréables vacances et de beaux sourires durant ces deux semaines. J'embarque mon vernis bleu et mon Tee-Shirt Wake Up Time To Go To School avec moi. Et puis je vous embarque tous, par la pensée. Ah oui, et j'allais oublier, j'embarque aussi mon nounours mono-oeil, of course. Et au fait, suite aux conseils d'une folle, j'ai bien enter mon serre-tête à pois au fond de mon jardin. Reste plus qu'à espérer qu'un arbre à serres-têtes à pois y pousse, pour que je puisse remplacer le mien, cassé stupidement dans la cour de récré de Berthelot

# Posté le samedi 31 mars 2007 14:24

Modifié le mercredi 04 avril 2007 13:52

... Il pleut et je m'ennuie ...

... Il pleut et je m'ennuie ...
Il fait beau. Je souris quand je traverse. Et quand je sors mes clefs aussi. Je souris tout le temps. Et il fait tout le temps beau. Je sors. On me traite de péripatéticienne en un langage légèrement plus vulgaire. J'enfouis mon visage dans mon sac. Et Clément est un con. Un salop. Et toutes les pires insultes du monde. Mais bon, fallait s'y attendre. Je sors un livre. Il s'appelle « Blonde Attitude » et le titre me plaît. Les pages sentent le café. Ou bien le caramel. Ou le café au caramel. Bref, les pages sentent bon. Comme l'écharpe de Biwi que je n'aime plus mais que j'aime quand même l'écharpe. Je suis toute seule dans le grand hall sombre et froid de Berthelot. Puis des ballerines qui claquent, une fille qui s'asseoit à côté de moi, me balançant un sourire Colgate à la va-vite et déballant un sandwich végétarien comme je les aime. Puis un grand arrive. Le grand, qui me domine de par sa taille s'appelle Clément. Salut. On se connaît ? Indifférence. Hypocrisie. Et tout ce qui va avec. Qu'est-ce qu'on s'amuse. Qu'est-ce qu'on peut être stupides. A faire comme si de rien était, « pour faire bien » devant les amis, à se parler comme si on ne s'était jamais rencontrés, à croiser nos regards lourds de reproches. Je repositionne un serre-tête à paillettes noires et ouvre un miroir pour vérifier que tout est aux normes. On sort. La pétasse de Clément me regarde, méprisante, une sucette rouge en forme de c½ur dans la cavité buccale. Elle file dans les bras d'une autre pétasse, fille très artificielle qui écrase de son talon aiguille un mégot de cigarette devant chez Nico. Son slim rouge attire les regards de tous. D'un geste frénétique, Clem balance son sac aux pieds de Marion, et c'est parti pour un match de foot. Pull bleu contre Converses Turquoise. J'ai mon Tee-Shirt transparent et moulant, le même que celui de Lete, Alice & Sarah, et un Doliprane dans mon sac. Le cerisier est en fleurs et Sandra, Daniel et Maya ont déjà dit que si j'avais un cerisier, c'était tout le monde chez moi cet été. Les gourmands ... Dans le bus, le conducteur à l'air heureux. Peut-être qu'il est Papa. Ou peut-être qu'il est en vacances ce soir. Ou alors, c'est peut-être qu'il a mis sa nouvelle cravate. Ou bien, peut-être qu'il n'est pas heureux du tout. Il dit bonjour quand on entre. Il ferme les portes du 306. Et il démarre. Les rues défilent à la fenêtre. On passe devant chez Emeline. Les gens montent, portable à la main, I-Pod aux oreilles. Ca parle de SVT. La dame du fond lit « Journal d'une Hirondelle » et je veux lui dire que ce livre est génial et qu'elle ne risque pas d'être déçue. Mais elle a déjà du s'en rendre compte. Il y a un sac à petites étoiles, celui qu'Alice veut. Et il y a des cheveux ébouriffés. J'ai enlevé mon vernis rouge au dissolvant rose et remis ma bague, ma montre et mes boucles d'oreille, merci Alice. Des histoires de Pizza Hut ont flotté dans l'air toute la journée. Des frissons me parcourent. Sans doute en manque de Candy-Up. Charlotte a voulu que j'écrive R.I.S. sur ma main gauche et Sacha s'est moqué et les gens regardent ma main bizarrement dans le 306. R.I.S, vingt heures cinquante, ce soir, sur TF1, vous avez intérêt à être au rendez-vous, Charlotte en a décidé ainsi. J'ai de photos sous les yeux. Des photos de vacances, Marion, Agathe, Camille, Cindy, Emilie, des souvenirs partis en poussière, des lettres déchirées, des post-it parfumés, beaucoup de choses envolées, témoignages d'une époque oubliée. Des photos de collège, Lauren, Sophie, Laetitia, Alice, Sarah, Gaëlle, Aïda, Anaïs, des souvenirs auxquels je me suis trop longtemps rattachés, et qui, au final, s'envolent, comme tous les autres. Des visages, des sourires, des musiques, beaucoup de choses. Une nostalgie inévitable. Et puis, ce midi, il y avait des poissons, avec des yeux dans l'assiette de Charles, des poissons qui ont fini au milieu de mes brocolis. Je dis Berk. Et Alexandre dit Retourne à Verdun. Il paraît que l'on devait rire. Il y a une phrase gribouillée dans mon cahier de brouillon : « « Pythagore, le pauvre homme, vous l'avez définitivement achevé », Mme Pour**** (Maths) ». Emeline rigole. J'ai une règle Muji Muji et une calculatrice rose fluo que Charles et Sandra veulent me piquer. Les maths, c'est pas mon truc. Le deux et demi sur vingt me revient à l'esprit et je me demande quel plan stratégique développer pour me rattraper. Mais des plans stratégiques, je n'en ai pas. Ce que j'ai, par contre, c'est des kilos en trop, et les Panini au Nutella n'arrangent rien. J'avais dit que je n'irais pas à la gym ce soir, mais je courrais, promis. En suis-je capable ? Aurais-je le courage ? Cela reste à voir. Dehors, il pleut, et demain, je garde Lou. Lou et moi, on se fera un petit meeting histoire de parler mecs, brushing, manucure, garde-robe, amour, gloire, beauté et autres trucs de filles. Je lui ferais des crêpes, comme tous les vendredis, sauf que demain, ça sera samedi. Je lui raconterais que j'ai vu Aloïs à la boulangerie, et elle ne voudra pas me laisser retourner chercher du pain à la boulangerie, prétextant que c'est SON Aloïs. Oh l'amoureuse ! Et puis sa Maman rentrera, des tonnes de sacs dans les mains. Elle appellera le Papa de Lou pour lui dire que le week-end prochain, c'est lui qui la garde. Alors, elle déposera un bisou sur une Lalo endormie et m'obligera à rester cinq minutes histoire de regarder un DVD qu'elle a pris au vidéo-club en rentrant du boulot. Et une fois de plus, cette jeune Maman nous préparera des tisanes fruits des bois à déguster sur le canapé, devant Titanic. Et je rentrerais, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les parents.

# Posté le vendredi 30 mars 2007 08:49

... Sarachoup's Girls [article à venir] ...

... Sarachoup's Girls [article à venir] ...
Parce que cet article est encore valable. Que celui aussi. Et que celui également.


Samedi, c'était chouette. J'avais physiques. Et contrôle en plus. Avec rendez-vous de mes parents avec le prof en prime. Alors on peut se demander si malgré tout cela, il était possible de garder sa bonne humeur. Et je vais vous répondre que oui. Quand on sait qu'on va passer une journée avec trois de ces personnes que l'on juge essentielles à son bonheur. Or, donc, je sortais du lycée, le sourire aux lèvres. Après des minutes de voyage harassant à me faire ronfler dessus par une espèce d'humain visqueux qui m'a empêché de profiter pleinement de l'accoudoir (dans le bus comme au cinéma, la Guerre des Accoudoirs est lancée), j'arrive à la Maison, Val-de-Marne, au Nord de la France, en Europe, sur la Terre, la cinquième à gauche depuis la voix lactée. Et cette journée s'annonçait comme étant une belle journée. D'abord, c'était une journée à base de parapluies, de Galeries Lafayette et de Défifoo. Je vous explique. Il y avait Letou Pupuce, il y avait Sarachoups, et il y avait Aliceounette Pouet Pouet, de leurs prénoms respectifs Laetitia, Sarah et Alice. Il y avait aussi du foutage de gueule de mon traditionnel Aaaaaalo que même que c'est même pas vrai que je dis Alo comme ça, mais bon, c'est pas grave, je leur pardonne leur méchance. Et il y avait Paris. jà, pour se rendre à Paris, c'est toute une organisation. Alors il y avait le RER, que même que pour aller jusqu'au RER, il faut faire des kilomètres et des kilomètres de marche à pied, EN BALLERINES, et sous la pluie. Alors il y avait des parapluies. En effet, les parapluies roses, rose à pois, multicolores à rayures et multicolores à rayures II font leur apparition, nous donnant des airs de colonie de vacances qui chante à tue-tête Pirouette Cacahuète que même que je suis la seule à connaître les paroles par ur. Avec le RER qu'il faut mettre les deux pieds sur la même marche dans l'escalator, bin oui Alice, sinon, on tombe. Ce qu'il y a de bien dans le RER aussi, c'est quand il y a beaucoup de monde, tu peux pas sortir, alors tu dis Pardon, Merci, et Bonne journée, pour faire petite fille bien polie et même que d'après Lete, le « Bonne journée » n'est pas indispensable. Et dans le RER, il y a des MP3 qui ont pris des coups de soleil mais qui sont rescapés où on peut écouter des chansons de Michel Berger, qu'on sait pas trop si elles vont être dans les « M » comme Michel, ou dans les « B » comme Berger, donc bon, on les écoutera pas, ça ira plus vite. Ce qu'est chouette, c'est que quand on va aux Galeries Lafayette, on a un guide privé qui se retrouve toujours devant le stand Hello Kitty, par pur hasard, cela va de soi. Et aux Galeries Lafayette, il y a des trucs marrants, ou trop choubzi de la vie quand on parle le langage des mots mignons. Y'a aussi des jolis slims, mais évidemment, impossible de trouver notre taille parce que d'après Alice, il n'y a que des tailles pour anorexiques. Et puis aux Galeries Lafayette, y'a peuttre un sac qu'Alice recherche depuis si longtemps, mais non, il n'y est pas. Dommage. On se console en regardant des ballerines et des vêtements quelques peu spéciaux, qui, d'après Sarah, constituent un véritable Musée des Horreurs. Et puis au Galeries, bien-sûr, il y a les grandes marques. Celles qui nous font tous plus ou moins rêver. Chloé et ses magnifiques jeans. Chanel et ses beaux sacs. Dior. Dolce&Gabbana. Prada. Jimmy Choo. Et cætera. Mais aux Galeries, au milieu de tant de trésors, on trouve aussi un McDo. C'est d'un folklorique, je vous l'accorde ... Un McDo sans chaises, sans place où s'asseoir, avec un Ice Tea qui n'a pas le goût d'Ice Tea et un Coca qui est peut-être un Ice Tea, avec des Sunday natures, des Sunday Caramel, des frites et des MacFlurry M&M's, avec des discussions que même que maintenant, je connais parfaitement la physionomie et la tenue vestimentaire de chaque personne issue de D'Arsonval. Il y avait aussi un Bershka. Et chez Bershka, il y a des Tee-Shirt trop moulants Wake Up Time to go to School, et des interrogatoires sur notre département. Après avoir exploré les moindres recoins des Galeries Lafayette, il y avait photomaton, tradition oblige. Ce qu'est chouette, c'est les photomatons où dedans, y'a un truc suspect qu'on sait pas trop ce que c'est, sans doute de simples reflux de sandwich au thon et aux ½ufs mayonnaise, dégoulinant contre les parois de la cabine que du coup, c'est un peu du contorsionnisme pour n'avoir aucun contact avec la chose répugnante en question. Avec une Sarah qui appuie sur les boutons sans qu'on ne lui ait rien demandé. Et des photos assez dossier. Puis, il y avait le retour en RER, qui s'est fait avec un récit détaillé de l'histoire de chaque ticket de caisse présent dans le portefeuille de Sarah. Il y avait une nouvelle randonnée sous les parapluies, à chanter Henri Dès cette fois, Henri Dès qu'Alice est allée voir en concert et dont elle possède tous les CD, et à discuter allergies aux préservatifs parfumés. Alors, il y avait chez Alice. Et chez Alice, il y avait des commandes au Carla's Coffe. Pizzas et Paninis au Nutella étaient au rendez-vous, même que cette fois, les Paninis au Nutella n'étaient pas rassis et même que cette fois, Sarah n'a pas enlevé les champignons de sa pizza à la fourchette. Après, il y avait MSN, et la webcam, au grand bonheur de Mademoiselle Laetitia. Et il y avait un jeu de société, le nouveau jeu de Lete, le meilleur de tous, je parle bien-sûr de Defiffoo. Avec des sculptures de girafes, en art contemporain, le coup de fil d'une Miss France à une sorcière pour conseils de beauté, les inventions de chansons avec nos prénoms, les mots de cinq lettres, etc. Avec surtout des fous rires incontournables. Et même que Lete n'était pas contente dès qu'il y avait marqué « un crayon et une feuille » dans la case « matériel ». Il y avait des clips, avec celui de Michael Youn et Pascal Obispo, la parodie de Diam's, avec le chien qui se fait balancer et même que c'est le passage qui fait le plus rire Sarah. Il y avait un DVD, Hell que même que dans le DVD, « ils parlent pas, ils disent pas ses pensées, et puis les décors sont mal fait, la fille est pas belle, Andréa est laid, c'est pas comme dans le livre, c'est nul ». Mais c'était bien quand même. Et puis il y avait une chambre, avec plein de matelas, de coussins et de couettes avec du chocolat dedans. Et sans bouteille d'eau que même que j'ai même pas eu soif. Il y avait une nuit, avec une heure de moins. Et puis il y avait un lendemain. Avec des chats trop mignons, Ebène et Fidji qui voulaient embêter Sarah qui voulait les emter et qui me tirait les cheveux et qui balançait des oreillers sur Lete qui voulait embêter Sarah avec Alice qui l'a enfouie sous la couette pour plus qu'on l'entende. Alors il y avait un matin croissants - Yop (soi-disant meilleurs que les Candy-Up). Et il y avait des histoires de scanner qui faisait des traits sur les photos que même que du coup Alice Sarah passaient pour des fantômes et que c'était rigolo. Il y avait des livres sur la Think Pink Génération, des livres comme Hell, It Girls ou bien Bubble-Gum avec des exercices de maths et des repères orthonormaux, orthogonaux et tout le tralala et avec Voltage qui ne repassait que des chansons âgées d'un minimum de deux ans. Il y avait des blogs de clubbers, de poufs, des mecs les plus mignons d'Ile-de-France, de filles les plus jolies du Val-de-Marne, etc. Et puis, il y avait des Au Revoir à l'entrée, une Maman dans une voiture qui nous remmenait, nous, et nos souvenirs d'un super week-end pleins la tête. On passe notre temps à chercher des amis, des vrais, en qui on peut avoir confiance, ceux qui seront capables de nous relever lorsqu'on trébuche, ceux qui seront capables de faire un bout de chemin avec nous. Et bin moi, des amis comme ça, je crois que j'en ai trouvé. Laetitia, Sarah, Alice, je vous aimounet en folichoup's.

# Posté le dimanche 25 mars 2007 11:28

Modifié le mercredi 28 mars 2007 12:39