Parce que cet article
là est encore valable. Que celui
là aussi. Et que celui
là également.
Samedi, c'était chouette. J'avais physiques. Et contrôle en plus. Avec rendez-vous de mes parents avec le prof en prime. Alors on peut se demander si malgré tout cela, il était possible de garder sa bonne humeur. Et je vais vous répondre que oui. Quand on sait qu'on va passer une journée avec trois de ces personnes que l'on juge essentielles à son bonheur. Or, donc, je sortais du lycée, le sourire aux lèvres. Après des minutes de voyage harassant à me faire ronfler dessus par une espèce d'humain visqueux qui m'a empêché de profiter pleinement de l'accoudoir (dans le bus comme au cinéma, la Guerre des Accoudoirs est lancée), j'arrive à la Maison, Val-de-Marne, au Nord de la France, en Europe, sur la Terre, la cinquième à gauche depuis la voix lactée. Et cette journée s'annonçait comme étant une belle journée. D'abord, c'était une journée à base de parapluies, de Galeries Lafayette et de Défifoo. Je vous explique. Il y avait Letou Pupuce, il y avait Sarachoups, et il y avait Aliceounette Pouet Pouet, de leurs prénoms respectifs Laetitia, Sarah et Alice. Il y avait aussi du foutage de gueule de mon traditionnel Aaaaaalo que même que c'est même pas vrai que je dis Alo comme ça, mais bon, c'est pas grave, je leur pardonne leur méchanceté. Et il y avait Paris. Déjà, pour se rendre à Paris, c'est toute une organisation. Alors il y avait le RER, que même que pour aller jusqu'au RER, il faut faire des kilomètres et des kilomètres de marche à pied, EN BALLERINES, et sous la pluie. Alors il y avait des parapluies. En effet, les parapluies roses, rose à pois, multicolores à rayures et multicolores à rayures II font leur apparition, nous donnant des airs de colonie de vacances qui chante à tue-tête Pirouette Cacahuète que même que je suis la seule à connaître les paroles par c½ur. Avec le RER qu'il faut mettre les deux pieds sur la même marche dans l'escalator, bin oui Alice, sinon, on tombe. Ce qu'il y a de bien dans le RER aussi, c'est quand il y a beaucoup de monde, tu peux pas sortir, alors tu dis Pardon, Merci, et Bonne journée, pour faire petite fille bien polie et même que d'après Lete, le « Bonne journée » n'est pas indispensable. Et dans le RER, il y a des MP3 qui ont pris des coups de soleil mais qui sont rescapés où on peut écouter des chansons de Michel Berger, qu'on sait pas trop si elles vont être dans les « M » comme Michel, ou dans les « B » comme Berger, donc bon, on les écoutera pas, ça ira plus vite. Ce qu'est chouette, c'est que quand on va aux Galeries Lafayette, on a un guide privé qui se retrouve toujours devant le stand Hello Kitty, par pur hasard, cela va de soi. Et aux Galeries Lafayette, il y a des trucs marrants, ou trop choubzi de la vie quand on parle le langage des mots mignons. Y'a aussi des jolis slims, mais évidemment, impossible de trouver notre taille parce que d'après Alice, il n'y a que des tailles pour anorexiques. Et puis aux Galeries Lafayette, y'a peut-être un sac qu'Alice recherche depuis si longtemps, mais non, il n'y est pas. Dommage. On se console en regardant des ballerines et des vêtements quelques peu spéciaux, qui, d'après Sarah, constituent un véritable Musée des Horreurs. Et puis au Galeries, bien-sûr, il y a les grandes marques. Celles qui nous font tous plus ou moins rêver. Chloé et ses magnifiques jeans. Chanel et ses beaux sacs. Dior. Dolce&Gabbana. Prada. Jimmy Choo. Et cætera. Mais aux Galeries, au milieu de tant de trésors, on trouve aussi un McDo. C'est d'un folklorique, je vous l'accorde ... Un McDo sans chaises, sans place où s'asseoir, avec un Ice Tea qui n'a pas le goût d'Ice Tea et un Coca qui est peut-être un Ice Tea, avec des Sunday natures, des Sunday Caramel, des frites et des MacFlurry M&M's, avec des discussions que même que maintenant, je connais parfaitement la physionomie et la tenue vestimentaire de chaque personne issue de D'Arsonval. Il y avait aussi un Bershka. Et chez Bershka, il y a des Tee-Shirt trop moulants Wake Up Time to go to School, et des interrogatoires sur notre département. Après avoir exploré les moindres recoins des Galeries Lafayette, il y avait photomaton, tradition oblige. Ce qu'est chouette, c'est les photomatons où dedans, y'a un truc suspect qu'on sait pas trop ce que c'est, sans doute de simples reflux de sandwich au thon et aux ½ufs mayonnaise, dégoulinant contre les parois de la cabine que du coup, c'est un peu du contorsionnisme pour n'avoir aucun contact avec la chose répugnante en question. Avec une Sarah qui appuie sur les boutons sans qu'on ne lui ait rien demandé. Et des photos assez dossier. Puis, il y avait le retour en RER, qui s'est fait avec un récit détaillé de l'histoire de chaque ticket de caisse présent dans le portefeuille de Sarah. Il y avait une nouvelle randonnée sous les parapluies, à chanter Henri Dès cette fois, Henri Dès qu'Alice est allée voir en concert et dont elle possède tous les CD, et à discuter allergies aux préservatifs parfumés. Alors, il y avait chez Alice. Et chez Alice, il y avait des commandes au Carla's Coffe. Pizzas et Paninis au Nutella étaient au rendez-vous, même que cette fois, les Paninis au Nutella n'étaient pas rassis et même que cette fois, Sarah n'a pas enlevé les champignons de sa pizza à la fourchette. Après, il y avait MSN, et la webcam, au grand bonheur de Mademoiselle Laetitia. Et il y avait un jeu de société, le nouveau jeu de Lete, le meilleur de tous, je parle bien-sûr de Defiffoo. Avec des sculptures de girafes, en art contemporain, le coup de fil d'une Miss France à une sorcière pour conseils de beauté, les inventions de chansons avec nos prénoms, les mots de cinq lettres, etc. Avec surtout des fous rires incontournables. Et même que Lete n'était pas contente dès qu'il y avait marqué « un crayon et une feuille » dans la case « matériel ». Il y avait des clips, avec celui de Michael Youn et Pascal Obispo, la parodie de Diam's, avec le chien qui se fait balancer et même que c'est le passage qui fait le plus rire Sarah. Il y avait un DVD, Hell que même que dans le DVD, « ils parlent pas, ils disent pas ses pensées, et puis les décors sont mal fait, la fille est pas belle, Andréa est laid, c'est pas comme dans le livre, c'est nul ». Mais c'était bien quand même. Et puis il y avait une chambre, avec plein de matelas, de coussins et de couettes avec du chocolat dedans. Et sans bouteille d'eau que même que j'ai même pas eu soif. Il y avait une nuit, avec une heure de moins. Et puis il y avait un lendemain. Avec des chats trop mignons, Ebène et Fidji qui voulaient embêter Sarah qui voulait les embêter et qui me tirait les cheveux et qui balançait des oreillers sur Lete qui voulait embêter Sarah avec Alice qui l'a enfouie sous la couette pour plus qu'on l'entende. Alors il y avait un matin croissants - Yop (soi-disant meilleurs que les Candy-Up). Et il y avait des histoires de scanner qui faisait des traits sur les photos que même que du coup Alice Sarah passaient pour des fantômes et que c'était rigolo. Il y avait des livres sur la Think Pink Génération, des livres comme Hell, It Girls ou bien Bubble-Gum avec des exercices de maths et des repères orthonormaux, orthogonaux et tout le tralala et avec Voltage qui ne repassait que des chansons âgées d'un minimum de deux ans. Il y avait des blogs de clubbers, de poufs, des mecs les plus mignons d'Ile-de-France, de filles les plus jolies du Val-de-Marne, etc. Et puis, il y avait des Au Revoir à l'entrée, une Maman dans une voiture qui nous remmenait, nous, et nos souvenirs d'un super week-end pleins la tête. On passe notre temps à chercher des amis, des vrais, en qui on peut avoir confiance, ceux qui seront capables de nous relever lorsqu'on trébuche, ceux qui seront capables de faire un bout de chemin avec nous. Et bin moi, des amis comme ça, je crois que j'en ai trouvé. Laetitia, Sarah, Alice, je vous aimounet en folichoup's.