Il y a des jours avec. Il y a des jours sans. Aujourd'hui, c'était un jour average, moyen autrement dit. J'avais eu une envie soudaine de slim-ballerines-pull, le tout en H&M, et une envie de n'en faire qu'à ma tête. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'aujourd'hui, j'ai débarquée avec mon slim-ballerines-pull H&M avec serre-tête doré en prime, et puis sac de pétasse, bien sûr. Et j'ai fait du ping-pong. Sacha m'a battue d'un point, et je lui en veux encore. Gabrielle a contribué à la modernisation de mon portable, et je lui en suis reconnaissante. Les mèches blondes d'Alexandre sont naturelles. Par contre, en français, on parlait des blonds authentiques, n'est-ce pas Marianne ? Mélanie est une traîtresse, mais bon, ça, je ne lui en veut pas. Laura a eu des places pour un concert je ne sais pas lequel pour son anniversaire. Emeline ne voulait pas aller dans la foule ce matin, et j'ai du la forcer. Maya, Sandra et Arnaud envahissent notre table de ping-pong. Estelle casse les balles. Esther plaque son mec pour un autre. C'était les nouvelles de la Seconde F. En ce qui concerne les nouvelles de l'égocentrique, elle va bien. Si on met de côté ces problèmes sentimentaux. Alors on va les mettre de côté. Comme je vous l'ai déjà dit, je dois rédiger un petit quelque chose pour mon prof de français, et mon passage en L en dépend. Je peux juste vous dire que le début, c'est une fille qui roule sur la route. En voiture. Very intersting, isn't it ? Peut-être qu'il y aura des histoires de règles Muji Muji, comme Gabrielle l'a suggéré, ainsi que des histoires d'articles bizarres, comme Florence l'a si justement insinué, ou peut-être aussi des histoires de réparage de I-Pod, telles étaient les préoccupations de Sarah ou des histoires de réchauffement climatique suite aux idées de Gaëlle, mais également, peut être une petite part d'histoire de musique, merci Lauren ou encore une histoire d'écriture et de vocation, suite aux suggestions d'Alice. Donc merci à toutes (oui, parce qu'apparement, ici, le genre féminin est en majorité) pour ces conseils qui vont m^'etre d'une très grande utilité. Bref, viendra un jour où je vous la montrerais mon histoire de voiture qui soulève des nuages de poussière brune dans sa course folle. Les beaux jours reviennent à petits pas. Peut-être même à grands pas. Le soleil brille et on est obligés de fermer les stores en 211 pour ne pas avoir le soleil dans les yeux. C'est plutôt bon signe. Par contre, ma note de géo sur le défi alimentaire, elle, elle ne brille pas. Elle est même plutôt catastrophique, mais bon, faudra m'y faire. Et puis quand moi j'ai une mauvaise note, ce à quoi je me suis quelque peu habituée, y'a pas Malabar. Bin oui, parce que la publicité mensongère qui te raconte du blabla comme quoi « Si y'en as marre, y'a Malabar » et bin c'est n'importe quoi. Moi, je croyais que Monsieur Malabar allait venir me gonfler une super bulle qui ferait que ma note écope d'un zéro à droite du deux, mais non, apparemment, monsieur Malabar, il était en plein bronzage et il a pas eu envie de bouger son popotin pour secourir une pauvre petite fille qui allait récolter la colère de ses parents. Et la colère de mes parents était telle que la page rendez-vous parents-professeurs de mon carnet de correspondance est pleine à craquer. Mon pseudo MSN est ridicule. Avec des petits c½ur de partout. Max dit qu'il ne m'en voudra pas. Et je lui dit que si il continue, je bouderai pour l'éternité. Alors il répond que je ne changerai jamais et que c'est bien pour ça que je suis et que je resterai son coulis de framboise. Si il était en face de moi, il y a longtemps que je lui aurai dit. Mais là, je ne peux pas. Parce que mine de rien, Max, je l'aime bien. Le « bien » était de trop, je crois. Demain matin, je me lèverai, comme tous les matins, sauf que demain matin ne sera pas identique aux autres matins. Non pas parce que demain matin, ça sera la Sainte Rodrigue et que ce prénom n'est pas portable. Ni parce que demain matin, le frigo sera dévalisé des derniers Candy-Up au chocolat, et pas à la fraise, et que je serais contrainte de filer comme une somnambule chez l'épicier du coin pour survivre. Ni parce que je me rendrais compte que j'ai oublié de faire les exos de maths, non, parce que ça, c'est habituel, et volontaire, je précise. Ni parce que le pull gris que je voudrais mettre sera dans la machine à laver et que je serais obligée de le sécher au sèche-cheveux si je veux adopter une tenue vestimentaire potable et éviter de justesse le pull à fleurs oranges et rouges que ma Maman m'a acheté dernièrement. Non, pour rien de tout ça. Mon matin, il ne sera pas identique aux autres, parce que j'aurais le droit à un Choco Bon de Maxime. Il me l'a promis juré craché. Et il a craché, même. Sur le quai du RER en plus. Et j'ai crié en disant Bêrk. Et il s'en foutait. Comme de sa première chaussette. Il a dit qu'il me ramènerait le Choco Bon quand même. Je n'attends que ça. Parce que demain, je mangerai mon premier chocolat du mois de mars. Si, si, c'est pas des blagues, je fais régime, hé. Maxime, il est pas dans mon lycée. Alors j'ai voulu lui montrer comment il était mon lycée. On a eu le train de dix-sept heures douze. Y'avait un monsieur avec un journal qu'il lisait à l'envers dedans. Et je l'ai dit à Maxime qui l'a dit à Clara qui l'a dit à Biwi, qui l'a dit à Marion qui a rigolé et l'a dit au monsieur qui lisait son journal à l'envers qui a rigolé aussi et a dit que oh, ces jeunes, qu'est-ce qu'ils étaient moqueurs. Moi je voulais lui proposer de l'aider à faire son Sudoku, parce que j'aime bien faire les Sudoku des gens, mais j'ai pas osé, parce que le monsieur il nous regardait bizarrement. Il avait même l'air méfiant. Marion a dit que c'était bizarre qu'il n'y ai pas écrit « Attention, monsieur méfiant » sur son front, et je lui ai répondu qu'elle était conne et blonde par-dessus le marché. Et elle a dit qu'étrangement, cette description d'elle-même s'appliquait à moi aussi. RER. Froid. Marche. Frissons. Sourire. Lycée. Madame de la bibliothèque. Panneau d'information. Maxime, il l'a adoré mon lycée. Tu vois les yeux grands ouverts que je fais quand je suis choquée pour faire genre je suis vraiment choquée ? Et bin Maxime, il faisait les mêmes. En mieux. Mon lycée, c'est vrai qu'il est passable, avec la statue de Marcelin Berthelot qui fait peur à l'entrée, avec le parquet qui grince dans le couloir des casiers, avec les escaliers interminables, avec les étages aux couleurs flashies, avec les fenêtres que tu peux ouvrir de deux façons et que moi j'ose jamais ouvrir parce que j'ai peur que la fenêtre me tombe dessus, avec l'Intendant qui joue son rigolo, avec le Mac Do en face qui nous ai presque exclusivement réservé, avec la mousse au chocolat de la cantine, et avec le mec juste devant moi qui est plutôt beau gosse. Mais si, tu sais, le brun aux yeux bleus, le visage d'ange , le slim, le pull Ralph Lauren, les Converses Kaki et les mains dans les poches. Alors je prends Maxime par le bras, pour cause de Biwi que je ne sais pas comment il a fait, mais il est là, en train de jouer au foot avec le pull bleu à carreaux, genre. Il passe sa main dans ses cheveux, ça m'énerve, je ne supporte pas les je-me-la-pète, et heureusement que Maxime est là pour m'empêcher d'aller me poster devant ses beaux yeux. On court dans la gare pour ne pas rater le RER, genre, comme dans les films, sauf qu'à cause des tours de terrain que nous faisait faire mon prof de sport en athlé le lundi matin, je cours plus vite que les filles dans les films. Bin quoi, faut bien se la jouer un peu. En fait, je courrais tellement vite que le RER, on a réussi à le rater quand même. Bin quoi, c'est quand même pas de ma faute si le tourniquet il voulait pas tourner. J'ai dit au revoir à Maxime, je suis rentrée, et puis j'allais oublier, je repars dans deux secondes. J'ai mon bus à prendre. [S.A.L.D. Team] me manque. Les autres aussi. C'est arrivé comme un cheveu sur la soupe, mais c'est pas des blagues. J'aimerai retrouver tous ces gens qui faisaient partie de mon quotidien dans mon collège. J'aimerai ne pas les avoir perdus. Et j'aimerais que mes parents acceptent l'idée de la colo avec Viviane. J'aimerais beaucoup de choses, je n'aurais peut-être rien. Alexandre m'énerve. J'argumente. Il contre-argumente. "Danse avec lui" n'est pas un film uniquement à la portée des blonde. Mais défendez-moi !!!
/!\ Max et Maxime sont deux êtres différents, hein ? C'est pas de ma faute si leurs prénoms se ressemblent !
picture => Peut-être que la nostalgie de mes premiers pas refait surface.