... Je ne sais même pas ce qui me pousse à vous montrer ça ...

... Je ne sais même pas ce qui me pousse à vous montrer ça ...
Le début de ma rédaction. Nul. Archi-nul. Pitoyable. Aidez-moi.

***

Les bandes blanches à intervalles réguliers défilaient sous les pneus de la vieille Peugeot qui soulevait des nuages de poussière brune sur son passage, dans sa course folle. La route était chaotique, et, Alice, fatiguée. L'eau perlait sur son front et de grandes cernes s'étaient creusées sous le bleu de ses yeux. D'un geste vif malgré sa grande fatigue, elle écarta une de ces mèches blondes qui ne cessaient de virevolter au contact de l'air s'engouffrant par la vitre avant, découvrant ainsi un joli visage d'enfant. Un coup d'accélérateur lui permit de devancer le Kat Kat, la seule trace d'humanité qu'elle avait aperçue en plusieurs semaines de voyage, et cela fit naître sur ses lèvres l'ébauche d'un sourire. Elle enfila, tout en prenant soin de garder une main sur le volant et un oeil sur la route le CD de Radiohead dans l'autoradio. Le paysage défilait sous ses yeux inondés de larmes, comme si toutes ces collines, toute cette verdure, cherchaient, en vain à gagner cette course infernale contre la vieille Peugeot. Elle avait l'impression de rouler depuis des heures entières, voire des mois, et peut-être même des années. L'air était sec et froid, et la route semblait interminable. Ce n'est qu'en regardant très attentivement que l'on pouvait distinguer des traces de vie humaine, au loin. Dans la lueur tremblotante des phares, apparut un panneau indicateur. Paris et sa Tour Eiffel, Paris et ses statues, Paris et ses chevalets sur les escaliers de Montmartre, Paris et ses édifices de pierre, Paris et ses bancs assiégés d'amoureux, Paris et ses magasins chics, Paris et ses illuminations, Paris et ses passants subjugués, Paris et ses quais de Seine, Paris ses touristes ébahis, Paris, Paris, Paris ... Ce Paris était déjà bien loin, et, c'est non sans une certaine émotion qu'Alice détourna son regard de la pancarte. Toute son attention était à nouveau portée sur ce chemin, qu'elle parcourait depuis si longtemps dans une monotonie troublante. Presque inconsciemment cependant, elle entonna le couplet d'une chanson de Radiohead qu'elle connaissait si bien. A heart that's full up like a landfill, a job that slowly kills you, bruises that won't heal. Une foule de souvenirs se bousculèrent alors à la surface : l'odeur des jonquilles dans le jardin de son oncle, le goût du chocolat fondu qu'elle avait l'habitude de savourer avec son frère. La douceur des baisers de Pierre effleurant son visage. C'en fut trop. Elle freina brutalement, et dans un virage serré ponctué d'un crissement de pneus, elle tourna à gauche. La route continuait, droite, infinie, interminable.

***

La Peugeot, fatiguée, dépassa dans un voile de poussière un panneau indicateur. A la droite, comme à la gauche d'Alice s'étendait la mer.

***

La vieille voiture se trouvait prêt d'un petit muret de pierres brutes. La portière s'ouvrit, et des bouffées de vent marin frappèrent Alice au visage. Ses cheveux, indisciplinés semblaient effectuer une danse endiablée autour de son visage, marqué par bien des signes de fatigue apparents. L'air salé emplit ses poumons. C'était la première fois que la jeune fille voyait la mer au travers de ses yeux. Etait-il possible que tout ait été aussi rapide ? Etait-il possible, maintenant que sa pensée était réduite à bien des regrets, de se dire que tout allait bien, il fut un temps ? Sa mémoire était bercée de souffrances, et aucun souvenir heureux ne réussissait à percer ce voile de tristesse. Alice enjamba le muret, retira une paire de talons, et retroussa le bas de son jean. Elle avançait, ses pieds plongeant sous la tiédeur du sable fin. Estimant avoir parcouru assez de chemin, elle s'assit, frissonnant de temps à autre, le regard perdu dans cette immensité que constituait la mer. Une vague paresseuse venait, par moments caresser ses chevilles frigorifiées.

***
# Posté le vendredi 23 mars 2007 16:26
Modifié le samedi 24 mars 2007 11:16

... Un Candy-Up, une écharpe, un bracelet, un vernis rose, parée pour Paris ...

... Un Candy-Up, une écharpe, un bracelet, un vernis rose, parée pour Paris ...
Aujourd'hui, j'ai été à l'école, et c'était chouette. Sauf quand la maîtresse a confondu sa carrière de prof avec celle de psy. Mélanie, elle est bien gentille, mais bon, aujourd'hui, elle a pas voulu me passer les réponses en maths. Moi qui voulait être première de la classe en algèbre pour faire digérer l'idée d'une colo avec Viviane à mes parents, et bin c'était tout raté. Mélanie, c'est une copine à moi qui rit tout le temps mais qui ne veut pas me prêter son crayon à papier en physiques. Et puis bon, moi je l'aime bien, mais seulement quand elle me donne un coup de pouce en maths quoi. Et Viviane, c'est une copine à moi qui rit tout le temps aussi. Donc bon, le contrôle de maths, je l'ai pas trop réussi, mais bon, c'est pas de ma faute quoi. Mon crayon, il avait qu'à pas faire de la résistance pour ne pas écrire, non mais dis donc. Moi j'ai dis à Emeline que c'était pas chouette, parce que bin oué, c'est pas juste, elle, elle avait les bonnes réponses. Moi, les bonnes réponses, elles sont pas venues. La géo, c'était pas terrible. Parce que bon, passer toute l'heure dans la salle informatique où MSN ne marchait plus, c'était bof quoi. La prof m'a dit que oui, Doriane, tu devrais faire du yoga et puis tu sais, Catherine donne justement des cours. Moi j'ai pas trop osé lui dire que Catherine, je la connaissais pas, parce que je voulais pas trop la vexer non plus. Donc je me demande toujours qui est la dite Catherine. Faudra que je pense à poser la question demain, aux copains. La cantine, c'était bon, y'avait des frites que Esther transformait en projectiles parce qu'elle ne sait pas couper. Faut pas trop lui en vouloir. Esther, c'est une fille qui passe sa vie pendue à son téléphone rose. Moi, j'ai voulu leur faire une blague aux copines, avec une histoire d'animal qu'était dans mon sac, et elle était vachement drôle ma blague. Mais elles ne l'ont pas compris, parce qu'elles ont pas rigolé, alors que c'était à se tordre de rire. Je leur expliquerai un jour, quand elles seront grandes. Max est venu me faire un bisou, même que moi, j'avais envie de lui dire que ça m'avait fait plaisir de le voir, mais bon, j'ai pas osé, parce qu'après, Max, il serait plus revenu. Max, c'était un amoureux parmi d'autres, mais bon, je l'aimais bien Max, même si il avait ce don pour me faire faire tout ce qu'il voulait. Et puis, moi, j'ai un autre amoureux. C'est Audrey qui voulait le savoir. Audrey, c'est la copine de Clément. Clément, c'est celui qui voulait m'arracher les mains ce matin. Mon amoureux à moi, il s'appelle Clément aussi. Pas le même hein ? Quand je serais grande, je prendrai Clément, le mien, par la main, et je l'emmènerai devant ma télé, et je lui ferai regarder Le Fabuleux destin D'Amélie Poulain, parce que ce film, on devait le regarder ensemble en septembre, mais bon, ce qu'était un peu bête, pas chouette du tout mais surtout pas prévu, c'est qu'en septembre, un jour, j'ai su que Clément et moi, ça m'était interdit, puisqu'on était inconscients et qu'un choix décisif ne pouvait se faire à ses côtés. Bref. Aujourd'hui, aussi, ma Maman, quand je lui est parlé shopping, je ne sais pas ce qu'il lui a pris, mais ça a eu sur elle le même effet que quand mon Papa, il avait dit à ma Maman que quand elle montait l'escalier, ça faisait comme si un char d'assaut arrivait. J'ai pas compris pourquoi elle a fait cette tête quand je lui ai dit que j'avais dépensé tout mon argent de poche. Ca doit être juste parce qu'elle était jalouse du joli pull Zara que j'avais acheté. Samedi, aussi, je devrai passer une chouette journée avec Laetitia, Sarah et Alice. Laetitia, c'est une copine à moi qui adore les Tuc (sauf qu'elle pronnonce ça « Teuc » et que ça me fait rire) et la Smirnoff, mais attention, pas celle à la pomme, parce que celle à la pomme, Berk ! Sarah, c'est une copine à moi qui adore les Tuc également, mais qui en plus adore les règles Muji Muji. Alice, c'est une copine à moi qui aime bien les Tuc aussi, mais en plus, Alice, ce qu'elle aime bien, c'est les chansons d'Henri Dès qu'elle connaît par c½ur. Et puis moi, ces copines là, je les adore encore plus que les Tuc, parce que les Tuc, c'est trop salé et que moi, j'aime mieux les Krema, surtout ceux au citron. Et puis ce soir, j'ai décidé que j'allais au cinéma. Le cinéma, c'est chouette. On est assis sur des sièges où on peut donner des coups de pied dans celui de la dame de devant, et puis, y'a un grand écran, encore plus grand que moi, et même encore plus grand qu'une girafe. Et puis, au cinéma, ce qu'est vachement bien aussi, c'est que tu peux manger des pop-corn que quand tu en renverses sur ton voisin il te fait des gros yeux aussi ronds que des balles de tennis. Mais ce que j'aime pas moi au cinéma, c'est que y'a toujours des larmes qui coulent le long de mes joues à la fin du film, creusant des sillons sur la couche de fond de teint et après, du coup, je peux plus faire croire que je suis cent pour cent naturelle, et c'est bien dommage. Le mascara, n'en parlons pas. Mais pour ce soir, j'ai prévu le Waterproof. D'ailleurs, moi, j'ai jamais compris pourquoi les producteurs des films ils voulaient toujours me faire pleurer. C'est vrai quoi. Ca doit être des gros sadiques, qui, quand ils me voient rentrer, ils font « Ah ah ah, elle, c'est une proie facile, on va lui faire un film bien lacrymogène, que quand elle sortira, elle sera toute desséchée parce qu'on aura réussi à vider les sept litres d'eau contenus dans son corps au travers de ses larmes ». Au cinéma aussi, ce qu'est hyper chouette, c'est que t'as des jolies musiques que quand tu ressors du cinéma, tu les as dans la tête et t'as envie de danser. Et puis t'as toujours des gens qui sortent, le sourire aux lèvres, les traces de Magnum Chocolat au nez. Et ça, c'est chouette. Et ce qu'est encore plus chouette, c'est que je file à Paris. Toute seule en plus. Pour essayer robes, talons, serre-têtes, sacs, jeans et ballerines, of course. Et pour savourer un jus d'orange au comptoir du café Célio. Alors j'appellerai Clément, je le prendrais par la main, nous irons à Montmartre, puis sous la Tour Eiffel, pour finir devant Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, et rien de plus, rien de moins. En espérant que la pluie ne sera pas au rendez-vous. J'aime ces journées qui sentent les beaux jours et le Armani.
# Posté le mercredi 21 mars 2007 08:56
Modifié le mercredi 21 mars 2007 10:04

... Parce que le temps passe trop vite. Ah, et au fait, Le poisson rouge de Marion a fini sans vie sur le carrelage. Vous en faites pas, il était en plastique ...

... Parce que le temps passe trop vite. Ah, et au fait, Le poisson rouge de Marion a fini sans vie sur le carrelage. Vous en faites pas, il était en plastique ...
Il n'y aura plus de Max. Non, non. C'est fou comme le temps passe vite. Quand je dis ça, faut pas me prendre pour une vieille radoteuse, hein ? Moi, y'a pas longtemps, j'avais neuf ans et demi, un mètre trente-quatre, et des robes à fleurs roses avec des collants en laine et des chaussures vernies. Toi aussi t'es passé par là, non ? Même que ma Maman, le matin, elle me forçait à mettre la robe bleue, mais si, tu sais, celle avec le petit sac assorti pour mettre un mouchoir en tissu dedans, les mouchoirs avec lesquels vaut mieux pas être enrhumé, parce que si tu l'es, ils ne te sont d'aucune utilité puisque de toute manière, tu n'oserais jamais sortir une horreur pareille. Bin moi, ma Maman, quand elle me menaçait de mettre cette robe dans laquelle je ressemblais à un sac à patates et ce sac qui me faisait passer pour une aventurière ratée, je lançais des menaces comme quoi j'allais couper la robe avec mes ciseaux à bouts ronds parce que quand j'étais petite, la maîtresse nous prenait pour des attardés qui ne savaient pas se servir de ciseaux à bouts pointus. A cette époque là, j'écoutais Henri Dès et je regardais les Minikeum's à la télé. Mais si, tu te souviens des Minikeum's, fais pas genre « moi-j'ai-jamais-regardé » ! Tu te souviens, y'avait les supers chansons du genre « Mélissa, non ne pleures pas, ouaoh ou ouho ou houo, car pour moi tu es la plus belle, tu me donnes des ailes », avec des supers dessins animés stupides comme les Razmoket (mon préféré, c'était quand même Couette-Couette la peste, mais je dois avouer que Labinocle, les jumeaux Alphonse et Sophie et Tommy, ils déchiraient aussi). Et puis parfois, mon frère, il regardait avec moi. Et il rigolait, mais enfant sage et stupide que j'étais, je ne comprenais pas pourquoi. Alors je criais en disant qu'il était bête de rigoler pour rien, et il criait en disant que j'étais vraiment nunuche. Alors je criais encore plus, et on entendait plus les dessins-animés. Mon préféré, c'était quand même Starla et les joyaux magiques. Avec Starla qu'avait les cheveux roses et Tamara qu'avait les cheveux violets que même que je me demandais pourquoi moi je n'étais pas née avec des cheveux violets et que je disais que quand je serais grande, je peindrais mes cheveux en roses pour être comme Starla. On se demande d'ailleurs pourquoi j'ai toujours des cheveux blonds et pas roses. Peut-être parce que ma vision sur Starla a légèrement changée. Parce qu'avant, j'avais ce regard d'innocente enfant avec âme pure émerveillée par ces chers producteurs de France 3 et que maintenant, j'ai ce regard dégoûté de misanthrope convaincue. C'était l'époque où mon amoureux c'était encore le prince de La Belle au bois Dormant et où j'envisageais l'organisation du kidnapping d'Aurore (le nom de la Belle-au Bois Dormant si mes souvenirs sont bons) pour pouvoir lui piquer son mec. Et puis d'abord, La belle au Bois Dormant, je l'aimais pas, parce que je voulais la même robe qu'elle et qu'apparement elle avait pas l'air décidé à me la prêter, et que ça m'aurait même pas fait honte de me balader dans la rue avec, au contraire, j'aurais trouvé ça hyper classe. L'époque où je faisais des clafoutis à la pâte à modeler et même que personne ne voulait goûter de ma tarte alors ça me vexait. L'époque où après avoir fait beaucoup de marche, j'avais toujours le droit à une glace à la fraise et à la vanille et que c'est moi qui donnait les pièces au glacier, et que j'étais toute fière, parce que je croyais être une grande pour avoir le droit de payer. L'époque où je me trimbalais partout avec un gros poupon du nom d'Eric et que je faisais croire à la caissière de chez Champion que c'était mon petit-frère et qu'elle faisait semblant de me croire. L'époque où j'empruntais les talons, de ma Maman, que même que je flottais dedans tellement c'était grand pour moi, et qu'après je me barbouillait de rouge à lèvres rouge pétant que je ne savais pas mettre et que je faisais un tas de bisous sur la joue de Jérôme pour faire des traces de rouge à lèvres. L'époque où quand j'avais un dix-sept, c'était une mauvaise note. L'époque où je jouais à la marelle et aux quatre-coins et à chat perché et à filles-attrapent-garçons. L'époque où je dansais mon premier slow avec Rémi, à trois kilomètres l'un de l'autre. L'époque où quand je jouais au Mississipi, je chantais Lorie et Alizée. L'époque où je troquais mes petits Lu contre des billes ou des cartes Pokémon. L'époque où j'allais danser debout sur une table de la cantine parce que j'avais joué à Actions-Vérité. L'époque où je me prenais pour une rebelle de la société. L'époque où c'était toujours moi qui avait le plus de petits bâtons pour bavardage au tableau et où j'avais fini par me retrouver à côté du bureau de la maîtresse. Après, j'avais douze ans et un nouveau sac à dos. C'était l'époque où j'aimais l'école au point d'aligner des peluches sur mon lit et de leur réciter toutes mes leçons. C'était l'époque où je pleurais au moins dix-huit fois par jour. C'était l'époque de mon premier bisou et de mes premières larmes pour un amour perdu. C'était l'époque où j'avais pas d'amis et où ma mère était persuadée que mes camarades de classe m'adoraient alors que leur passe-temps favori consistait à m'affubler d'un surnom stupide et non justifié, à envoyer ma trousse dans la poubelle, à me gribouiller les pages de mon cahier d'anglais et à se moquer de mon Tee-Shirt Gap à rayures qui, d'après Charlotte, me donnait l'air d'un matelot (Voilà pourquoi plus jamais je ne m'habillerai chez Gap). C'était l'époque où j'avais supplié ma mère de prendre des cours par correspondance tellement j'adorais l'école mais tellement les moqueries m'étaient invivables et que ma mère m'avait regardé pour mieux m'éclater de rire au nez. C'était l'époque où j'étais muette et où les seuls sons qui sortaient de ma bouche étaient des « Tu peux me passer l'eau s'il te plaît » inaudibles, tellement inaudibles que l'eau, personne ne me la passait jamais. C'était l'époque où j'envisageais une carrière de chanteuse professionnelle et où tous les soirs je m'entraînais secrètement sur un CD des Choristes. C'était l'époque où je portais une doudoune de cosmonaute affreuse. C'était l'époque où j'avais décidé de perdre autant de kilos que le mannequin interviewé sur M6. Et puis, ce matin, je me suis réveillée, et paf, j'avais quinze ans et demi, cent soixante et onze centimètres de haut et sept kilos à perdre. C'est pas sympa quand même, parce qu'une seconde de cours se transforme en une année entière, mais par contre, une année entière de bonheur, elle, elle se transforme en une seconde. Si c'est pas terrible tout ça. Alors Monsieur le Temps, si toutefois vous passez par là, est-ce que vous pourriez faire en sorte que la soirée Sarachouland de samedi, ou que la journée shopping de mercredi, ou que le ciné de lundi, bref, que tout ça, ça dure aussi longtemps qu'une heure de physiques ? Merci d'avance. Au fait, Emeline m'a offert un coquillage, que même que j'entends la mer dedans et que même que même quand je suis en français, je pense aux vacances. Si c'est pas beau ça !

[Vivou & Summer 2007 ? I hope ... Love you Viviane]
# Posté le lundi 19 mars 2007 12:45
Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:23

... Comment du Candy-Up renversé entre les touches C, V et espace du clavier peuvent-ils aboutir à une dispute générale. Bienvenue chez nous ! ...

... Comment du Candy-Up renversé entre les touches C, V et espace du clavier peuvent-ils aboutir à une dispute générale. Bienvenue chez nous ! ...
Il y a du Candy-Up au chocolat entre le C, le V et l'espace du clavier. Je l'ai encore renversé. Sans faire exprès. Alors ma Maman va encore dire que Doriane a encore bu tous les Candy-Up au chocolat sur l'ordinateur. Et mon Papa va encore rajouter que oui, qu'elle ne respecte rien, et que c'est toujours pareil de toute façon. Et je vais encore répondre que le calcium contenu dans les Candy-Up est bénéfique à ma croissance. Et mon Papa va encore rétorquer que la croissance, chez moi, elle se fait plutôt dans le sens de la largeur que dans le sens de la hauteur. Et je vais encore crier que c'est nul ce qu'il dit et qu'il devrait se regarder dans un miroir avant de parler. Et ma Maman va encore susurrer qu'il n'a pas à dire des choses pareilles, et qu'elle se demande pourquoi elle s'emmerde depuis vingt-cinq ans avec un bonhomme aussi désagréable (elle parle bien sûr de mon Papa). Et je vais encore appeler Jérôme pour lui dire que les parents sont infects ce soir. Et Jérôme va encore riposter qu'ils l'ont toujours été de toute manière. Et je vais encore répéter ce que Jérôme a dit à mon Papa. Et mon Papa va encore râler que Jérôme, il n'a qu'à se mêler de ses oignons. Et ma Maman va encore dire que Jérôme aime semer la zizanie. Et je vais encore rétorquer que Jérôme, c'est le plus gentil de toute la famille. Et mon Papa va encore brailler qu'il n'est gentil que quand ça l'arrange. Et je vais encore répondre que c'est pas vrai. Et ma Maman va encore répondre qu'elle en a marre de nous deux et qu'on n'est aussi fainéants l'un que l'autre. Et je vais crier que moi j'ai mis la table et que Jérôme, lui, c'est vrai, il ne fait jamais rien. Et ma Maman va argumenter comme quoi moi je suis toujours de sortie. Et mon Papa va dire que c'est bien vrai, et que je dépense toujours tout. Et je vais encore insinuer que c'est normal. Et, ma Maman va encore dire que Jérôme n'était pas aussi dépensier à mon âge. Et je vais encore crier que ma Maman, elle, elle a bien dépensé huit cent cinquante trois euros pour un sac à mains. Alors ma Maman va encore murmurer que c'est son argent et que ça ne me regarde pas. Alors mon Papa va encore dire qu'il en a marre d'entendre crier tous les soirs. Alors ma Maman va encore crier que tout ça, c'était encore de la faute de Doriane. Et mon Papa va encore chuchoter qu'il n'en peut plus et qu'il va se coucher puisqu'on est invivables. Et ma Maman va encore crier que c'est toujours pareil et qu'il n'a pas intérêt à aller se coucher parce que les ½ufs brouillés sont prêts et que c'est toujours elle qui fait la popote. Alors mon Papa va encore rajouter qu'elle n'a qu'à la faire faire à Doriane. Alors ma Maman va encore justifier que de toute façon, Doriane n'est bonne à rien et qu'elle ne sait même pas casser un ½uf. Et je vais encore rétorquer que je ne suis pas bonne pour la cuisine, mais que j'ai des bonnes notes, meilleures que celle que mon Papa avait. Et ma Maman va encore crier que ce n'est pas difficile de faire mieux que mon père et ses zéro moins six en allemand. Et mon Papa va encore dire que ça, ça reste à voir, et qu'il était toujours deuxième ou troisième de la classe. Alors ma Maman va encore sortir le fameux « Et sur combien ? Vous étiez trois dans ta classe ! ». Et je vais encore crier que donc, j'avais raison, j'ai des meilleures notes. Et mon Papa va encore râbacher que mes notes, elles sont catastrophiques de toute manière et que c'est normal, elle passe son temps sur MSN. Et je vais encore dire que c'est pas vrai. Alors mon Papa va encore crier que je suis une menteuse parce qu'il a retrouvé le clavier dans un angle de 45° alors qu'il l'avait laissé dans un angle de 12°. Et je vais encore dire qu'il m'espionne. Et ma Maman va encore demander que quelqu'un aille lui chercher une carotte à la cave. Et mon Papa va encore rétorquer que je n'ai qu'à le faire. Et ma Maman va encore dire que pourquoi ça serait toujours à Doriane d'y aller alors que lui passe son temps à jouer aux cartes sur l'ordinateur. Et je vais encore répéter que Maman a raison. Et Papa va encore crier que puisque c'est comme ça, il va se coucher. Et je vais encore rajouter que puisque c'est comme ça, je vais me coucher aussi. Et ma Maman va encore rajouter que puisque c'est comme ça, elle va se coucher également.
-Do
riane ! Eteins ta chaîne Hi-Fi, on peut pas dormir !
-Je l'éteins si tu me rachètes des Candy-Up ce week-end !
-D'accord ... J'en achèterai ...
-
Mais ça va pas ! Elle va encore en renverser entre le C, le V et l'espace du clavier !
-
Doriane a encore bu tous les Candy-Up au chocolat sur l'ordinateur !
-Oui, elle ne respecte rien, et c'est toujours pareil de toute façon !
-Bonne nuit !

Qu'est-ce que c'est compliqué les parents ! Tout ça pour du Candy-Up au chocolat renversé entre les touches C, V et espace du clavier. Venez chez moi quand vous voulez, vous verrez, on s'amuse bien.


# Posté le mardi 13 mars 2007 15:30
Modifié le mercredi 21 mars 2007 09:55

... amoureuse de celui qui m'appelle sa Cherry (avec l'accent américain bein-sûr) et qui squatte désormais la majeure partie de mon coeur ...

... amoureuse de celui qui m'appelle sa Cherry (avec l'accent américain bein-sûr) et qui squatte désormais la majeure partie de mon coeur ...
Il y a des jours avec. Il y a des jours sans. Aujourd'hui, c'était un jour average, moyen autrement dit. J'avais eu une envie soudaine de slim-ballerines-pull, le tout en H&M, et une envie de n'en faire qu'à ma tête. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'aujourd'hui, j'ai débarquée avec mon slim-ballerines-pull H&M avec serre-tête doré en prime, et puis sac de pétasse, bien sûr. Et j'ai fait du ping-pong. Sacha m'a battue d'un point, et je lui en veux encore. Gabrielle a contribué à la modernisation de mon portable, et je lui en suis reconnaissante. Les mèches blondes d'Alexandre sont naturelles. Par contre, en français, on parlait des blonds authentiques, n'est-ce pas Marianne ? Mélanie est une traîtresse, mais bon, ça, je ne lui en veut pas. Laura a eu des places pour un concert je ne sais pas lequel pour son anniversaire. Emeline ne voulait pas aller dans la foule ce matin, et j'ai du la forcer. Maya, Sandra et Arnaud envahissent notre table de ping-pong. Estelle casse les balles. Esther plaque son mec pour un autre. C'était les nouvelles de la Seconde F. En ce qui concerne les nouvelles de l'égocentrique, elle va bien. Si on met de côté ces problèmes sentimentaux. Alors on va les mettre de côté. Comme je vous l'ai déjà dit, je dois rédiger un petit quelque chose pour mon prof de français, et mon passage en L en pend. Je peux juste vous dire que le début, c'est une fille qui roule sur la route. En voiture. Very intersting, isn't it ? Peut-être qu'il y aura des histoires de règles Muji Muji, comme Gabrielle l'a suggéré, ainsi que des histoires d'articles bizarres, comme Florence l'a si justement insinué, ou peut-être aussi des histoires de réparage de I-Pod, telles étaient les préoccupations de Sarah ou des histoires de réchauffement climatique suite aux idées de Gaëlle, mais également, peut être une petite part d'histoire de musique, merci Lauren ou encore une histoire d'écriture et de vocation, suite aux suggestions d'Alice. Donc merci à toutes (oui, parce qu'apparement, ici, le genre féminin est en majorité) pour ces conseils qui vont m^'etre d'une très grande utilité. Bref, viendra un jour où je vous la montrerais mon histoire de voiture qui soulève des nuages de poussière brune dans sa course folle. Les beaux jours reviennent à petits pas. Peut-être même à grands pas. Le soleil brille et on est obligés de fermer les stores en 211 pour ne pas avoir le soleil dans les yeux. C'est plutôt bon signe. Par contre, ma note de géo sur le défi alimentaire, elle, elle ne brille pas. Elle est même plutôt catastrophique, mais bon, faudra m'y faire. Et puis quand moi j'ai une mauvaise note, ce à quoi je me suis quelque peu habituée, y'a pas Malabar. Bin oui, parce que la publicité mensongère qui te raconte du blabla comme quoi « Si y'en as marre, y'a Malabar » et bin c'est n'importe quoi. Moi, je croyais que Monsieur Malabar allait venir me gonfler une super bulle qui ferait que ma note écope d'un zéro à droite du deux, mais non, apparemment, monsieur Malabar, il était en plein bronzage et il a pas eu envie de bouger son popotin pour secourir une pauvre petite fille qui allait récolter la colère de ses parents. Et la colère de mes parents était telle que la page rendez-vous parents-professeurs de mon carnet de correspondance est pleine à craquer. Mon pseudo MSN est ridicule. Avec des petits c½ur de partout. Max dit qu'il ne m'en voudra pas. Et je lui dit que si il continue, je bouderai pour l'éternité. Alors il répond que je ne changerai jamais et que c'est bien pour ça que je suis et que je resterai son coulis de framboise. Si il était en face de moi, il y a longtemps que je lui aurai dit. Mais là, je ne peux pas. Parce que mine de rien, Max, je l'aime bien. Le « bien » était de trop, je crois. Demain matin, je me lèverai, comme tous les matins, sauf que demain matin ne sera pas identique aux autres matins. Non pas parce que demain matin, ça sera la Sainte Rodrigue et que ce prénom n'est pas portable. Ni parce que demain matin, le frigo sera dévalisé des derniers Candy-Up au chocolat, et pas à la fraise, et que je serais contrainte de filer comme une somnambule chez l'épicier du coin pour survivre. Ni parce que je me rendrais compte que j'ai oublié de faire les exos de maths, non, parce que ça, c'est habituel, et volontaire, je précise. Ni parce que le pull gris que je voudrais mettre sera dans la machine à laver et que je serais obligée de le sécher au sèche-cheveux si je veux adopter une tenue vestimentaire potable et éviter de justesse le pull à fleurs oranges et rouges que ma Maman m'a acheté dernièrement. Non, pour rien de tout ça. Mon matin, il ne sera pas identique aux autres, parce que j'aurais le droit à un Choco Bon de Maxime. Il me l'a promis juré craché. Et il a craché, même. Sur le quai du RER en plus. Et j'ai crié en disant Bêrk. Et il s'en foutait. Comme de sa première chaussette. Il a dit qu'il me ramènerait le Choco Bon quand même. Je n'attends que ça. Parce que demain, je mangerai mon premier chocolat du mois de mars. Si, si, c'est pas des blagues, je fais régime, hé. Maxime, il est pas dans mon lycée. Alors j'ai voulu lui montrer comment il était mon lycée. On a eu le train de dix-sept heures douze. Y'avait un monsieur avec un journal qu'il lisait à l'envers dedans. Et je l'ai dit à Maxime qui l'a dit à Clara qui l'a dit à Biwi, qui l'a dit à Marion qui a rigolé et l'a dit au monsieur qui lisait son journal à l'envers qui a rigolé aussi et a dit que oh, ces jeunes, qu'est-ce qu'ils étaient moqueurs. Moi je voulais lui proposer de l'aider à faire son Sudoku, parce que j'aime bien faire les Sudoku des gens, mais j'ai pas osé, parce que le monsieur il nous regardait bizarrement. Il avait même l'air méfiant. Marion a dit que c'était bizarre qu'il n'y ai pas écrit « Attention, monsieur méfiant » sur son front, et je lui ai répondu qu'elle était conne et blonde par-dessus le marché. Et elle a dit qu'étrangement, cette description d'elle-même s'appliquait à moi aussi. RER. Froid. Marche. Frissons. Sourire. Lycée. Madame de la bibliothèque. Panneau d'information. Maxime, il l'a adoré mon lycée. Tu vois les yeux grands ouverts que je fais quand je suis choquée pour faire genre je suis vraiment choquée ? Et bin Maxime, il faisait les mêmes. En mieux. Mon lycée, c'est vrai qu'il est passable, avec la statue de Marcelin Berthelot qui fait peur à l'entrée, avec le parquet qui grince dans le couloir des casiers, avec les escaliers interminables, avec les étages aux couleurs flashies, avec les fenêtres que tu peux ouvrir de deux façons et que moi j'ose jamais ouvrir parce que j'ai peur que la fenêtre me tombe dessus, avec l'Intendant qui joue son rigolo, avec le Mac Do en face qui nous ai presque exclusivement réservé, avec la mousse au chocolat de la cantine, et avec le mec juste devant moi qui est plutôt beau gosse. Mais si, tu sais, le brun aux yeux bleus, le visage d'ange , le slim, le pull Ralph Lauren, les Converses Kaki et les mains dans les poches. Alors je prends Maxime par le bras, pour cause de Biwi que je ne sais pas comment il a fait, mais il est là, en train de jouer au foot avec le pull bleu à carreaux, genre. Il passe sa main dans ses cheveux, ça m'énerve, je ne supporte pas les je-me-la-pète, et heureusement que Maxime est là pour m'empêcher d'aller me poster devant ses beaux yeux. On court dans la gare pour ne pas rater le RER, genre, comme dans les films, sauf qu'à cause des tours de terrain que nous faisait faire mon prof de sport en athlé le lundi matin, je cours plus vite que les filles dans les films. Bin quoi, faut bien se la jouer un peu. En fait, je courrais tellement vite que le RER, on a réussi à le rater quand même. Bin quoi, c'est quand même pas de ma faute si le tourniquet il voulait pas tourner. J'ai dit au revoir à Maxime, je suis rentrée, et puis j'allais oublier, je repars dans deux secondes. J'ai mon bus à prendre. [S.A.L.D. Team] me manque. Les autres aussi. C'est arrivé comme un cheveu sur la soupe, mais c'est pas des blagues. J'aimerai retrouver tous ces gens qui faisaient partie de mon quotidien dans mon collège. J'aimerai ne pas les avoir perdus. Et j'aimerais que mes parents acceptent l'idée de la colo avec Viviane. J'aimerais beaucoup de choses, je n'aurais peut-être rien. Alexandre m'énerve. J'argumente. Il contre-argumente. "Danse avec lui" n'est pas un film uniquement à la portée des blonde. Mais défendez-moi !!!

/!\ Max et Maxime sont deux êtres différents, hein ? C'est pas de ma faute si leurs prénoms se ressemblent !

picture => Peut-être que la nostalgie de mes premiers pas refait surface.
# Posté le vendredi 09 mars 2007 11:46
Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:22