... Je ne ferais pas long ...

... Je ne ferais pas long ...
Je ferme les yeux. Je les ouvre. Je les referme. Je les rouvre. J'essuie une goutte de pluie. Je sors mon cahier. J'ouvre ma trousse. J'écris. J'écoute. Je parle. Je me fais fusiller du regard. J'envoie balader. Je passe ma carte de cantine. Je mange. Je vais chercher l'eau. Je ris aux blagues de Daniel. Je mastique un chewing-gum. Je contribue à mon futur ulcère autrement dit. Je chante. Je bouscule. J'avance. Je plouf. J'exaspère. Je réponds. Je dessine. J'attrape la craie. Je colorie, et je ne dépasse pas. Je lis. Je demande à fermer la fenêtre. Je l'ouvre. Je regarde. Je reçois un bisou. J'ouvre le dictionnaire. Je conteste. J'affirme. Je souris. Je fronce les sourcils. J'avale un verre d'eau. J'observe. Je crie. Je monte. J'enfile une veste. Je me laisse porter par mes ballerines. J'autorise les bras de Biwi à me serrer. J'argumente. Je traverse. Je me dépêche. J'ai le bus. Je m'assois. Je regarde la vitre. Je ferme les yeux. Je les ouvre. Je les referme. Je les rouvre. J'essuie une goutte de pluie.

Ici, t'as le droit de dire que je suis égocentrique. Ici. Et seulement ici. Alors vas-y, profites-en.

Hier, c'était la journée de la femme. La journée de la femme. Pfff, tu parles. La femme a une journée sur trois cent soixante cinq, soit disant, la sienne, et tu trouves ça normal ?! Et les hommes ? Ils ont les trois cent soixante quatre autres si je comprends bien ! Et après, on me parle d'égalité hommes/femmes. Tu parles, on y est pas encore ! C'est nul.

picture => Il paraît que même haute comme trois pommes, j'avais déjà un caractère de cochon. Je n'ai peut être pas tant changé.

# Posté le vendredi 09 mars 2007 10:44

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:23

... Une journée comme une autre. Avec un serre-tête copié sur Sarah en plus ...

... Une journée comme une autre. Avec un serre-tête copié sur Sarah en plus ...
Ce matin, j'avais mis mon réveil à cinq heures quarante deux. Oui, parce que je change d'heure tous les matins. Mon Papa dit que je me lève beaucoup trop tôt. J'enfile mon serre-tête noir à pois blancs, le même que celui de Sarah parce que j'aime bien copier sur elle. Maman me demande d'arrêter de la regarder de haut. Je crois qu'elle se fait des films. Alors je lui dis. Et elle répond que je suis insupportable. Vous y croyez, vous ? Je fouille dans le panier à chouchous, en attrapes un bleu, pour aller avec mon pansement Mercurochrome, celui de quand je suis tombée hier, entraînant Jérôme dans ma chute, dans son appart'. Dans le pseudo de Claire, il y a un truc du genre « A bat les kilos ». Et moi, je voudrais dire la même chose. Alors je me décide à ne pas petit-déjeuner. Mes Corn Flakes me sont pourtant indispensables, et je craque, une céréale, puis deux, puis trois, puis un bol, tout simplement. Elles n'avaient qu'à pas me narguer. Je me peinturlure les ongles en doré, parce que j'adore l'odeur du vernis, autant que celle du dissolvant. Et puis j'enfile un pull gris, un jean noir, des écouteurs avec Justin Timberlake dans les oreilles, une paire de ballerines grises, un sac de pétasse, une touche de fond-de-teint-blush-mascara, une veste beige, et c'est parti, je suis prête à affronter un ciel gris parsemé de nuages blancs. J'attrape le RER juste à temps, file dans le wagon qui arrive devant les escaliers de Saint-Maur Créteil. Un certain S***** m'y attend, et ça me met de mauvaise humeur. Un bisou pour Max, un coup d'écharpe en prime. Il me crie d'arrêter de courir. Il ne comprendra donc jamais que même en se levant à cinq heures quarante deux, sa Cherry réussit à être à la bourre. Je me retourne, lui lance un sourire qui, je l'espère, voudra tout dire avant de bousculer tous les petits vieux sur mon passage après bien des excusez-moi, pardon, désolé qui me font avaler de travers. J'arrive enfin dans les vestiaires, revêt un jogging, et le chouchou bleu, avec un Tee-Shirt à pois, H&M of course. Alors on parle vacances, et de partout, on raconte ses escapades en montagne, ses gamelles en ski, etc. On me pose des questions sur mes occupations. Je n'écoute rien, et pas un traître mot ne parvient jusqu'à mon cerveau pour y être déchiffré. Je balbutie des histoires de sortie, vu des amis, ci, shopping, super, trop court. On me compare à Barbie. Je rigole. Sans écouter. Alors, on dit que Marianne a fait mieux que moi, encore plus Barbie. Je me retourne, et c'est une Marianne blonde que j'aperçois. Je n'en reviens pas. Alors je répond quelque chose qui contenait les mots Marianne, Priscillia, confondu les deux. Alors tout le monde répond que oui, de dos, Marianne, on dirait Prisciillia. Ces histoires de couleurs de cheveux sont fortes intéressantes. Pas au point de vous décrire les détails de la nouvelle coloration de Marianne. On fait ping-pong. Emeline raconte qu'elle est nulle, Sacha, que je tiens ma raquette bizarrement, Esther, qu'elle est tombée dans la boue, Thomas, que oui, c'est bien ma balle qui est tombée sous sa table et qu'il ne va pas me la voler. Je ris, toute la journée. Parce que j'en ai envie. Une conseillère d'orientation nous parle des différentes filiales, et le prof d'EPS nous parle des règles du tennis de table. Je n'écoute qu'à moitié les deux. Interro en maths. Ponctuée de moult soupirs de ma part. Et de moult « C'est quoi la réponse » de Sarah. Ma feuille se fait tirer par les ongles rouges de la prof. Je n'ai rien appris. Presque rien écrit. Mais demain, je m'y mets. Le midi arrive. Pierre, Sacha, Charles et Alexandre refusent de nous céder leur place, je les menace d'un tas de choses, rien à faire. On finit par s'installer au milieu d'une table de lycéens tous plus désespérés les uns que les autres. Alors on projette le voyage en Chine, la carte bleue qui me donnera accès au compte de mon Papa, le shopping, les photos, l'avion, etc. Tout le monde semble impatient, sauf moi, à qui ce voyage ne suscite aucune joie, puisqu'il se fera accompagnée de mes parents. En français, on a un sujet d'imagination. Je décide de n'y faire aucun effort, étant sûre de ne pas être acceptée en L de tout manière. Puis, sans m'en rendre compte, j'écris. Des mots, des phrases, des pages entières sur le sujet donné. Il me passionne. La sonnerie retentit, et je refuse de m'arrêter, j'aimerai continuer à écrire jusqu'à en épuiser toute mon imagination, jusqu'à en avoir des crampes. Je rends ma feuille, sachant pertinemment que je ne décrocherais pas une note au dessus de deux et demi sur vingt, ayant un prof plutôt difficile. S**** nous attend. Désespoir latent. On fait le chemin jusqu'au RER, abandonnant Pierre à l'arrêt du 111 et Estelle au feu rouge où s'arrête le 112. Benjamin et Charles nous rejoignent. Tout le monde prend l'ascenseur, oh les paresseux, excepté Benjamin et moi, oh les courageux. Benjamin lance à S**** un « T'es jaloux ! C'est pas toi qui prend les escaliers avec elle ». Les portes se referment à temps, j'ai un instant cru que le con allait ressortir de l'ascenseur. Benjamin dit qu'il rigolait. Mais c'est trop tard, je suis susceptible. J'y gagne un chewing-gum à la fraise. Alors on s'asseoit sur les sièges violets, on discute pigeons, et Benjamin en profite pour se foutre de la gueule de S*****. Ce con rigole, d'un sourire de psychopathe. J'ai des envies de lui balancer mon sac sur la tête, mais ma conscience me rattrape. Ce con a cru que j'étais folle amoureuse de lui. Paraît que ça sent le chewing-gum à la fraise dans les parages. Benjamin se sent visé. Moi aussi, mais je ne le dis pas. Benjamin imite S**** en me proposant une place dans le RER avec un sourire pervers. Je décline l'offre, là, il va trop loin, pauvre S****. On me traite de Brigitte Bardot. Ouf, je ne ferais qu'une station avec eux.

# Posté le lundi 05 mars 2007 12:18

Modifié le vendredi 01 juin 2007 05:48

... Parce que ces amies sont exceptionnelles, et qu'il n'y en a pas deux pareilles ...

... Parce que ces amies sont exceptionnelles, et qu'il n'y en a pas deux pareilles ...
Est-ce que vous vous avez déjà eu des amies avec qui vous passez huit heures au téléphone pour leur expliquer où est-ce qu'on se retrouve et leur demander est-ce que je mets les ballerines ou les baskets, et leur raccrocher au nez ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui quand elles marchent jusqu'au ciné pour voir ce qu'il y a à l'affiche, elle râlent parce qu'elles ont mal aux pied ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui élaborent des plans assez foireux je dois l'avouer avec « Toi t'appelles, toi tu cours, et moi je frappe » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies que quand on leur dit « Bon bin tu remplaces Alice, c'est toi qu'appelle», elles vous répondent « Bin non, j'ai pas mon portable » et que quand on leur dit « Bon bin dans ce cas là, tu cours, et c'est Dodo qu'appellera », elles vous répondent « Bin non, je peux pas, je suis en ballerines » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous prétendent avoir « l'instinct pour frapper » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui ont un ami imaginaire du nom de Focus ? Est-ce que vous vous avez déjà eu des amies qui voient le nombre vingt-trois partout ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui ont peur d'être dans les rues de La Varenne à dix-neuf heures trente ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous poussent sur le mauvais côté du trottoir parce qu'elles ont peur de se faire écraser ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui chantent des chansons stupides dans toute l'avenue Louis Blanc ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui font des tonnes de calculs pour payer la commande à Carla's Coffee ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui font le tour de tous les blogs du monde entier pour trouver la vidéo d'une émission de Sept à Huit ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui mangent des panini au Nutella pas croustillants ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui restent sur MSN jusqu'à deux heures du mat' ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui n'avaient qu'un camembert au Trivial Poursuit tellement les questions elles étaient suspectes et stupides ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui croyaient que le Royaume-Uni et la Belgique n'étaient pas en Europe ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies à qui était posée la question du cri du Marsupilami ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui renversent le plateau de jeu toutes les deux minutes ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui veulent toujours lire les questions dans Trivial Poursuit ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui arrêtent le Monopoly avant même d'avoir fini de distribuer les billets ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui apportent trois DVD et un matelas gonflable pour rien ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui chantent Michel Fuguain, « Au clair de la Lune », et aussi « Pirouette Cacahouète » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui parlent de Pokémon avec Evoli et Taupiqueur qu'étaient trop chou, mais Otaria, elle était moche, et Miaous, c'était le seul Pokémon à parler, et puis la Timrocket, ils étaient méchants ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous demandent si elles réussiraient à rentrer dans une Pokéball ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui enlèvent tous les champignons à la fourchette dans la pizza ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies avec qui vous regardiez des émissions où on parle à un mec de trafics de stupéfiants qu'il a fait et qu'il répond « Mais c'était pas des stupéfiants, c'était du chocolat ! » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui font coucou à la Webcam en secouant leurs pieds ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui se plaignaient que leurs cheveux n'avaient pas assez de volume et aussi qu'elles allaient se les auto-couper puisque le coiffeur avait raté ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui collectionnaient les bouteilles de Smirnoff dans leur chambre ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui savaient que Vanessa Paradis, Rohff et plein d'autres gens trop célèbres avaient habité à Saint-Maur ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous tiraient les cheveux et vous balançaient des oreillers et vous victimisaient à longueur de soirée ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui piquaient tous les chargeurs de portable de l'amie chez qui ils étaient invités ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies avec des portables à touches tactiles ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui avaient une lampe qu'il fallait éteindre en tournant l'ampoule qu'était bouillante ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous empêchaient de dormir en vous réveillant toutes les heures pour vous faire remarquer qu'elles n'arrivaient pas à dormir ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies dont la montre n'arrêtait pas de faire tic-tac ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui lisaient l'Assommoir dès le matin ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui faisaient des montages trop trop beaux et qui demandaient à une autre amie de dire quel nom elle donnerait à telle photo et que l'amie interrogée répondrait « magique » ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vous piquaient votre portable et que vous le cherchiez partout et qu'à la fin vous croyiez être devenue folle et qu'en fait, les amies en question vous le balancent sur le lit au bout de ché-pas combien de temps ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui vont font beaucoup beaucoup rire ? Est-ce que vous, vous avez déjà eu des amies qui adhéraient à un club très fermé, le plus huppé de tous les lycées, la Sarachouland ? Et bin moi, des amies comme ça, j'en ai. Même que ces amies là ont pour nom Lete, Aliceounette et Sarachoup's. Et même que ces amies là, je les aime. D'abord !

# Posté le mercredi 28 février 2007 11:45

... Schtroumf Grognon ...

... Schtroumf Grognon ...
Y'a des journées, comme ça, t'es en vacances, mais tu sais pas quoi faire. Il paraît que ça s'appelle s'ennuyer. Donc je m'ennuie. Déjà, le tout commence lorsque tu te lèves avec une tête de zombie, ou pire, de bonne femme de cent soixante deux ans dont le temps de vie est expiré depuis déjà un bon demi-siècle. Les cernes de dix pieds de long, t'as connu ça, toi aussi, non ? Avec les traces de mascara que pourtant tu croyais bien avoir passé le démaquillant rose fluo partout. Et les cheveux tellement ébouriffés et bourrés de nœuds que même ta brosse à cheveux Hello Kitty elle refuse de les coiffer et tente un suicide en tombant dans le lavabo. Et puis la pâleur de ton visage que quand tu te regardes dans le miroir de la salle de bain, tu crois un instant qu'on vient de te déterrer de ta tombe. Dans ces moments là, tu te demandes si c'est vraiment toi la personne ignoble qui te regardes dans le miroir, et lorsque viens la terrible révélation que oui, ce monstre, c'est toi, et bien tu n'as qu'une envie, retourner sous ta couette à tout jamais. Mais non, tu résistes, en te disant que c'est les vacances, faut bien en profiter. Tu te fais couler un bon bain bouillant que même que quand tu rentres dedans, t'as l'impression que ton pied gauche est brûlé au troisième degré. Ces jours là, t'es tellement pas réveil que parfois, tu verses la bouteille de gel douche dans sa quasi-totalité sur tes cheveux et tu te sers du shampoing à la Camomille en guise de gel douche. Et lorsque tu te rends compte de la fatale inversion, tu jettes les deux flacons dans l'eau, en faisant retentir un « mais ***** » sonore, et ça éclabousse toute ta salle de bains. Ces journées là, celles qui commencent comme ça, c'est chiant. Y'a des jours comme ça, tu fais rien. Tu traînes toute la journée dans un Tee-Shirt mille fois trop grand pour toi, celui que tu qualifies de « pour la maison » qui fait très garçon manqué ou fille pas finie, comme tu veux. Et puis t'as rien envie de faire, parce que t'es toute seule chez toi, parce que c'est les vacances pour toi mais pas pour tes parents, et aussi parce que t'as pas envie de sortir, parce que vu le temps qu'il fait, si tu sors, tu sais pertinemment que tu te transformeras en éponge trempée, et même tes voisins accrocs à leur jardin ne plantent pas de nouvelles fleurs aujourd'hui, c'est pour dire. T'as des devoirs à faire, mais ton sac de cours s'est malheureusement volatilisé, peut-être dérobé par ET et ses amis les martiens. A tous les coups, ton sac, il est dans la soucoupe volante, mais ils sont tellement intelligents les extraterrestres que leur soucoupe volante, ils l'ont bien cachée. Alors monsieur E.T., si vous m'entendez, ça serait gentil de me rapporter mon sac, parce que là, je suis tellementsespérée que je suis prête à faire des exercices de maths. Et puis tu vas sur Internet, mais au bout de deux secondes, t'en as marre, t'as pas de commentaires sur ton blog, pas de mails sur Yahoo, et les gens à qui tu parles sur MSN, t'as rien à leur dire et ils n'ont rien à te dire non plus, alors ça fait des gros blancs d'une demi-heure, entre un « Quoi de neuf ? » et un « Qu'est-ce que tu racontes de beau ? ». Tu mets une musique que tu écoutes en boucle toute la journée et tu en arrives à la détester. Alors t'attrapes un bouquin, mais tu relis cent quatre vingt deux fois la même phrase sans la comprendre, et puis de toute façon, t'as pas envie de lire. Avec un peu de chance, ton portable n'a plus de batteries, et si toutefois il en a, t'as envie d'appeler quelqu'un mais de toute façon, tu sais pas qui, et puis pour lui raconter quoi ? « Coucou, c'est Doriane, je sais pas quoi faire alors je t'appelle » ? Les Candy-Up y passent tous et toutes les deux secondes, tu te lèves, et jettes un œil dans ton frigo pour vérifier si y'a pas des g laces qui se sont télétransportées depuis la dernière fois que tu l'as ouvert. T'allumes la télé, mais bon, c'est la télé quoi ... Y'a rien d'intéressant. T'aimerais retourner dans ton lit, mais t'as plus sommeil. Tu tentes de jouer un peu de piano, mais la terrible réalité t'apparaît, tu ne connais qu'un morceau, celui d'Amélie Poulain, et tu vas en faire une overdose si tu le joues une fois de plus. Alors tu sors, pour faire des photos, mais les photos, tu sais pas les faire, et puis de toute façon, il fait pas beau. Dans ces journées là, je dois me transformer en Schtroumf Grognon ... Tu t'allonges sur ton lit. Tu soupires. Tu comptes les points sur tes murs. Tu comptes les gouttelettes de pluie le long de ta fenêtre. Tu re-soupires. Alors tu penses. Ca, pour penser, tu penses ! A ton entourage. Au vernis que tu mettras demain. A ce que tu vas manger ce soir. A qui s'ennuie autant que toi en ce moment. A comment c'est la vie après la mort. A comment le chocolat il fait pour se transformer en Candy-Up. A pourquoi est-ce que les trèfles à quatre feuilles ils ont quatre feuilles. A qui est-ce qui a inventé les mots et à pourquoi il n'a pas appelé un « arbre » un « grimlori ». A pourquoi est-ce que l'amour c'est si compliqué. A comment elles font les stars pour devenir des stars. Et puis, au milieu de tant de questions existentielles, le téléphone sonne : « Coucou, c'est Marion, je sais pas quoi faire, alors je t'appelles ».

picture => Il y a 11 ans de celà, mon premier Candy-Up ...

# Posté le mardi 27 février 2007 08:28

... Tout droit copié-collé de dodo2810.cowblog.fr ...

... Tout droit copié-collé de dodo2810.cowblog.fr ...
J'aurais aimé faire un bel article, avec un tas de couleurs, de texte et de choses intéressantes, comme ceux de Jessica, mais je n'en suis pas capable. J'ai du mal à me faire aux vacances aussi. Rien faire de ses journées, c'est vrai, c'est attrayant, mais au bout d'un certain temps, c'est comme tout, on s'en lasse. Alors j'essaye de me changer les idées, de profiter des premiers rayons du soleil, de visiter Paris, de respirer un peu. Et jusque là, je m'en sors plutôt bien, je dois l'avouer ... J'ai mis la robe à pois H&M. Avec le parapluie à pois. Et les talons de Jessica. Une pince dans les cheveux. Le fond de teint Bourgeois. Le même que celui de Sarah. Sauf qu'il est beaucoup trop foncé pour moi. Mais il me plaît. Avec le blush en spray trop trop bizarre de chez Séphora. J'ai des envies de fraises. Et de kiwis aussi. Et de vernis rose à pois. Et d'herbe verte. Marion dit que si elle me voit en robe, elle m'offre un Carambar à la barbe à Papa. Et comme j'aime les Carambars à la barbe à Papa, j'irai chez Marion en robe. Et elle, en ballerines. Parce qu'elle me l'avait promis. D'ailleurs, Benji est fou amoureux de Marion. C'est lui qui me l'a dit. Mais Marion le sait déjà. Et moi je comprend pas pourquoi ils ne sont pas encore ensemble ! Peut-être parce que Marion est déjà passée par les bras de Ludo. J'ai envie de courir, les cheveux au vent, et les mains engourdies par le froid. Ou alors de plonger mes yeux dans ceux de Clément. On me parle de lunettes de soleil roses Barbie vues chez H&M qui m'iraient bien dans mon rôle de fille naïve. Et moi je parle de frange que j'aurais bientôt quand j'irais chez le coiffeur. Il parait que je deviendrais comme tout le monde. Comme si c'était vrai ... Converse Turquoise va bien, merveilleusement bien. Le Minuscule aussi. Pull Bleu également. C'est rigolo de les voir se déhancher pour shooter dans un ballon. J'aimerais faire pom-pom girl plus tard, pour pouvoir me trémousser en secouant des pompons et en criant de toute la force que me permettraient mes poumons des noms de futurs champions de football. Pour l'instant, ce n'est pas tout à fait ça. Je préfère demeurer allongée sur une table pour bronzer dans le noir et me faire surprendre par des mecs de 1ère, pendant qu'on me parle de reproduction des moules, sujet tout à fait captivant et qu'on dessine les fameux joueurs sur un tableau noir avec des craies qui grincent, sans oublier la te parallélogrammée d'un certain adepte du football en plein air. Je sais pas du tout ce que je vais faire après ma Seconde. Parce qu'au retour de vacances, on va me forcer à cocher une des quatre cases L, ES, S, ou STG, et y'aura même plus la case « J'hésite encore », et avec ça, je peux vous assurer que je suis bien embêtée. En fait, c'est nul de grandir. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être agent secret du FBI pour déjouer tous les complots internationaux et retrouver les disparus, en longeant les murs, telle la panthère rose et en pointant un pistolet dans toutes les directions. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être star de cinéma et me déguiser en un tas de gens pour passer sur les grands écrans et signer des autographes à la sortie du tournage. Moi, quand j'étais petite, je voulais être chanteuse, pour me déhancher devant un micro devant un public de cinq cent mille personnes et pour pouvoir porter des grandes robes des plus grands couturiers de toute la planète et pour remporter un NRJ Music Award qu'avec ça j'aurais pu remercier mes parents sans qui je n'aurais pas été là aujourd'hui, mes amis, pour avoir toujours cru en moi, et mon mari, merci Brad Pitt d'avoir toujours été là pour moi. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être astronaute pour percuter Jupiter et découvrir les petits êtres verts et apprendre leur langage. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être écrivain, pour raconter à plein de gens tout ce qui me passait par la tête et pour noircir des tonnes de papier avec mon tout nouveau (qui n'est plus si nouveau que ça d'ailleurs ...) stylo plume orange. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être trapéziste, pour porter des justaucorps avec plein de strass et de paillettes et pour voltiger au dessus des têtes ébahies des autres enfants. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être prof de roller, pour m'amuser toute la journée. Parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être princesse pour embrasser un crapaud qui se transformerait alors en mon prince charmant. Et puis maintenant, il me reste quoi d'envisageable ? Rien du tout. Alors ils sont bien marrants au lycée, mais ils veulent que je choisisse quoi si je ne peux faire ni agent secret du F BI, ni star de cinéma, ni chanteuse, ni astronaute, ni écrivain, ni trapéziste, ni prof de roller, ni princesse ?
Oh,
et puis, je voulais vous pciser que les chaînes que vous m'envoyez, je les renvoies jamais. Parce qu'au début, c'est toujours une jolie petite histoire, toute attendrissante, que me que t'as envie de la renvoyer, parce qu' « une véritable amie fait passer la chaîne et te la renvoie » et que toi, t'as envie de montrer à des gens que tu les aimes beaucoup. Et puis même que si tu renvoies la chaîne, on te promet un tas de choses sublimes, comme un petit copain adorable dans les vingt-quatre heures à venir, des pots de Nutella à profusion, aucune maladie incurable de toute ton existence, l'immortalité, ton vœu le plus cher qui s'exauce, le bonheur de tes proches et amis à vie, etc. Par contre, si tu la brises la chaîne, alors là, c'est la mort prématurée assurée, avec beaucoup de malheur et de souffrances au rendez-vous pour le laps de temps qu'il te reste à vivre. Alors comme ça, si dans un extrême élan de bonté, tu décides d'éviter d'emmerder tes amis en leur envoyant un e-mail inutile qu'ils ont déjà reçu seize fois dans la journée, c'est encore sur toi que tout retombe ?! Alors vous voulez que je vous raconte tout ce qui va m'arriver à moi ? Si je suis les prédictions de ces horribles chaînes, j'ai accumulé trois cent soixante trois ans de malheur, j'ai bénéficié d'une maladie terrible qui mettra moins de deux semaines avant de s'abattre sur moi, j'ai perdu tous mes amis et toute ma famille, même qu'ils me détestent à l'heure qu'il est, j'ai écopé d'une corvée de balayage de la cuisine à vie, et puis, la fin de mes jours, c'est pour les secondes à venir. Bon, du côté un peu plus positif, (bin oué, j'ai quand même renvo quelques chaînes histoire de me rattraper), je devrais avoir des centaines de ptendants qui se prosterneraient devant moi et se mettraient à genoux en me faisant une magnifique déclaration d'amour, et même que parmi eux, il y aurait mon Biwi, et que bien sûr, tous ces gens là seraient des gaons beaux, intelligents, attentionnés, forts, gentils, etc. Je devrais aussi devenir la femme la plus heureuse de tout l'univers avec trois enfants qui ne feront jamais de bêtises, je ne devrai aussi pas tarder à être millionnaire, et un tas de belles choses m'attendent dans ma vie qui sera une longue série de joies. Et bin d'abord, je suis désolée de ne pas vous les renvoyer vos chaînes, ça veut pas dire que je ne vous aime pas, hein ?!

# Posté le mardi 27 février 2007 08:08

Modifié le mardi 27 février 2007 09:39